Le trio d'Or...

Le trio d'Or...
On les appelait le Trio d'Or, avant. Je dirais plus le trio gothique, maintenant...

# Posté le samedi 08 mars 2008 17:32

Deux ennemis...

Deux ennemis...
Cette image m'a vraiment fait baver. L'auteur a fait un superbe travail! Draco et Harry sont trop bien faits, ils sont trop craquants....

# Posté le samedi 08 mars 2008 17:36

Un avenir peut changer...

Un avenir peut changer...
Ce dessin m'a trop fait flipper. On voit en haut les quatre maraudeurs quand ils étaient jeunes, puis, lorsqu'on descend, on voit ce qui leur arrive...
Les plus effrayants ce sont Sirius et James. À la place de Sirius, on voit le voile à travers lequel il est passé dans le 5e tome... Et à la place de James, on voit sa maison saccagée et ses lunettes brisées...
Bon, dit comme ça, ça ne vous fait sans doute rien, mais regardez bien le dessin... Je trouve ça flippant.

# Posté le samedi 08 mars 2008 17:45

Dors bien...

Dors bien...
Et on voit ici un jeune Sirius en train de dormir à la suite d'une petite lecture sur son ami loup-garou....
Je le trouve vraiment mignon, dessiné comme ça.

# Posté le samedi 08 mars 2008 17:48

Un petit Drago fâché...

Un petit Drago fâché...
Il est trop mignon comme ça!

# Posté le samedi 08 mars 2008 17:50

La SUITE...

La SUITE...
Bonjour!

Et oui, me revoilà enfin, après plusieurs mois d'absence...

Mais j'ai une bonne nouvelle... (Roulements de tambour) La suite est finie!!
Ça veut donc dire que.... (Roulements de tambour) Vous allez pouvoir la lire!!!
Qu'est-ce qu'on dit... (Roulements de tambour) Quoi?

J'entend rien....

BONNE LECTURE!!!

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 09:40

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 18:00

Chapitre un: Le Retour

Chapitre un: Le Retour
Ça faisait deux ans, maintenant.
Deux ans qu'elle avait dû tout abandonner.
Ses amis, ses études, celui qu'elle aime.
Deux ans que Voldemort avait tué l'Élu.
Deux ans qu'il faisait régner la terreur partout dans le monde.

