Chapitre 16

Chapitre 16
Elle montait les marches rapidement, fuyant cette foule qui l'empêchait de respirer.
Fuyant tous ses amis qui l'avaient lâchement abandonnée.
Fuyant sa vie qui n'était qu'un cauchemar.
Elle regarda sa montre. Minuit moins dix. Il fallait se dépêcher.
Elle monta plus vite.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Elle traversa un mur et se retrouva à l'air libre.
La tour d'Astronomie.
Hermione grimpa sur un créneau et s'assit. La pierre était froide. Mais elle s'en foutait. Elle se foutait de tout, maintenant. Elle regarda sa montre encore une fois. Minuit moins cinq. Elle avait le temps.
Puis elle retira un de ses bracelets et le lança dans le vide.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Drago montait les marches.
Il avait deviné ce qu'elle avait l'intention de faire, et il n'allait certainement pas la laisser faire. Il n'était pas question de laisser celle qu'il aimait sauter en bas de cette tour. Si elle se tuait, il ne se le pardonnerait jamais.
Drago monta plus vite.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Une fois tous ses bracelets jetés, elle retira son collier et le lança en bas. Elle se leva, laissant le vent s'engouffrer dans ses cheveux. Elle retira ses chaussures et les lança dans le vide aussi. Maintenant, il n'y avait plus qu'elle et sa robe face au vent qui soufflait de plus en plus fort.
« Comme s'il voulait m'empêcher de sauter » pensa Hermione avec amusement.
Mais sa décision était prise. Elle allait sauter, et rien ni personne ne l'en empêchera.
Elle regarda sa montre une dernière fois. Dix secondes. Elle fit le décompte :
- Dix, neuf, huit, sept, six...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Drago traversa un mur et se retrouva à l'air libre, Hermione dos à lui, offerte au vent. Il tendit l'oreille.
- Cinq, quatre, trois, deux, un...
Elle avança un pied.
- Hermione, non! s'écria Drago en s'approchant.
Elle se retourna, puis sourit.
- Adieu Drago.
Elle sauta.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 17:07

Modifié le mercredi 18 février 2009 11:31

Chapitre 17

- NON!!! hurla Drago en la retenant par le poignet.
Il lui glissa entre les doigts et la jeune fille plongea à toute vitesse vers le sol.
Hermione ferma les yeux.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 17:34

