Ce fut Hermione qui se réveilla en premier. Elle regarda tendrement Drago, dont le visage était illuminé par un rayon de soleil. Il ressemblait à un ange, comme ça. Incapable d'y résister, la jeune femme l'embrassa. Le blond ouvrit lentement les yeux.
- Je voudrais être toujours réveillé comme ça, dit-il en lui souriant.
Elle lui fit un doux sourire avant de sortir du lit et d'aller prendre sa douche. Lorsqu'elle ressortit, Drago avait disparu de l'étage. Elle regarda l'heure. Cinq heures et demie. Plus qu'une demi-heure avant le festin. Elle commença à se préparer en attendant le retour du beau blond.
Drago revint quinze minutes plus tard.
- Où étais-tu? demanda Hermione en apparaissant sur le seuil de sa chambre, prête à partir.
- Mystère... dit-il avec un sourire en coin et de filer sous la douche.
La jeune femme s'en alla lire dans le salon. Dix minutes plus tard, Drago apparut devant elle, prêt à partir également. Il lui offrit galamment son bras. Elle le prit en souriant, puis ils transplannèrent.
Lorsqu'ils arrivèrent à Poudlard, ce fut Bowen qui les accueillit.
- Bonjour vous deux, dit-il en les serrant dans ses bras. Hermione, il y a quelques personnes qui souhaitent te voir. Drago, viens avec moi, j'ai à te parler.
Le blond s'éloigna avec lui tandis qu'Hermione entrait dans le château en se dirigeant ers la Grande Salle. Lorsqu'elle entra, elle croisa Fred et Georges, accompagnés d'Angelina Johnson et d'Alicia Spinnet. Elle parla un peu avec eux, puis continua à marcher et fut arrêtée quelques instants plus tard par Tonks et Lupin.
- Salut vous deux, les salua-t-elle.
Pour toute réponse, ils la serrèrent chacun leur tour dans leurs bras.
- Désolé si on ne t'a pas reconnu l'autre fois, s'excusa Lupin lorsqu'il la relâcha.
- Vous n'auriez jamais pu me reconnaître de toute façon, dit Hermione avec un sourire désolé.
- À cause de la protection d'Albus et e Bowen, dit Tonks.
- Exactement.
Elle s'apprêta à dire autre chose, mais fut interrompue par l'arrivée du Premier Ministre Rufus Scrimgeour accompagné de sa volée de journalistes.
- Et voilà notre héroïne! s'exclama-t-il d'un ton joyeux
Il lui serra la main tandis que les flashs crépitaient.
- Ma chère, nous sommes tellement heureux que vous nous ayez débarrassés de ce mage noir...
- Oui, bon ça va les beaux discours, je n'ai pas toute la journée. Qu'est-ce que vous voulez? l'interrompit-elle sèchement.
Le Premier Ministre perdit aussitôt son sourire. Mais il se reprit bien vite.
- Je vous déclare officiellement que vous avez désormais une place à mes côtés en tant que conseillère personnelle... commença-t-il solennellement.
Il fut aussitôt coupé par une Hermione agacée :
- Je ne veux pas de votre job. Il n'est pas question que j'aille m'écraser dans un fauteuil même pas confortable toute la journée pour me briser les mains à remplir des dossiers inutiles. Non merci, pas pour moi.
- Alors peut-être que Mr Malefoy...
- Drago? Il va vous cracher à la figure.
Puis elle fit volte-face et s'éloigna sans plus de cérémonie. Cependant, un journaliste la suivit et lui demanda :
- Excusez-moi, Miss Granger...
La jeune femme se retourna brusquement :
- Geoffroy, dit-elle d'une voix glaciale.
- Oui, peu importe, dit le journaliste en ignorant l'avertissement. Alors, je pense que les lecteurs devraient savoir où vous étiez durant ces deux années suivant la mort de Mr Potter... dit-il en sortant calepin et Plume à Papote.
- Parce que vous croyez que je vais vous le dire? répondit-elle d'une voix menaçante.
- Mais, Miss, les gens ont besoin de savoir... s'obstina le journaliste.
- Non, les gens n'ont pas besoin de savoir, le coupa la jeune femme d'une voix calme.
Trop calme.
Elle saisit le journaliste par le col et le regarda intensément. Ses yeux flamboyaient de colère.
- Les gens n'ont pas besoin de savoir pourquoi j'ai été obligée de me cacher alors que tous mes proches se faisant tuer. Ils n'ont pas besoin de savoir comment j'ai souffert et combien de fois j'ai failli me faire tuer.
Elle dégaina un poignard et le pointa sous le menton du journaliste.
- Alors vous allez gentiment foutre le camp d'ici, et dire à tes potes journalistes que s'ils osent s'approcher de moi et Drago pour une quelconque raison que je trouve débile, je les tue, c'est clair?
- Parfaitement clair, Miss! répondit le journaliste d'une toute petite voix.
La jeune femme le lâcha et le journaliste fila aussitôt. Plusieurs personnes la regardaient, un mini sourire aux lèvres.
- Y en a marre, des crétins qui savent pas se mêler de leurs propres affaires, déclara-t-elle.