Une jeune femme marchait dans la rue sombre et silencieuse. Avertie par ses sens plus qu'aiguisés, elle s'arrêta. Un homme sortit de l'ombre.
- Puis-je savoir ce que fait une si jolie jeune femme dehors, seule, dans le noir? lâcha l'homme.
- Je ne vois pas en quoi cela vous regarde, rétorqua-t-elle froidement.
Elle se remit à marcher. L'inconnu la suivit.
- Vous continuez à me suivre et je vous garantis que dans quelques secondes vous êtes mort, l'avertit-elle d'un ton menaçant sans même se retourner.
- Ah oui? Et comment ferez-vous donc?
Elle tourna la tête, et un immense lion blanc de 1m50 sortit de l'ombre. Il bondit sur l'homme et lui déchira la gorge d'un simple coup de griffes. L'inconnu mourut avant d'avoir touché le sol.
- Sirius, tu es trop galant, lui dit la jeune femme tandis qu'il s'approchait d'elle pour se faire caresser.
Elle lui flatta la tête et il se mit à ronronner.
- Et tu as gagné ton pari, grommela-t-elle alors qu'ils se remettaient à marcher. Je n'aurais jamais dû l'accepter...
Un grognement rauque sortit de la gorge du lion. Il riait.
- Non mais vraiment... Parier qu'aucun individu louche ne viendrait m'adresser la parole avant qu'on ne soit arrivés... Complètement stupide...
Ils s'arrêtèrent devant une minuscule maison miteuse.
- Ma dette est remplie, de toute façon. Tu as gagné le pari, mais tu as eu ta victime.
Ils entrèrent et un gardien se présenta devant eux.
- Statut.
- Sorcière.
- Et lui? demanda-t-il en pointant du menton le lion blanc.
- Animal de compagnie. Inoffensif.
Le gardien hésita un court instant, mais devant le regard flamboyant de la jeune femme, il s'écarta pour les laisser passer. Ils passèrent une autre porte et débouchèrent dans un immense stade où une foule en délire acclamait le nouveau champion. Sirius grogna de mécontentement.
- Désolé, vieux, s'excusa la jeune femme. C'était ça ou il ne te laissait pas entrer.
Ils s'approchèrent du stand des inscriptions. Elle s'accouda au rebord.
- Vous voulez quoi? grogna le vieux derrière le comptoir.
- M'inscrire, que voulez-vous que ce soit d'autre? Acheter des bonbons, peut-être? rétorqua-t-elle sèchement.
Le vieux la regarda d'un ½il nouveau.
- Votre nom, demanda-t-il poliment.
- La Lionne Blanche, répondit la jeune femme adoucie.
- Bien, lui dit le vieux en lui tendant un parchemin, voici la liste.
- Merci.
Elle s'éloigna, l'énorme lion blanc à ses côtés. La foule se retourna et observa attentivement la jeune femme étrangère qui s'en allait vers le banc des lutteurs. Habillée de noir des pieds à la tête, elle marchait d'un pas souple et léger et dégageait une aura puissante et sauvage, accompagnée de son énorme lion blanc de 1m50.
La jeune femme n'avait cure de tous ces regards braqués sur elle et continua à parler à Sirius comme si de rien n'était.
- ... Non mais c'est vrai quoi, je ne sais vraiment pas comment tu fais pour gagner à chaque fois... Mais ne t'inquiète pas, cette fois-ci, c'est moi qui vais gagner ce fichu pari. J'en battrai plus de dix, tu verras.
Elle s'arrêta devant le banc des lutteurs et observa d'un air dégoûté les sorciers, les mercenaires, les Vampyrs, les trolls et les loups-garous qui occupaient toute la longueur du banc. Cela ne lui prit qu'un moment pour les juger et évaluer leurs forces et leurs faiblesses.
- Je ne sais pas pour toi, vieux, mais je refuse de m'asseoir parmi ce tas d'ordures, déclara-t-elle.
- Retire tout de suite ce que tu viens de dire, femme! s'exclama un colosse en se levant, le regard mauvais. Seuls les combattants ont le droit de s'asseoir ici.
- Non, vraiment? Je n'avais pas remarqué, dit-elle d'un ton faussement étonné. Peut-être parce que les « combattants » que je vois ici n'en sont pas, justement!
Cette fois-ci, tout le banc se leva, furieux.
- Répète ce que tu viens de dire, gamine! cria un loup-garou.
La foule s'était tue et écoutait attentivement ce qui se passait. La jeune femme sortit lentement un poignard de sa ceinture et passa la main au-dessus. La lumière transparente disparut, remplacée par un éclat argenté. La Lionne Blanche sourit d'un air mauvais, puis lança le poignard, qui vint se planter directement dans le torse du loup-garou qui l'avait traitée de gamine.
- De l'argent pur, mon petit loup, déclara-t-elle tandis que le loup-garou s'écroulait, mort.
Ce fut comme un signal pour les combattants qui se ruèrent vers la jeune femme pour venger leur frère loup-garou.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Quelques minutes plus tard, tout fut terminé.
Tous les combattants, sans exception, étaient morts, un poignard à la lame de diamant ou d'argent planté dans la gorge. La foule terrifiée observait la jeune femme qui rangeait calmement ses poignards.
Une fois toutes ses armes rangées et dissimulées, la jeune femme reprit le chemin de la sortie avec son énorme lion blanc. La foule s'écarta prestement de son chemin, craignant de finir comme tous les combattants qui s'étaient frottés à elle.
- Et voilà, j'ai gagné, Sirius, déclara-t-elle lorsqu'ils furent dehors.
Le lion blanc se mit à grogner. Pas de mécontentement. En un clin d'½il, la jeune femme s'était retournée et menaçait de la pointe d'une énorme épée à la lame de diamant et sertie de rubis un homme blond qui sursauta violemment.
- On ne me surprend pas facilement, Lucius, dit-elle tranquillement avec une pointe d'amusement.
L'homme blond haussa un sourcil interrogateur.
- Je ne vous ai pas dit mon nom, Miss.
- Inutile de me le dire. Je vous connais depuis assez longtemps pour vous reconnaître.