Modifié le mercredi 18 février 2009 11:32

Chapitre 18

Chapitre 18
- Écartez-vous, ordonna sèchement McGonagall.
Les élèves reculèrent, dévoilant le corps de la jeune fille qui gisait au sol. Lorsqu'elle reconnut la Gryffondor, elle poussa un cri.
- Allez chercher Mme Pomfresh! hurla-t-elle, hystérique.
Toute l'école était regroupée autour du corps d'Hermione Granger, qui portait encore sa superbe robe d'un blanc éclatant... Nul ne savait pourquoi, ni comment elle s'était retrouvée là, inerte, reposant sur la neige.
Non loin de là, trois élèves pleuraient silencieusement, bourrés de remords.
Puis Dumbledore apparut, Mme Pomfresh juste derrière lui.
- Par Merlin! s'exclama l'infirmière. Albus, mais que...
Le directeur la fit taire en levant la main, puis s'agenouilla aux côtés d'Hermione, qui semblait dormir. Il lui prit le poignet, puis fit un signe à Mme Pomfresh qui s'agenouilla et prit le poignet de la jeune fille à son tour. Le directeur et l'infirmière se concertèrent du regard.
- Je l'emmène à l'infirmerie? demanda Pomfresh.
Dumbledore hocha gravement la tête. Un brancard apparut, puis l'infirmière déposa le corps inerte de la jeune fille dessus. La foule d'élèves se fendit pour laisser passer le directeur, ainsi que l'infirmière et le brancard. Une fois à l'intérieur du château, McGonagall se tourna vers Harry, Ron et Drago.
- Vous trois, dans mon bureau, tout de suite!
De grosses larmes roulaient sur ses joues, et son visage était décomposé par le chagrin.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- J'exige des explications, immédiatement! cria presque McGonagall.
Après un long silence, Harry prit la parole :
- On a été horribles, murmura-t-il. Elle ne voulait pas nous expliquer certaines choses à son sujet, sur l'ordre du professeur Dumbledore...
- Alors on l'a laissée tomber, acheva Ron, abattu.
McGonagall sembla prendre sur elle pour ne pas les frapper.
- On ne discute pas les ordres de Dumbledore, jeunes gens, vous devriez pourtant le savoir, siffla-telle. Vous avez agi comme deux enfants de cinq ans, totalement irresponsables et immatures. Voyez où votre comportement l'a menée!
Elle prit une grande respiration.
- Vous déshonorez votre maison. J'enlève cent points à Gryffondor pour avoir provoqué le suicide de la meilleure élève à avoir jamais posé les pieds ici. Maintenant sortez, hors de ma vue.
Lorsqu'Harry et Ron furent sortis, pleins d'horribles remords, elle se tourna vers Drago.
- Et vous, Mr Malefoy, quel est votre part dans cette histoire?
- Le professeur Dumbledore m'a demandé de garder un ½il sur elle. Ce que j'ai fait, bien entendu.
- Pas assez, puisqu'elle est maintenant morte...
- Elle n'est pas morte, Minerva, intervint Dumbledore en entrant dans le bureau.
La directrice-adjointe faillit s'étouffer.
- Elle... N'est pas morte? Par Merlin, Albus, vous devez vous tromper, personne ne peut survivre à une telle chute...
- Hé bien je suis heureux de vous détromper, Minerva. Miss Granger est vivante. Très faible, certes, mais vivante.
McGonagall poussa un soupir de soulagement.
- Et maintenant, Mr Malefoy, suivez-moi, j'ai à vous parler, dit doucement Dumbledore avant de sortir, suivi d'un Drago anxieux.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Une fois dans le bureau du directeur, Dumbledore se tourna vers Drago.
- Mr Malefoy... dit-il d'un ton qui ne présageait rien de bon.
Le directeur poussa un soupir de lassitude.
- Vous m'avez extrêmement déçu. Je vous ai demandé de garder un ½il sur Miss Granger, et vous ne l'avez point fait.
- Si, j'ai gardé un ½il sur elle! protesta vivement Drago. J'avais son poignet dans ma main, professeur. Dans ma main. Puis elle a glissé, je n'ai pas pu l'empêcher...
Dumbledore le regarda.
- Et puis de toute façon c'est de votre faute! reprit Drago avec fureur. Si vous ne m'aviez pas dit que je devais m'éloigner d'elle alors que c'était à ce moment précis qu'elle avait besoin de quelqu'un...
Dumbledore soupira de nouveau.
- Mr Malefoy, vous ne comprenez pas. Miss Granger n'a et n'aura jamais besoin de personne.
Il murmura pour lui-même :
- Et c'est nous, pauvres humains, qui lui ont inculqué cette pensée stupide... Je crois qu'il lui faudra l'aide de Severus...
Le directeur sembla soudain prendre conscience de la présence de Drago.
- Mr Malefoy, je vous libère de votre mission avec Miss Granger. Je ne veux plus que vous l'approchiez. Vous pouvez lui parler, mais seulement pour ce qui concerne les devoirs des préfets-en-chef. C'est compris?
- ... Oui, professeur.
- Sortez, maintenant.
Drago hocha la tête et sortit, la mort dans l'âme. Jamais plus il ne pourra avouer son amour à celle qu'il aime. Il le savait, ils allaient être surveillés. Et dire qu'il avait failli la perdre... De toute façon, il était trop tard...