Les gens acquiescèrent puis s'éloignèrent. Hermione prit une profonde inspiration pour reprendre on sang-froid, puis se dirigea vers le fond de la Grande Salle. Elle arriva devant une grande table, celle où devaient s'asseoir tous ceux qui avaient joué un rôle important dans la bataille contre Voldemort. Plusieurs personnes y étaient déjà assises.
Fleur, en compagnie de Bill, Viktor, qui était étonnamment proche de Ginny, Ron, qui embrassait Cho à pleine bouche, Aer, qui discutait avec Severus, ainsi que Aqua dans les bras de Feus.
- Hé bien, si je m'attendais à vous voir tous en couple, dit-elle en souriant.
Cho, Fleur et Viktor voulurent se lever, mais la jeune femme leur dit :
- Inutile de s'excuser. Votre comportement a été tout à fait légitime. Je ne vous en veux pas le moins du monde.
Ils soupirèrent de soulagement. Elle s'assit sur la chaise au milieu de la table, car étant celle qui avait tué Voldemort (avec Dray!), c'est elle (et Dray) qui avait la place la plus importante. Ils étaient en train de bavarder lorsque Drago arriva et s'assit à côté d'Hermione.
- Dis donc, tu ne l'as pas épargné, Rufus Scrimgeour, commenta-t-il.
- Il n'avait qu'à pas me proposer ce job débile.
- C'est vrai que tu lui as dit que je lui aurais craché dans la figure s'il me l'avait proposé?
- Oui. Tu l'aurais fait?
- Deux fois, assura-t-il.
Hermione éclata de rire avant de l'embrasser. Dumbledore et Bowen apparurent alors. Le silence se fit dans la Grande Salle.
- Mes amis, déclara Dumbledore, nous sommes tous ici rassemblés, afin de rendre un dernier hommage à tous ceux qui sont morts dans l'espoir de voir le monde débarrassé de Voldemort. Portons d'abord un toast à tous qui se sont battus avec courage, mais qui sont malheureusement tombés au combat.
Il leva son verre, suivi de tous ceux présents. Au bout d'un interminable moment de silence, Bowen déclara :
- Et maintenant, célébrons pour eux notre victoire sur Voldemort! Grâce à nos héros ici présents, Hermione Geoffroy et Drago Malefoy!
Tous applaudirent avec force. Lorsqu'ils cessèrent enfin, Dumbledore annonça d'un ton joyeux :
- Et maintenant, mangeons!
Aussitôt des mets apparurent sur les tables et les convives se mirent à manger tout en bavardant gaiement. Bowen vint s'asseoir à la droite d'Hermione te Dumbledore à la gauche de Drago.
Le festin se déroula dans la joie et la bonne humeur. Pour la première fois depuis longtemps, les gens pouvaient rire et s'amuser sans craindre une attaque surprise de Voldemort. Lorsque tout le monde eut fini de manger, Dumbledore se leva et les mets disparurent.
- C'est ici que la soirée se termine, mes amis, dit-il.
- Mais avant de vous laisser partir, intervint Bowen, nous avons ici Mr Malefoy qui souhaiterait prononcer quelques mots.
Ils reculèrent puis Drago s'avança en tenant par la main une Hermione légèrement confuse. Lorsqu'il fut sûr que tous pouvaient le voir, à la grande surprise de la jeune femme, il s'agenouilla devant elle. Le blond déclara alors d'une voix empreinte d'émotion :
- Hermione, à notre dernière année à Poudlard, je t'ai aimé. Tu étais tout pour moi, mon soleil dans l'obscurité dans laquelle j'étais plongé. Puis, aussi soudainement que l'éclair qui tombe lors d'un soir d'orage, tu as disparu. Deux ans plus tard, alors que je te croyais morte à jamais, tu es revenue. Et moi, aveugle que je suis, je ne t'ai pas vu, ne doutant pas une seconde que tu étais là, vivante, veillant sur moi. La veille de la bataille finale, tu t'es enfin révélée. J'ai souffert pour toi, j'ai eu peur pour toi. J'ai cru te perdre une fois, j'ai failli te perdre une deuxième fois. Je t'aime, Hermione, et je t'aimerai toujours. C'est pourquoi je te demande ce que j'aurai dû te demander il y a longtemps...
Il sortit un écrin de velours noir de sa poche.
- Hermione, veux-tu devenir ma femme?
Il ouvrit l'écrin et dévoila une superbe bague en or finement ciselée, surmontée de quatre petites pierres précieuses : un rubis, un saphir, un diamant et une émeraude.
Toute la salle resta époustouflé par la tirade de Drago. Même Hermione ne sut que dire sur le coup. Un long s'écoula avant qu'elle ne relève Drago et ne lui dise dans un souffle :
- Pauvre fou.
Puis elle se jeta dans ses bras et l'embrassa passionnément.
- Évidemment, que je veux devenir ta femme, murmura-t-elle à son oreille.
Le blond lui glissa la bague à son annulaire gauche, puis se tourna vers la foule en la tenant parla taille et déclara :
- Le mariage aura lieu ici même, dans une semaine exactement. Vous êtes tous conviés.
Puis ils disparurent.