Elle rangea son épée dans le fourreau qui venait d'apparaître à sa ceinture tandis que Sirius transplanait.
- Puis-je savoir le but de votre aimable présence? demanda-t-elle.
- Le Seigneur des Ténèbres a entendu parler de vous. Il souhaite vous avoir dans vos rangs, annonça le blond de but en blanc.
Cela faisait plusieurs jours que Lucius suivait la jeune femme à la trace, essayant de la coincer afin de lui faire l'offre de son Maître. Mais elle arrivait toujours à l'éviter, et cela l'agaçait profondément. Il n'avait pas que ça à faire, poursuivre une éventuelle recrue qui passait son temps à se battre dans des stades illégaux.
- .... Je ne sais pas, répondit-elle enfin avec une moue ennuyée.
Le blond soupira intérieurement. Et il fallait qu'elle lui donne cette réponse!
- Le Seigneur des Ténèbres ne tolère pas les gens indécis, reprit-il d'une voix dénuée de chaleur. Répondez-moi oui ou non.
- Dites donc, c'est que vous êtes impatient, dit-elle avec un sourire amusé.
- Répondez! gronda Lucius.
La seconde d'après, le fil d'un poignard acéré se posa sous sa gorge.
- Pour l'instant, ce sera non, murmura la jeune femme d'un ton menaçant. Prouvez-moi que votre Maître en vaut la peine, et je changerai peut-être d'avis.
Elle le relâcha, puis deux paires de mains la saisirent par les bras pour les coincer derrière son dos, la rendant incapable de bouger.
- Mais qu'est-ce que..? commença-t-elle.
- Ne jamais partir seul en mission, telle est ma règle, déclara Lucius avec un sourire en coin.
La réaction de la jeune femme le prit totalement au dépourvu. Au lieu de la voir se mettre à trembler et à lire la peur dans ses yeux, elle éclata de rire.
- J'avoue que là, vous m'avez bien eue, dit-elle avec un franc sourire.
Les deux Mangemorts qui la retenaient la lâchèrent soudain en hurlant, les mains en feu.
- Mais moi je préfère toujours faire équipe seul, ou tout du moins avec quelqu'un en qui j'ai entièrement confiance.
Elle approcha son visage du blond.
- Et vous savez parfaitement que les gens de confiance ne pleuvent pas, par ici.
Un sourire étira ses lèvres charnues.
- Heureusement pour vous, Lucius, aujourd'hui sera votre jour de chance. Vous n'aurez pas à me traîner de force devant votre Maître, puisque c'était évidemment votre intention, quoique je doute sérieusement de vos chances d'y parvenir. Voyez par vous-mêmes ce que j'ai fait à vos acolytes....
Le blond haussa un sourcil.
- J'accepte de rencontrer le Seigneur des Ténèbres, déclara-t-elle.
Son regard dévia vers les deux Mangemorts qui hurlaient toujours en essayant d'éteindre le feu qui dévorait leurs mains.
- Même pas fichus d'éteindre ça eux-mêmes... soupira-t-elle en déversant des trombes d'eau sur eux.
Lucius sortit de sa poche un écrin de velours noir. La jeune femme s'en empara d'un mouvement aérien et l'ouvrit après avoir désactivé tous les sorts de protection.
- Mon Maître souhaite vous voir à l'½uvre avant de vous marquer, vous aurez donc ceci en attendant ce jour, expliqua Lucius tandis qu'elle attachait dans son cou une chaîne en argent ayant pour pendentif un serpent d'émeraude. Lorsque le serpent chauffera, votre transplanage vous mènera directement auprès du Seigneur des Ténèbres.
- Très bien. Au revoir dans ce cas.
Puis la jeune femme s'évanouit dans la nuit.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Elle atterrit dans un vaste champ d'arbres fruitiers qui essayaient tant bien que mal d'enlever l'horrible effluve de mort qui flottait dans l'air. Indifférente à ce combat d'odeurs, la jeune femme marcha tranquillement vers son hôtel.
Après avoir salué le garde devant l'entrée, elle entra dans l'ascenseur et appuya sur le dernier bouton, le numéro 13, son étage.
Et oui, tout un étage, rien que pour elle. Au début, elle avait prévu d'acheter tout le bâtiment, mais elle s'était ravisée. Trop de paperasse...
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et la jeune femme se plaça devant la porte qui interdisait l'accès à l'étage. Après avoir sorti une clé dorée de sa poche, elle l'inséra dans la serrure et la porte s'ouvrit.
Elle se dirigea illico vers sa salle de bain, histoire de se détendre un peu sous l'eau chaude. Une fois le bain rempli, elle se déshabilla et s'examina de la tête aux pieds devant son miroir. Celui-ci émit un sifflement.
- Waouh! Ça c'est un corps, ma vieille!
- La ferme. Je n'ai pas demandé ton avis. Et je ne suis pas vieille, j'ai 19 ans, figure-toi, dit sèchement la jeune femme.
- Je rectifie : tu auras 19 ans dans 1 mois et une semaine.
- Tu fais un autre commentaire sans que je te l'aie demandé et je te brise en mille morceaux. C'est clair?
- Ça porte malheur.
- Je m'en fiche.
- 7 ans de malheur ce n'est pas rien...
- TU VAS LA FERMER OUI?
Le miroir se tut. Il savait par expérience que ce n'était jamais bon d'entendre la jeune femme crier. La Lionne Blanche se détourna du meuble parlant qu'un escroqueur lui avait vendu et fit un impeccable plongeon dans sa baignoire qui ressemblait plus à une piscine olympique. Après avoir nagé quelques longueurs, elle entreprit de se laver. Une fois propre, elle se sécha, enfila une nuisette noire et partit rejoindre Sirius dans la bibliothèque.
Mais ce soir, elle n'avait pas envie de lire. Elle se dirigea vers le piano et s'assit sur le banc. Ses doigts fins se promenèrent, une petite berceuse harmonieuse s'élevant dans le silence.
Une heure plus tard, la jeune femme quitta son piano. Elle savait que le Lord Noir la demanderait demain matin et il fallait qu'elle soit prête, et en forme.
Accompagnée de son lion blanc, elle s'en alla dormir dans sa chambre.