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 18:31

Modifié le mercredi 18 février 2009 11:37

Chapitre 19

Chapitre 19
Lorsqu'Hermione reprit conscience, elle était allongée dans un lit moelleux aux draps blancs. Elle se redressa légèrement, et fut aussitôt assaillie par un mal de tête horrible. Elle se recoucha.
- Enfin réveillée, Miss Granger, dit une voix familière.
La jeune fille tourna la tête et rencontra deux yeux bleus, cachés derrières des lunettes en demi-lune.
- Professeur Dumbledore?
- Heureux que vous m'ayez reconnu, lui dit le directeur en s'asseyant sur le bord du lit.
Hermione regarda les murs blancs de l'infirmerie.
- Je suis toujours vivante, apparemment... Depuis combien de temps suis-je ici? demanda-t-elle.
- Une semaine.
- Une... QUOI?
- Une semaine, répéta calmement Dumbledore.
Elle ferma les yeux.
- Oh, c'est pas vrai.... J'ai manqué toute une semaine de cours...
- Je suis sûr que vous les rattraperez tous, lui dit Dumbledore en souriant. Après tout, ce n'est pas pour rien que vous avez obtenu onze mentions Optimal sur douze à vos BUSE...
Hermione se redressa sur ses oreillers, cette fois sans se faire assaillir par un mal de tête.
- Professeur... Pourquoi? Pourquoi les centaures ont dit que je n'étais pas humaine? Pourquoi refusez-vous que je parle de tout ceci à Harry et Ron? Pourquoi vouliez-vous que je prenne tous ces cours avec Rogue, McGonagall et Lupin? Pourquoi...
Dumbledore la fit taire d'un geste de la main.
- Beaucoup de questions, Miss Granger, dit-il, légèrement amusé.
Il se leva.
- J'ai bien peur, malheureusement, que je ne puisse y répondre. Pas dans l'immédiat, cela va de soi. Bonne journée et bon retour parmi nous.
Sur ces mots, il sortit. Mme Pomfresh entra en coup de vent dans l'infirmerie.
- Par Merlin, Miss Granger, vous êtes réveillée!
Après une demi-heure de tests divers pour vérifier si elle allait bien, Hermione put enfin sortir de l'infirmerie. Elle regarda sa montre. Midi.
Malgré le fait qu'elle n'ait pas faim, elle se força à aller dans la Grande Salle pour avaler quelque chose. Lorsqu'elle entra, tous les regards convergèrent vers elle. Un silence de mort s'abattit sur la Grande Salle. Tout le monde, même les professeurs, la regardaient comme si elle était une revenante. Un peu gênée, elle repéra une tête rousse assise à la table des Gryffondor et s'y dirigea.
- Salut Ginny, dit la jeune fille en s'asseyant en face d'elle.
- Salut... Hermione, lui répondit la rouquine.
Lentement, les têtes se détournèrent et se mirent à commenter le retour d'Hermione Granger.
- ... Alors, tu vas mieux? demanda timidement Ginny.
Hermione hocha la tête. Soulagée, la rouquine lui dit :
- Tu sais... Tu portes toujours ta robe du bal de Noël.
La préfète-en-chef se regarda et haussa les épaules.
- Tant pis... J'irai me changer après le dîner.
- Elle te va très bien, tu sais.
- Merci.
Les deux filles mangèrent en silence. Lorsqu'elle eut terminé, Hermione se leva.
- Merci Ginny. Ta compagnie a été agréable.
- De rien Hermione. Les amies, c'est fait pour ça.
La préfète-en-chef sortit de la Grande Salle et entra dans ses appartements. Ne prenant même pas la peine de se changer, elle s'installa dans le canapé vert devant le feu qui flambait, ramenant ses jambes contre elle et en appuyant sa tête sur genoux.
Elle ne pensa à rien, se contentant de fixer le feu sans le voir. Toute la journée passa ainsi, en silence et dans le calme.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Soudain, elle frissonna. La nuit était déjà tombée et le feu s'était éteint sans qu'elle ne s'en soit rendu compte.
Une cape à l'agréable parfum de menthe sauvage se posa sur ses épaules.
- Tu vas attraper froid, lui dit doucement Drago avant de se rendre dans sa chambre.
Une fois la porte refermée, le blond s'adossa au mur et se força à contrôler ses tremblements. Il avait failli succomber à la tentation de l'embrasser, là, tout de suite, sans se soucier de rien d'autre que lui-même. Elle était tellement belle, avec sa robe blanche qui moulait son corps si fin, si parfait, ses cheveux qui avaient été relâchés dans son dos, ses superbes yeux chocolats...
Mais Merlin seul aurait su se qui serait advenu s'il l'avait fait.