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 09:43

Modifié le samedi 21 février 2009 19:15

Chapitre 2: La Rencontre

Chapitre 2: La Rencontre
Quelques heures plus tard, la Lionne Blanche se réveilla en pleine forme et de bonne humeur. Elle regarda l'heure. Seulement 8h alors qu'elle s'était couchée à 4h du matin.
De toute façon, elle n'avait besoin que de 2 à 4h de sommeil par nuit. Ce qui lui permettait de lire, de jouer du piano ou de s'entraîner tout à loisir.
La jeune femme s'habilla, se coiffa et partit préparer un bon petit-déjeuner pour elle et Sirius. Une demi-heure plus tard, elle s'assit devant une assiette appétissante. Au moment où elle avalait sa première bouchée, son collier se mit à chauffer. Repoussant son assiette, elle y mit un sort de conservation, puis transplana.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

La Lionne Blanche atterrit dans un cercle de Mangemorts encagoulés. Elle releva tout doucement la tête, sans une once de peur, puis se tourna d'un mouvement souple et gracieux vers la plus grande puissance présente dans la pièce.
Devant elle se tenait Lord Voldemort.
- Ainsi, c'est toi, la fameuse Lionne Blanche... dit-il en la scrutant intensément.
Elle soutint son regard, nullement impressionnée.
- J'ai entendu dire que tu faisais des ravages dans les stades de combats du pays.
Elle acquiesça en silence. Voldemort la darda de ses yeux rouge sang.
- Je suis satisfait de voir que tu t'es enfin jointe à nous, lâcha-t-il enfin.
Elle acquiesça à nouveau. Mais quand allait-il arrêter de dire des choses qu'elle savait déjà?
- Mais, n'ayant pas eu de preuves de ta véritable efficacité, je souhaite te voir à l'½uvre. Tu nous feras une démonstration... avec Avery, pourquoi pas.
Le dénommé Avery s'avança dans le cercle en enlevant son masque. Il se mit en face de la jeune femme, qui guettait le signe de tête du Lord. Celui-ci, au bout d'un moment, fit un léger signe. Aussitôt la Lionne Blanche se mit en action.
Avery eut à peine le temps d'esquisser un pas que quatre poignards effilés le maintenaient au sol et qu'une épée à la lame de diamant se posait sous son menton.
- Tu peux dire adieu, maintenant, lui dit la jeune femme avec un sourire mauvais.
- Pas de mort, petite, intervint Voldemort d'une voix calme.
La jeune femme hésita un instant, semblant débattre intérieurement si elle devait obéir ou non à l'ordre donné, puis elle rangea finalement son épée dans un fourreau qui venait d'apparaître à sa ceinture et ramassa ses poignards. Elle en glissa une dans chaque botte, puis une sur chaque côté de chaque jambe, juste en-dessous du genou.
- Tu as de la chance, cracha-t-elle tandis qu'Avery se relevait. Habituellement, je ne laisse pas en vie mes adversaires. Encore moins des chiffes molles dans ton genre.
Le Mangemort retourna dans le cercle, puis la jeune femme se tourna vers Voldemort et attendit le verdict.
- Je t'ai longtemps attendu, Lionne Blanche, dit-il après un très long moment de silence tendu. Pendant un an, par l'intermédiaire de mes Mangemorts, j'ai observé tous tes faits et gestes.
Ses yeux rouges devinrent flamboyants.
- Mais pendant un an aussi, tu as tué tous mes messagers qui t'ont offert de te joindre à moi. Tous, sauf Lucius.
Sa voix devint encore plus glaciale qu'elle ne l'était déjà.
- Je ne sais pas pourquoi tu l'as épargné, lui. Je ne sais pas pourquoi tu as attendu un an avant de vouloir intégrer mes rangs. Je ne connais pas ton passé, ni même ton véritable nom.
En un éclair, il fut devant elle et approcha son visage de serpent du sien.
- Tu es très mystérieuse, Lionne Blanche, reprit-il. Un véritable avantage, que de connaître et surtout de maîtriser aussi bien que cela l'Occlumancie. Personne ne te connaît, personne ne sait d'où tu viens, ni qui tu es vraiment.
La jeune femme retint son souffle. Le Lord siffla :
- Mais je peux te jurer qu'un jour, je le découvrirai. Je détruirai cette barrière mentale qui te protège, et je saurai tout, absolument tout, sur toi. D'ici là...
Voldemort recula, laissant sa phrase en suspens. Il déclara enfin au bout d'un court silence :
- Tu seras la première, et la dernière femme à entrer dans l'Élite.
Les Mangemorts se mirent à chuchoter.
- Tu seras sous la tutelle de Lucius pendant une semaine, que tu passeras au Manoir Malefoy, le temps qu'il t'apprenne tout ce que tu dois savoir.
La jeune femme acquiesça, le visage impassible. Voldemort congédia tous les Mangemorts, sauf elle et Lucius. Une fois les Mangemorts partis, le Lord Noir lui demanda :
- Ton nom.
- On m'appelle Kate, répondit-elle évasivement.
Le Seigneur des Ténèbres hocha la tête, pas dupe.
- Vous pouvez y aller, dit-il en s'adressant à elle et à Lucius.
Le blond s'inclina, puis offrit son bras à la jeune femme qui le prit délicatement avant qu'ils ne transplannent.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Ils arrivèrent dans le hall du Manoir. Kate détacha son bras de celui de Lucius qui claqua des doigts. Aussitôt un elfe de maison apparut devant eux et s'inclina.
- Que puis-je faire pour vous, seigneur Malefoy?
- Dobby, je te présente ta deuxième maîtresse, Kate. Tu lui feras visiter le Manoir et tu t'occuperas d'elle pendant une semaine. C'est clair?
- Oui, seigneur Malefoy, lui dit l'elfe de maison en s'inclinant à nouveau.
Lucius s'excusa et partit à grands pas dans son bureau. L'elfe de maison s'inclina une troisième fois, devant Kate cette fois.
- Que puis-je faire pour plaire à Lady Kate?
- D'abord, arrêtes de t'incliner comme ça, tu veux, j'aime mieux voir les yeux de mes interlocuteurs quand je leur parle.
Dobby releva la tête, le visage illuminé d'un sourire éclatant, les yeux au bord des larmes.
- Lady Kate est si bonne, si gentille...
- Oui, ça va, Dobby. Bon, tu me fais visiter ou pas?
- Bien sûr! Suivez-moi! s'exclama l'elfe de maison guilleret en partant dans le couloir, suivi de la jeune femme.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Drago se reposait et parlait avec Blaise dans sa chambre lorsqu'il entendit la voix la plus mélodieuse qu'il eut jamais entendue. Bondissant hors de son lit, il ouvrit la porte et découvrit une jeune femme, précédée de son elfe de maison, qui tournait l'angle du très long couloir menant à sa chambre.
- Dobby est très étonné que Milady le connaisse. Dobby n'est qu'un pauvre elfe de maison...
- Dis-moi plutôt comment tu t'es retrouvé ici. Tu travaillais à Poudlard, avant, non?
- Mais comment Milady...
- Répond simplement à ma question, je t'en prie.
- C'est comme Milady le voudra. Depuis sa naissance, Dobby a toujours été au service du seigneur Malefoy. Puis le grand et célèbre Harry Potter a libéré Dobby de son maître, il y a plusieurs années.
- Et comment es-tu retourné au service des Malefoy?
L'elfe de maison se mit à trembler en repensant à ce qui s'était passé.
- Il y a deux ans, le château de Poudlard a été attaqué par le Seigneur des Ténèbres. Le maître est venu chercher Dobby alors que lui et ses amis essayaient de protéger les élèves blessés.
La jeune femme resta pensive. Son regard se posa sur la porte entrouverte de la chambre de Drago. Celui-ci la referma doucement, le souffle coupé par les immenses yeux brun chocolat qui l'avaient observé une fraction de seconde.
- Qu'est-ce qui se passe, Drago? demanda Blaise.
- Il y a une fille... Mais que fait-elle ici?
- Sûrement une nouvelle recrue, dit le noir en haussant les épaules.
- Mon père n'a jamais emmené de recrue ici, pourtant.
- Peut-être a-t-elle un truc spécial, je ne sais pas, moi, je ne suis pas devin!
- D'accord, désolé, vieux, elle m'intrigue, c'est tout.
Le blond revint s'asseoir en face de Blaise et ils reprirent la conversation sur un autre sujet. Mais la brève vision de la jeune femme avait fortement ébranlé Drago. Il ne savait pas en quoi une possible recrue, qu'il ne connaissait même pas, pouvait le troubler à ce point.