# Posté le samedi 29 décembre 2007 21:14

Modifié le mercredi 18 février 2009 11:42

Chapitre 20

Chapitre 20
Hermione se leva du canapé en laissant la cape de Drago là, et sortit de ses appartements. Dans le couloir, elle marcha le plus silencieusement possible, pour ne pas attirer les professeurs qui patrouillaient dans les couloirs, l'esprit frappeur Peeves, et surtout le concierge Rusard et sa chatte Miss Teigne.
Malheureusement pour elle, quelqu'un l'entendit et s'approcha d'elle.
- Miss Granger...
- Professeur Rogue, grogna-t-elle.
- Que faites-vous dans les couloirs si tard le soir?
- Je me promène, tiens, répondit-t-elle sur un ton ironique.
- Ce n'est pas très prudent, fit remarquer le professeur, surtout par les temps qui courent...
- Je sais très bien me défendre, rétorqua Hermione.
- Je n'en doute pas, assura Rogue.
Un silence lourd s'abattit.
- Que voulez-vous? demanda Hermione au bout d'un moment.
- Vous parler.
Hermione haussa les épaules, puis continua à marcher. Rogue, voyant dans son haussement d'épaules un assentiment, se mit à marcher à ses côtés.
- Le directeur m'a informé de votre situation.
- Quelle situation? Il ne m'a rien dit. Il n'a pas voulu répondre à mes questions...
Rogue leva un sourcil interrogateur.
- Il ne vous a rien dit?
- Rien du tout. Pourquoi voulait-il me parler s'il ne voulait même pas répondre à mes questions? Je n'ai rien demandé de compliqué, il me semble...
Ils étaient rendus dehors, maintenant, et ils marchaient tranquillement autour du lac, s'approchant du quai, où ils s'engagèrent finalement.
- Bizarre, il n'a rien voulu me dire à moi, et pourtant il se vante de tout savoir à mon propos à qui veut l'entendre... Non mais c'est vrai quoi, il me semble que le minimum qu'il pourrait faire, c'est m'expliquer pourquoi...
- Miss Granger...
- Et moi alors? Je ne peux pas dire mon opinion? Ah, ça non! Faites ceci, faites cela, mais surtout n'en dites pas un mot à vos amis!
- Miss Granger...
- On me surveille, on m'espionne, on me donne des ordres... Le libre arbitre, vous connaissez? Je voudrais que l'on me laisse respirer un peu!
- Miss Granger!
- Quoi? dit-elle brusquement.
Rogue soupira. Hermione s'assit au bord du quai en laissant ses pieds tremper dans l'eau.
- Je sais ce que vous traversez...
- Pardon? Aux dernières nouvelles, vous n'êtes pas moi! Vous ne savez rien de ce que je vis ou de ce que je ressens!
Le professeur de Potions ne releva pas et un long silence s'abattit. Au moment où Hermione ouvrit la bouche, quelque chose agrippa ses chevilles et l'entraîna sous l'eau avant qu'elle n'ait pu faire un geste.
Rogue, abasourdi par ce qu'il venait de voir, prit quelques secondes à reprendre ses esprits. Il sortit sa baguette, lorsqu'une main se posa sur son épaule.
- Laissez, je m'en occupe, lui dit Drago Malefoy avant d'ôter sa chemise et de plonger tête première dans le lac, à la suite d'Hermione, laissant un professeur de Potions interloqué.
Drago, surmontant l'ordre de Dumbledore, avait décidé de suivre sa bien-aimée. Il l'avait vue marcher avec Rogue, se disputer avec lui, puis s'asseoir avec une élégance si naturelle au bord du quai, avant que cette créature n'agrippe ses chevilles et l'entraîne sous les eaux noires du lac.
Enfin, il nageait, battant l'eau de ses pieds avec force, espérant arracher celle qu'il aimait des griffes de la créature qui la retenait prisonnière.
Soudain, il l'aperçut, se débattant comme elle le pouvait contre ce drôle de tentacule qui lui enserrait étroitement les chevilles. Drago sortit sa baguette, et à l'aide d'un sort informulé, délivra sa bien-aimée du monstre marin qui comptait sûrement la dévorer pour sa collation.
Il s'approcha d'Hermione, immobile. Elle avait les lèvres bleuies par le froid, sa robe mouillée moulait merveilleusement bien les formes généreuses de son corps parfait, seulement une chose clochait.