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 09:56

Modifié le dimanche 22 février 2009 19:26

Chapitre 3: Les Amazones

Chapitre 3: Les Amazones
- Nous partons dans quelques minutes, Kate. Nous reviendrons demain, à minuit.
- Bien. À demain, alors.
Lucius acquiesça, puis sortit rejoindre sa femme qui l'attendait pour transplaner. Au moment où le couple disparut, Drago arriva derrière Kate.
- Où sont-ils partis?
- Au Brésil. Rallier les Amazones du côté de Voldemort. Ils reviennent demain, à minuit, s'ils ne se font pas tuer avant.
Elle ajouta d'un ton désinvolte :
- Heureusement que je les aide, sinon ils n'auraient vraiment eu aucune chance...
Puis elle s'en fut à l'intérieur, sans un coup d'oeil pour Drago qui la regardait sans comprendre le sens de ce qu'elle venait de dire. Les aider? Et comment?
Ça faisait cinq jours, maintenant, qu'elle le fuyait et qu'elle évitait son regard. Lorsqu'elle lui parlait, ce n'était seulement que lorsque c'était absolument nécessaire. Drago en avait marre de ce petit jeu. Elle restait soit enfermée dans sa chambre, soit dans le bureau de son père, soit était hors du Manoir avec son gigantesque lion blanc. Impossible de l'approcher. C'était très frustrant. Il brûlait d'envie de la connaître, alors qu'elle faisait tout pour l'en empêcher.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

À 11h58, Kate descendit de sa chambre et sortit du Manoir. Quelques secondes plus tard Drago vint la rejoindre en silence.
Ils attendirent, et à minuit pile, Lucius Malefoy apparut, dans un piteux état, seul, le regard hagard. Drago rattrapa son père au moment où celui-ci s'écroulait, ses jambes ne le soutenant plus.
La jeune femme ne bougea pas un cil. Apercevant Kate, Lucius s'écria :
- Kate! Les Amazones, elles s'en viennent, elles sont insensibles à la magie, elles ont refusé de venir dans les rangs de Voldemort, elles ont capturé Narcissa, elles...
Il se tut, car Kate venait de le gifler à toute volée, sous le regard ahuri de Drago. Jamais il n'aurait osé frapper son père ainsi, même dans un état pareil. Lucius se calma aussitôt et se tut, son regard fixant un point invisible.
- Drago, va porter ton père à l'intérieur et ne sors sous aucun prétexte, ordonna-t-elle.
- Mais, les Amazones? Tu ne vas pas les combattre seule?
- Oui. Dépêche-toi, elles arrivent.
Drago emmena son père à l'intérieur. Au moment où la porte se refermait, une dizaine de femmes habillées de vert forêt transplannèrent dans les jardins du Manoir. Les Amazones firent un cercle et pointèrent vers elle leurs arcs. Elles se détendirent légèrement lorsqu'elles virent que Kate était une femme. Celle qui semblait être la chef s'avança.
- Est-ce la demeure des Malefoy? demanda-t-elle.
La Lionne Blanche hocha la tête.
- Nous exigeons de ravoir notre prisonnier.
- Et moi j'exige un duel, rétorqua Kate.
- Les prises, concéda l'Amazone.
- Si je gagne, vous laissez Lucius tranquille et vous rejoignez les rangs de Voldemort.
- Et si je gagne?
- Vous reprendrez Lucius et vous aurez en plus son fils.
L'Amazone réfléchit un court moment, puis accepta d'un signe de tête avant de se mettre en position de combat. Kate resta impassible. Quelques secondes plus tard, la chef se jetait sur la jeune femme. Celle-ci s'effaça à la dernière seconde, avant de saisir le bras de son adversaire et le tordre violemment. L'Amazone se retrouva au sol, un poignard sous la gorge, avant même d'avoir pu lâcher un cri de douleur.
- Tu as perdu, Amazone, déclara Kate, et tu honoreras ta promesse ou tu périras.
La chef hocha silencieusement la tête. La Lionne Blanche l'aida à se relever.
- Je m'appelle Elza, déclara l'Amazone.
- Kate.
- Hé bien, il n'y a pas à dire, vous êtes vraiment douée. Personne n'a réussi, avant vous, à me mettre au sol aussi rapidement...
- Je veux un moyen pour vous contacter rapidement, la coupa Kate. Demain, vous rencontrerez Voldemort.
L'Amazone resta surprise, puis se ressaisit. Elle sortit un écrin vert foncé de sa poche et le tendit à la jeune femme qui le prit délicatement et l'ouvrit.
Une chevalière en argent, sertie d'un A en onyx noir, reposait dans l'écrin. Kate la prit avec délicatesse et la glissa à son annulaire droit.
- Tournez trois fois, on viendra immédiatement.
- J'espère bien. Où est la femme de Lucius?
- Pourquoi?
- Je veux que vous la libériez.
- Pas question.
- Faut-il que je vous provoque encore en duel?
L'Amazone prit une profonde inspiration pour se calmer, puis fit un signe. Deux Amazones pénétrèrent dans le cercle, chacune soutenant Narcissa Malefoy. La pauvre femme était épuisée, ses cheveux blonds autrefois lisses et soignés étaient emmêlés et sales, et enfin bref, c'était un miracle qu'elle tienne encore debout.
Kate mit un bras à Narcissa autour de ses épaules.
- Bien, vous pouvez partir, dit-elle aux Amazones.
Les gardiennes de la forêt Amazonienne transplannèrent une par une. Lorsqu'elles furent toutes parties, Kate emmena Narcissa à l'intérieur. Drago faisait les cent pas dans le salon, nerveux et anxieux.
- Mère! s'exclama-t-il lorsqu'il les aperçut.
Il aida Kate à déposer sa mère tremblante sur le canapé. Drago s'agenouilla devant elle en prenant ses mains entre les siennes.
- Mère, que s'est-il passé?
- Elle ne répondra pas, dit Kate. Elle est sous le choc.
- Alors tu pourrais peut-être me dire, toi, ce qui s'est passé? demanda Drago sans se retourner.
- J'ai sauvé la vie de tes parents et j'ai réussi la mission que Voldemort leur avait confiée.
Puis elle sortit du salon et monta dans sa chambre. Une fois la porte fermée et barrée, elle tourna sa chevalière trois fois.

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 09:59

Modifié le dimanche 22 février 2009 19:36

Chapitre 4: Les Gobelins

Chapitre 4: Les Gobelins
Le lendemain matin, après s'être douchée et coiffée, Kate enfila un ensemble moulant vert forêt avant de descendre prendre son petit-déjeuner.
Toute la famille Malefoy mangeait dans un silence total. Ce ne fut que lorsqu'elle s'assit qu'ils s'aperçurent de sa présence. Lucius ouvrit la bouche pour parler, mais une vive brûlure au bras le fit taire. Il se leva, suivi de Kate qui avait senti son collier lui brûler le cou.
- Le Maître... murmura Lucius.
Narcissa pâlit. Drago haussa un sourcil. Avant qu'il n'ait pu poser la moindre question, son père et sa protégée transplannèrent.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- Lucius... Kate... dit Voldemort lorsqu'ils arrivèrent dans le cercle de Mangemorts.
Lucius s'inclina tandis que la jeune femme ne bougeait pas, fixant le sol. Le Lord Noir haussa un sourcil pendant que tous les Mangemorts regardaient Kate avec des yeux ronds. Cependant, il ne dit rien et prit la parole :
- Bien... Maintenant que tous les Mangemorts sont présents, Lucius peut nous raconter sa mission au Brésil.
Il se tut, invitant le blond à prendre la parole. Hésitant, il finit par se lancer :
- Lorsque nous avons transplané, ma femme et moi, nous avons atterri au milieu de leur campement. Dès qu'elles nous ont vus, elles nous ont sauté dessus et nous ont immobilisés sans que nous ayons pu bouger le petit doigt. Nous avons essayé de faire de la magie, évidemment, mais nous nous sommes vite rendu compte qu'elles y étaient insensibles. Celle qui était la chef a interrogé Narcissa, qui lui a fait part de votre désir de les voir intégrer vos rangs. Elles ont refusé net, et j'ai compris qu'elles allaient nous tuer.
Il fit une pause. Les Mangemorts mouraient d'envie d'entendre la suite. Voldemort gardait toujours son air impassible.
- Heureusement, reprit enfin Lucius, Kate, qui connaissait les m½urs des Amazones et leur fâcheuse tendance à n'obéir à personne, m'a donc donné un Portoloin afin que je puisse revenir au Manoir à l'heure prévue.
Il se tourna vers sa protégée.
- Elle a donc fait un duel avec leur chef afin de gagner leur totale soumission. À présent, Milord, vous avez désormais une vingtaine d'Amazones dans vos rangs.
Voldemort demeura pensif, puis déclara :
- Je n'en attendais pas moins de toi, Lucius. Je te donnerai bientôt une autre mission de recrutement.
Le blond s'inclina et recula dans le cercle de Mangemorts en silence, un masque d'impassibilité sur ses traits.
- Quand à toi, Kate, reprit le Lord Noir, tu m'étonnes beaucoup. Cela fait à peine cinq jours que tu es sous la tutelle de Lucius et déjà tu t'impliques dans les missions...
La jeune femme eut un sourire en coin.
- Je tiens à vous prouver ma bonne volonté, Milord.
Les fines lèvres de Voldemort s'étirèrent, formant un petit sourire amusé.
- Je n'en doute pas une seconde, siffla-t-il.
Il se leva de son trône et déclara :
- Et si tu nous présentais nos alliées, Lionne Blanche?
- Cela va de soi, Milord.
Des chuchotements s'élevèrent parmi les Mangemorts. Voldemort les fit taire. La jeune femme tourna sa chevalière trois fois et les Amazones apparurent dans le cercle, leurs armes pointées tout autour d'elles, menaçantes.
Le Lord Noir acquiesça, satisfait. Il fit un signe que la réunion était terminée, puis tous les Mangemorts transplannèrent, excepté Lucius et Kate, qui sentait que le Lord Noir voulait s'entretenir avec elle. Une fois tous ses partisans partis, Voldemort se tourna vers la jeune femme, qui parlait à voix basse avec les Amazones. Au bout d'un moment, elles transplannèrent à leur tour.
- Et puis?
- Elles refusent de recevoir d'ordres de vous directement. Elles acceptent cependant que je leur en donne, par votre intermédiaire, déclara Kate.
Le Seigneur des Ténèbres haussa un sourcil. Ses yeux croisèrent ceux de Lucius, puis un sourire en coin étira ses lèvres à nouveau.
- Il en sera ainsi. À présent, j'ai une mission pour toi, que tu feras seule, cette fois-ci. Je veux que tu ailles rallier les gobelins du Pérou.
- Pas de problèmes. Je reviens dans quelques heures, tout au plus.
- Tu sais où ils se trouvent? demanda Lucius.
- Disons, que, j'ai eu l'occasion de les rencontrer, dit-elle avec un sourire en coin.
Puis elle transplana, laissant un Voldemort songeur en compagnie de son conseiller.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Kate arriva dans une immense caverne, où s'élevait des montagnes d'or, d'argent, de diamants, de rubis, de perles, d'émeraudes, de saphirs et de tous les joyaux possibles et imaginables.
Une petite troupe de petits êtres hideux à la peau grise l'entourèrent, l'air menaçant. Dès qu'ils la reconnurent, ils lancèrent des cris de joie. Celui qui semblait être le roi entra dans le cercle.
- Bonjour, Miss Kate.
- Bonjour, roi Ragnok, le salua la jeune femme.
- Quel bon vent vous amène?
- Mission top secrète.
Aussitôt les gobelins dressèrent leurs petites oreilles pointues, l'air extrêmement curieux.
- Mission top secrète? demanda le roi. Serait-il possible d'en savoir un peu plus?