Elle ne respirait plus.
Drago, la sachant consciente, la saisit par la nuque et colla sa bouche à la sienne pour lui insuffler une partie de l'oxygène qu'il avait emmagasinée dans ses poumons. Elle accepta l'oxygène de bonne grâce, puis Drago saisit sa main pour la remonter à la surface
Ils nagèrent le plus rapidement possible, car le monstre marin avait entraîné Hermione très loin dans les eaux froides du lac. Ils n'étaient qu'à une dizaine de mètres de la surface qu'Hermione sentit l'air lui manquer. Elle nagea encore plus vite, mais le manque d'oxygène eut raison d'elle et elle s'évanouit.
Voyant cela, Drago nagea de toutes ses forces vers le haut. L'air commençait à lui manquer aussi. Sa vision commença à se brouiller, ses poumons se mirent à le brûler, il avait besoin d'air...
Sa tête creva la surface du lac, celle d'Hermione à ses côtés. Il prit une grande respiration. Quelques secondes plus tard, Hermione cracha de l'eau et se remit à respirer.
- Hermione, ça va? demanda Drago, inquiet.
La jeune fille le regarda, puis se mit à pleurer. Le Serpentard l'attira dans ses bras.
- J'en ai tellement marre! hoqueta-t-elle.
- Chut, ça va aller, je suis là, murmura Drago. Viens, il faut sortir de là.
Il mit une main autour de sa fine taille et la traîna, aussi légère qu'une plume, vers le bord du lac. Une fois qu'il eut prit pied, il passa son autre bras autour de ses jambes et la souleva. Elle passa ses bras autour de son cou et le serra fort, comme si elle avait peur de le perdre. Il s'étonna de sa légèreté, mais se reprit bien vite en voyant Rogue avancer vers eux d'un pas furieux.
- Mr Malefoy! dit Rogue d'une voix calme qui trahissait sa colère. Que faites-vous dehors à cette heure?
- Je surveillais Granger, que voulez-vous que ce soit? cracha Drago.
- Dumbledore vous a libéré de cette tâche.
- Il n'a pas précisé quand.
- Ne faites pas le malin, Mr Malefoy. Vous saviez très bien que malgré le fait que vous soyez préfet-en-chef ne vous autorise pas à vous balader dans le château à toute heure de la nuit. Encore moins à surveiller Miss Granger.
- Et bien allez-y, punissez-moi. Il n'empêche que j'ai sauvé Granger.
- J'aurais très bien pu la sauver moi-même! s'exclama Rogue.
- C'est ça. Je vous croirai quand Merlin ressuscitera.
- N'aggravez pas votre cas, Mr Malefoy, dit Rogue, en rage.
- Quel cas? demanda Drago d'un air innocent.
- Mr Malefoy...
- Désolé de vous interrompre, professeur, mais je voudrais bien aller me sécher et aller me coucher après avoir apporté Granger à l'infirmerie, sinon on va attraper la mort. À moins que vous ne vouliez être la cause de la mort de deux élèves...
Rogue prit sur lui pour ne pas le frapper.
- Non, allez-y, Mr Malefoy.
Il s'écarta à contrec½ur et Drago se dirigea vers le château. Puis, au lieu de se diriger vers l'infirmerie, il alla directement vers sa salle commune. Une fois entré, il déposa doucement la jeune fille tremblante sur le canapé. Il sortit sa baguette et d'un simple sort sécha ses vêtements et la robe d'Hermione. Il s'assit avant d'attirer la jeune fille dans ses bras. Hermione s'y réfugia et enfouit son visage contre le torse du blond.
- Hermione... murmura Drago.
Il laissa passer un court silence avant de reprendre :
- Je suis tellement désolé. J'ai été si odieux avec toi... Mais je ne voulais pas. Dumbledore m'a obligé... Je me sens si mal...
Hermione posa un doigt sur ses lèvres.
- Tu n'as pas à être désolé, Drago. Si Dumbledore t'a obligé, alors je te comprends, murmura-t-elle.
Elle s'endormit. Drago lui caressa les cheveux, sachant qu'il ne pourra plus jamais être aussi proche d'elle le lendemain et pour les jours à venir.
Puis il s'endormit à son tour.