- Tu sais que tout se paie ici, Ragnok, dit-elle avec un sourire, adoptant le tutoiement.
- Que veux-tu alors?
Kate tourna sa chevalière trois fois et les Amazones apparurent.
- Que vous fabriquiez quelques armes pour elles.
Le roi gobelin sembla fort impressionné. Il réfléchit un court instant.
- Bien sûr, concéda-t-il. Elles n'ont qu'à suivre mes gobelins, ils s'en occuperont.
La jeune femme se tourna vers les Amazones.
- Tu es sérieuse, Kate? demanda Elza.
- Évidemment. Si j'ai besoin de vous, je préfère que vous soyez bien armées.
La chef voulut faire une objection, mais Kate lui coupa la parole :
- Pas d'objections, les armes gobelines sont les meilleures qui puissent exister. Des gens tueraient pour en posséder une, et la vôtre vous sera servie sur un plateau d'argent. Ne gâchez pas une si belle opportunité. Profitez-en.
Elza lui fit un superbe sourire avant de se tourner vers ses guerrières.
- Les filles, aujourd'hui nous allons avoir des armes gobelines. Vous choisissez ce que vous voulez, vous avez une journée entière. Amusez-vous!
Les Amazones suivirent avec entrain les gobelins, laissant Ragnok et Kate seuls.
- Alors, cette mission top secrète? demanda le roi.
- Voldemort veut vous avoir dans ses rangs, dit-elle de but en blanc.
- Quoi? s'indigna le gobelin. Il peut toujours rêver, ce maudit sorcier à la noix...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- C'est magnifique, murmura Elza en contemplant son épée double aux lames de diamant, au manche en bois de balsa incrusté d'émeraudes et d'onyx.
Les Amazones autour d'elle acquiescèrent vivement, impressionnées par le superbe ouvrage des gobelins. Elles regardaient avec ravissement leur arme, qui possédait toutes des lames de diamant et dont les manches étaient tous incrustés de joyaux.
- Merci pour ton aide, Ragnok, dit Kate. Je sais que je t'en demande beaucoup...
- Kate, la coupa le roi. Avant toi, il s'est passé des siècles sans que l'on ait reçu une quelconque visite. Alors, lorsque tu viens nous voir, c'est toujours un plaisir, peu importe ce que tu nous demandes, dis-toi le bien.
La jeune femme lui fit un sourire éclatant.
- À bientôt dans ce cas, lui dit-elle.
Elle se tourna vers les Amazones.
- Allons-y, les filles.
Puis elles transplannèrent.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- Dobby.
L'elfe de maison apparut devant la jeune femme et s'inclina avant de se relever.
- Oui, Lady Kate?
- Tu diras à Lucius que je pars me détendre dans les stades de combat. Je vais revenir tard.
- Tu diras également à mon père que je pars avec elle, question de sécurité, dit une voix derrière l'elfe.
Kate leva les yeux et découvrit Drago, prêt à partir. Elle sourit.
- Dans ce cas allons-y.
Ils sortirent à l'extérieur. Une fois le portail franchi, un énorme lion blanc apparut devant eux. Drago sursauta, mais Kate resta impassible. Elle s'approcha, et d'un bond, elle se retrouva sur son dos. Elle tendit sa main vers le blond.
- Grimpe.
Il hésita, puis finalement tendit sa main. Deux secondes plus tard, il était sur le dos du lion blanc, derrière Kate.
- Accroche-toi, conseilla-t-elle.
Il ne se fit pas prier et entoura d'un bras la fine taille de la jeune femme. Puis le lion se mit à courir. Surpris par la vitesse à laquelle ils allaient, Drago resserra sa prise un peu plus. Quelques minutes plus tard, ils étaient arrivés devant un bosquet d'arbres. Le lion s'arrêta et Drago lâcha la jeune femme qui se laissa glisser à terre, bientôt suivie du blond.
- C'est ici?
- Évidemment, répondit Kate avec désinvolture.
Elle s'avança vers le bosquet, puis disparut. Surpris, Drago s'avança à son tour. Puis il sentit un museau froid le pousser dans le dos. Soudain, le blond ne se retrouva plus devant un bosquet d'arbres mais devant une foule en délire qui hurlait et applaudissait.
- Dis donc, t'en a mis du temps, commenta Kate en regardant la foule.
Le lion blanc s'avança vers elle et la jeune femme lui caressa distraitement la tête. Puis ils se dirigèrent vers le stand d'inscriptions.
- Kate! s'exclama un homme aux cheveux frisés.
- Salut Alex, dit-elle en s'accoudant au rebord du stand. Il y a foule, ce soir.
- Ils sont là pour le champion. Un nouveau, très jeune. Il se bat très bien. Certains disent même qu'il pourrait te faire concurrence.
- Vampyr, loup-garou?
- Personne ne le sait.
- Super, j'adore les surprises, dit-elle avec un sourire carnassier.
- J'en conclus donc que tu veux te battre contre lui, dit Alex en fouillant dans des papiers. Normalement, tu aurais dû attendre après une cinquantaine de lutteurs qui veulent se battre contre lui, mais ils laisseront bien passer la Lionne Blanche ce soir. Justement, celui qui devait se battre avec lui aujourd'hui se nomme Marc. Mince, cheveux noirs, il a l'air d'un épouvantail. Tu vas le reconnaître facilement. Je l'annonce dans combien de temps?
- Disons, cinq minutes devraient suffire.
Elle se tourna vers Drago :
- Tu ferais mieux d'aller t'asseoir dans les gradins avec Sirius.
Puis elle s'éloigna vers le banc des combattants. Sitôt arrivée, tous se levèrent et la saluèrent. Elle avait une sacrée réputation de tueuse dans les stades de combat. Mieux ne valait pas l'embêter. Seul un homme ne se leva pas. Kate se dirigea vers lui et se planta devant lui.