# Posté le samedi 29 décembre 2007 21:21

Modifié le mercredi 18 février 2009 11:49

Chapitre 21

Chapitre 21
Le lendemain matin, lorsqu'Hermione ouvrit les yeux, elle plongea dans un superbe océan de bleu et de gris.
- Bonjour, lui dit Drago. Il faut se lever, on a cours.
Hermione se détacha du Serpentard à contrec½ur. Elle aimait tellement sa présence. Au moment où il la touchait, elle se calmait instantanément. Et il était si beau. Mais elle savait qu'elle n'avait aucune chance avec lui, même s'il avait changé.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Après s'être douchée et changée, Hermione descendit à la Grande Salle. Une fois devant les portes, elle prit une grande respiration, rassembla son courage et entra. Tous les regards convergèrent vers elle, mais Hermione n'avait d'yeux que pour une tête rousse et une tête brune. Une fois devant eux, ils se levèrent, la tête baissée. N'en pouvant plus, Hermione se jeta au cou de ses deux meilleurs amis, les larmes aux yeux.
- Hermione, on est tellement désolés, dit Harry à voix si basse que seul Ron, Hermione et lui entendaient.
- On a été si idiots, renchérit Ron.
- On n'a jamais voulu t'abandonner, Mione...
- On était seulement en colère...
Hermione les interrompit en les étreignant de toutes ses forces.
- Ça va, les gars. Je vous pardonne tout. De toute façon je n'aurais jamais dû réagir comme ça.
Ils se séparèrent et se sourirent avant de se mettre. Harry fit un commentaire à propos de la goinfrerie de Ron, qui se renfrogna tandis qu'Hermione et le brun se mettaient à rire. Puis, toujours dans la bonne humeur, ils se levèrent et allèrent à leur double cours de Potion.
Un peu plus loin, à la table des Serpentard, Drago fulminait intérieurement. Comme il aurait voulu être à la place de ce Potter et de ce Weasley! Non seulement ils étaient avec elle toute la journée, mais en plus ils pouvaint être eux-mêmes. Ils n'étaient pas obligés de se cacher derrière un stupide masque d'indifférence et de froideur.
Ah, comme il rêvait de dire à son père et à Voldemort : Allez au diable! et de faire une déclaration enflammée à celle qui avait pris place dans son c½ur...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Après deux heures entières à fabriquer une potion d'Aiguise-Méninges, le double cours de Potions fut terminé. Au moment où Hermione allait sortir, accompagnée de Harry et Ron, le professeur Rogue l'interpella.
- Miss Granger, restez, j'ai à vous parler.
Harry et Ron lui jetèrent des regards interrogateurs, mais la Gryffondor leur répondit en haussant les épaules. Elle se tourna vers le professeur tandis que la porte se fermait derrière elle.
- Pour ce qui s'est passé hier... commença-t-il.
- Je suis désolé de m'être emportée ainsi, professeur, s'excusa-t-elle. J'en ai juste, tellement marre, qu'on ne réponde pas à mes questions et en ne me disant même pas ce qui se passe...
- Miss Granger, votre comportement hier était tout à fait compréhensible, même si vous ne vous êtes pas adressée à la bonne personne...
Devant la mine interrogatrice de sa jeune élève, il poursuivit :
- Mais là n'est point ce pour quoi je vous ai demandé de rester. Je vous ai demandé de rester parce que j'ai une proposition à vous faire...
- Sur ordre de Dumbledore, je suppose...
- Effectivement.
- Dans ce cas je refuse.
- Miss Granger...
- Non! Je refuse de faire quoi que ce soit d'autre pour ce vieux sénile tant et aussi longtemps qu'il n'aura pas répondu à mes questions!
Et sur ce, elle sortit en claquant violemment la porte, sous le regard ahuri de jeunes élèves de Serpentard de première année.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- Et puis, il te voulait quoi, Rogue? demanda Ron avant de mordre avidement dans une miche de pain.
Un coup de coude d'Harry entre les côtes faillit le faire s'étouffer.
- Arrête de la harceler, Ron. Elle va nous le dire seulement si Dumbledore lui a donné l'autorisation. Sinon, tu la boucles.
Hermione sourit et remercia Harry du regard. Soudain, elle sentit une main douce lui caresser le dos, puis lui glisser quelque chose dans la main. Elle vit Harry et Ron, qui étaient assis en face d'elle, prendre une mine furieuse.
- Qu'est-ce que tu fous ici, Malefoy? cracha le brun.
Mais le blond l'ignora et s'éloigna vers une fille de Poufsouffle. Il se pencha et lui chuchota à l'oreille. La jeune fille rosit légèrement, puis acquiesça. Avec un sourire satisfait, le Serpentard rejoignit sa table.
- Je ne veux pas savoir ce qu'il a demandé à cette fille, dit Ron avec une mine dégoûté.
Hermione, elle, savait qu'être allé parler à cette fille de Poufsouffle n'a été qu'un prétexte pour lui glisser le bout de parchemin qu'elle dépliait à présent discrètement.

« Salut Hermione,

J'aurais voulu te le dire de vive voix mais le balafré et la belette m'auraient hurlé dessus, pour changer...
Alors voilà, Dumbledore veut te voir. J'aurais aimé t'écrire plein d'autres choses mais ça aurait pris une vingtaine de pages de parchemins et ça, ce n'est pas très subtil...
Passe un bel après-midi,

D.M. »