- J'imagine que c'est toi, Marc.
- En effet.
- Je vais me battre à ta place ce soir, annonça-t-elle de but en blanc.
- Dans tes rêves, répondit-il calmement.
- Très bien. Dans ce cas...
Un poignard sortit de sa manche et le menaça de la pointe de sa lame. Le combattant déglutit.
- Je disais donc, continua Kate d'une voix forte, que ce soir, ce sera moi qui vais se battre contre le champion. D'autres objections?
Un silence accueillit sa question.
- Votre attention, s'il vous plaît, déclara la voix d'Alex. Après un réglage de dernière minute, ce ne sera plus Marc, mais bien notre Lionne Blanche qui se battra se soir contre le champion!
Des vivats acclamèrent sa déclaration.
- Et maintenant, voici la Lionne Blanche!
La jeune femme grimpa d'un mouvement souple sur le ring sous les acclamations de la foule.
- Et maintenant, notre champion, j'ai nommé : le Scorpion Noir!
Un Africain apparut sur le ring. Grand, imposant, à la peau aussi noire que le charbon, il avait d'étonnants yeux verts et souriait de toutes ses dents qui étaient d'un blanc éclatant.
Une cloche annonça le début du combat. Kate observa attentivement son adversaire. Il paraissait calme et sûr de lui. Bon point pour lui. La jeune femme distingua aussitôt son point faible : il portait une grande cape, et elle pouvait voir à travers une collection d'armes blanches en tous genres. Elle sourit, puis déclara :
- Enfin un peu de diversité. Je ne me suis jamais battu contre un Africain.
- Mauvais point pour toi alors, dit l'homme avant de laisser tomber sa cape, dévoilant un torse musclé, de sortir sa baguette et de se jeter sur Kate.
Avec surprise, il se fit projeter en arrière par un coup de pied bien placé.
- Même pas de protection magique, commenta-t-elle tandis qu'il se relevait, légèrement sonné. Dommage, le combat aurait duré plus longtemps...
Ce fut au tour du noir de sourire, complètement lucide.
- Tu devrais te battre contre des sorciers noirs plus souvent. Tu apprendras alors qu'ils ont une protection magique indétectable incrustée dans la peau.
Il se rendit trop tard de son erreur.
- Merci pour l'information, dit-elle avec un sourire carnassier.
Elle avança d'un pas en dégainant une épée à la pointe de diamant avec des rubis incrustés dans la garde. Le noir recula d'un pas, puis d'une habile feinte, se pencha et attrapa un sabre avant de se mettre en garde.
- C'est dommage qu'Harry Potter n'ait pas été Africain, commenta-t-il d'un air désinvolte.
Sa lame se fit fouetter et il faillit se faire décapiter.
- Que viens-tu de dire? gronda la jeune femme d'un ton menaçant.
- J'ai dit qu'Harry Potter aurait peut-être survécu s'il avait eu la protection que nous...
- Harry n'avait pas besoin de protection, le coupa-t-elle durement en l'obligeant à se baisser pour éviter le coup qu'elle venait de lui porter.
- Alors pourquoi est-il mort? demanda le Scorpion Noir en haussant le ton. Pourquoi est-il mort alors que c'était à ce moment que l'on avait besoin de lui? Pourquoi Voldemort a-t-il réussi à le tuer, lui, le Survivant?
La jeune femme plongea dans le regard vert émeraude, et elle perdit le contrôle d'elle-même. Sa lame devint invisible tant elle était rapide. Le Scorpion Noir n'eut jamais les réponses à ses questions. Il s'écroula, mort, un entrelacs de blessures gravés sur son torse.
Kate sentit sa rage décupler à la vue de l'Africain inerte. Son regard se porta sur las foule silencieuse qui l'acclamait à grand cris. Une aura sombre et maléfique enveloppa la jeune femme. Un instinct meurtrier prenait peu à peu le pas sur la raison. Elle devait tout détruire.
Maintenant.
Une main ferme saisit son poignet et la força à lâcher son arme. Deux bras puissants l'enveloppèrent et la serrèrent contre un torse musclé. Une voix douce chuchota à son oreille :
- Tout doux, on se calme. Le combat est terminé. C'est fini, maintenant...
Kate ferma les yeux et se laissa emporter par l'inconnu qui l'emmenait dehors, loin de la foule. À son contact, sa colère s'était évanouie, comme si elle n'avait jamais eu raison d'être. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle plongea dans un océan de bleu et de gris.
- Que s'est-il passé? demanda-t-elle d'une voix perdue.
- Tu as perdu le contrôle, répondit doucement Drago. Tu as failli tout désintégrer.
La jeune femme s'écarta du blond et se prit la tête entre les mains, des larmes se mettant à couler sur ses joues.
- Non, murmura-t-elle. Ça ne devait jamais arriver... Je lui ai promis...
Sirius s'approcha alors et posa sa tête sur l'épaule de sa maîtresse. Kate enfouit sa tête dans le pelage du lion blanc. Drago recula, laissant au félin le soin de la réconforter, ne comprenant pas ce qui lui arrivait.
Kate tressaillit. Son serpent d'émeraude chauffait. Lentement, elle se releva et se tourna vers le blond, reprenant un visage froid et impassible.
- Voldemort m'appelle, Drago. Tu peux rentrer avec Sirius. Je vous rejoins plus tard.
Puis elle transplana. Le lion s'avança vers le blond qui posa une main hésitante sur sa tête. Puis ils transplanèrent tous les deux au Manoir.

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 10:27

Modifié le dimanche 22 février 2009 21:13