Hermione sourit. Décidément, ce Serpentard était plein de surprises. Elle se leva.
- Bon, les gars, je dois aller voir Dumbledore, je vous rejoins pour le cours de...
- DCFM, on sait, la coupa Ron.
- Bravo, Ron, le félicita Harry pendant que la jeune fille s'éloignait, maintenant tu es capable de te souvenir de ton emploi du temps après seulement la moitié de l'année! Tu ne sais pas à quel point je suis fier de toi...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- Bonjour, Miss Granger.
- Bonjour, professeur Dumbledore... grommela la jeune fille.
- Le professeur Rogue m'a informé de votre comportement hier soir et de votre refus...
- Oh, vraiment? Décidément on ne peut rien vous cacher... répondit Hermione, cynique.
- Miss Granger, asseyez-vous, demanda le directeur. Votre manière de demander des réponses à vos questions se rapproche énormément du chantage...
- C'est du chantage, professeur, répliqua Hermione. Je veux des réponses, exigea-t-elle, car sinon j'ignorerai votre proposition, quelle qu'elle soit.
Dumbledore soupira.
- Miss Granger, vous n'êtes pas prête à recevoir la vérité. Vous devez y être préparée, d'où ma proposition de...
- Stop, l'interrompit Hermione. Je sais que je peux savoir la vérité sur moi. Quand on veut, on peut, non?
Le directeur ficha ses yeux dans ceux de la Gryffondor, où il y lut une froide détermination. Il se massa les tempes, pour réfléchir, puis se décida.
- Très bien. Je répondrai à trois questions, Miss Granger. Choisissez-les soigneusement.
Hermione se tut quelques secondes pour réfléchir.
- Pourquoi les centaures ont dit que je n'étais pas humaine?
- Parce que vous n'êtes pas humaine, Miss Granger. Vous êtes une elfe.
La jeune fille écarquilla les yeux.
- Une elfe? Mais les elfes ont disparu il y a près de mille ans...
- C'est ce que Bowen le Sage a écrit, dit Dumbledore en souriant. Or, il ne faut pas toujours se fier à ce qui est écrit...
- Ça alors... Je suis vraiment une elfe? Vous ne pensez pas que...
- Je délire? Aucunement, Miss Granger. Vous êtes bel et bien une elfe. La dernière représentante, certes, mais vous en êtes bien une.
- Dans ce cas mes parents...
- Mr et Mrs Granger étaient vos parents adoptifs. Vos vrais parents s'appellent Helena et Jack Geoffroy. Des elfes aussi, par ailleurs... Des gens charmants...
- Attendez... Ils sont morts?
- Peut-être. Ils ont mystérieusement disparu le jour de votre naissance. Complètement disparus de la surface de la Terre. S'ils sont toujours vivants, on ne sait pas où ils se trouvent.
Hermione se sentit prise de vertiges. Elle était la dernière représentante de la race des elfes, qui était sensée avoir disparu il y a plus de mille ans, les Granger étaient ses parents adoptifs, personne ne sait si ses vrais parents sont toujours vivants...
- Deuxième question, Miss Granger.
- Pourquoi ne puis-je rien dire à propos de tout ceci?
- Si jamais Voldemort découvre que vous êtes la dernière représentante de la race des elfes, il va beaucoup s'intéresser à vous. Car, étant donné que vous êtes la dernière, vous pouvez transformer quelqu'un d'autre en elfe.
Hermione en resta interloquée.
- Je peux quoi?
- Transformer quelqu'un d'autre en elfe, répéta Dumbledore. C'est ainsi qu'à fait votre père pour votre mère.
- Mais...
- Ce don ne marche qu'une seule fois, l'interrompit le directeur, aussi faut-il faire extrêmement attention lorsque l'on choisit. Ainsi la race se continue...
Hermione assimila mieux cette nouvelle. Au moins, pour ce pouvoir, elle avait le libre arbitre! Sauf si Voldemort l'apprenait...
- Dernière question, Miss Granger.
La Gryffondor prit le soin de réfléchir.
- Pourquoi tous ces cours? demanda-t-elle enfin.
- Vous êtes destinée à faire de grandes choses, Miss Granger. Il est important de faire développer votre potentiel, dont celui de vous battre en duel, de fermer votre esprit face aux autres, d'avoir la totale maîtrise de vous-même, ainsi que de vous battre avec une arme, peu importe laquelle.
- Mais je n'ai appris que le duel avec le professeur Lupin...
- D'où ma proposition, Miss Granger.
- Quelle proposition?
Dumbledore sourit.
- Je n'ai dit que trois questions, Miss Granger. Allez voir Severus, il vous répondra.
Hermione sortit du bureau, la tête lui tournant légèrement après tout ce qu'elle avait assimilé.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- Rebonjour, Miss Granger, lui dit Rogue sans lever les yeux de son parchemin.
- Professeur, j'ai parlé au directeur, et...
- Vous acceptez d'écouter ma proposition?
- Oui.
Le maître des Potions posa sa plume et ficha son regard dans celui de la jeune fille.
- Très bien. Il me semble que vous avez appris à vous battre avec le professeur Lupin...
- Le duel, seulement, rectifia-t-elle.
- Dans ce cas je crois qu'il vous faut apprendre le combat à mains nues, maintenant.
Hermione eut une mine horrifiée.
- Mais je ne sais absolument rien sur ce sujet!
- Voilà qui vous fera un peu de lecture, Miss Granger, lui répondit Rogue avec un sourire en coin.
Il laissa passer un court silence avant de reprendre :
- Alors, vous acceptez?
La Gryffondor, qui aimait bien les défis, lui dit :
- Bien sûr!

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 21:10

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:04

Chapitre 22

Chapitre 22
Ainsi les mois passèrent, jusqu'à celui de mars. Hermione, qui s'entraînait tous les soirs avec Rogue, était complètement transformée. Et pas que physiquement. Elle s'était embellie, son corps étant devenu plus souple, plus mince et plus fin. Elle marchait maintenant d'un pas souple et léger, attirant les regards de tous les garçons. Que pouvait-elle y faire, ce n'était pas sa faute si elle dégageait une aura féline et sauvage...
Mais il faut dire que le plus gros changement a été psychologique. Elle était devenue froide, distante, et passait le plus clair de son temps dans la Forêt Interdite, en compagnie de Sirius, qui atteignait maintenant 1m50. (Désolé, j'ai oublié de dire que Sirius et elle s'étaient réconciliés.) Elle qui était l'élève LA plus studieuse, elle n'étudiait plus, car elle savait qu'elle passerait tous ses ASPIC avec succès.
Elle maîtrisait maintenant parfaitement ses émotions, et tous ses sens s'étaient surdéveloppés. Plus personne ne parvenait à la faire sursauter. Pas même Peeves, qui essayait toujours de la surprendre en jaillissant soudainement d'un tableau...
Enfin, voilà, notre petite Hermione avait vraiment changé, pour le plus grand plaisir de notre Serpentard favori.
Drago Malefoy ne pouvait peut-être plus l'approcher, mais il ne pouvait se lasser de la contempler. Discrètement, pour sûr, mais il enrageait de ne pas pouvoir lui hurler son amour. Il ne pouvait que rester là à la regarder, le c½ur en miettes, car il savait qu'en l'empêchant de l'approcher, un autre pouvait lui ravir son c½ur.
Alors voilà, notre petit ange blond était vraiment triste... Bon, je m'éloigne du sujet... Alors revenons...
Donc, par un superbe matin du mois de mars, Hermione se rendait à la Grande Salle pour prendre son petit-déjeuner lorsqu'elle aperçut cette affiche :

Cours de combat sans baguette
Tous les soirs à 7h dans la Grande Salle
Pour les élèves de dernière année seulement
Ce cours sera assuré par le professeur Rogue et son assistante.

Albus Dumbledore


Hermione sourit, puis entra dans la Grande Salle. Tout au fond se trouvait la table des professeurs. Elle prit un bout de parchemin, griffonna quelque chose dessus, puis d'un rapide coup de baguette, le plia en un superbe oiseau qui ressemblait de très près à un phénix. Elle souffla dessus, puis l'oiseau de papier voleta jusqu'à la table des professeurs, devant le professeur Rogue.
- J'adore son moyen de communication, commenta joyeusement Dumbledore qui était juste à côté de lui.
Rogue fixa d'un regard noir les élèves qui le regardaient d'un air curieux avant de déplier le parchemin.
- Et c'est joli, en plus, continua le directeur.
Le maître des Potions leva les yeux d'un air exaspéré, puis lut.
Merci de m'avoir prévenue
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

À 7 heures ce soir-là, Hermione enfila un débardeur et des pantalons noirs très moulants. Pas pour exciter la gente masculine, oh non, notre Gryffondor n'est pas comme ça! Non, Hermione met le plus moulant possible afin d'être de un, plus fluide dans ses mouvements et de deux, offrir le moins de résistance possible à l'air, et ainsi se déplacer plus rapidement.
Elle attacha ses cheveux en un chignon solide, avec quelques mèches courtes qui s'en échappaient, puis descendit à la Grande Salle.
Tout le monde en dernière année était présent. Elle entra la dernière, pour que le monde la regarde avec insistance le moins longtemps possible.
Lorsqu'elle fut à l'intérieur, les portes se refermèrent derrière elle. Tout le monde se retourna et étouffèrent un cri de stupeur. Les garçons faillirent s'évanouir devant tant de beauté et beaucoup de filles devinrent vertes de jalousie.
Hermione les ignora superbement et se dirigea droit vers son professeur de Potions.
- Je vois que vous ne laissez personne indifférent, déclara Rogue lorsque Hermione fut à côté de lui.
- Je m'en passerais bien, siffla-t-elle.
Rogue eut un sourire en coin.
- Bon, alors commençons tout de suite pour ne pas perdre de temps, dit-il d'une voix forte.
Un mur s'illumina, montrant deux personnes en position de combat.
- Nous commencerons avec le combat à mains nues.
- Parce qu'il n'est pas question de leur laisser une arme entre les mains, continua Hermione à voix basse.
- Exactement. Voyez, reprit Rogue plus fort, d'ici la fin de l'année vous devrez être capable de vous battre sans baguette, car il se pourrait très bien qu'elle vous soit arrachée lors d'un duel ou d'une bataille.
- Ce qui résume assez bien le contenu du cours, conclut Hermione. Mettez-vous en équipe de deux, les filles avec les filles, les garçons avec les garçons. Exécution!
Un brouhaha général s'éleva, puis se calma au bout de quelques minutes.
- Rapide, direct et efficace. J'ai bien fait de vous choisir comme assistante, dit Rogue pendant que les retardataires se mettaient en équipe. Bien, reprit-il d'une voix forte, maintenant vous allez faire exactement comme l'image que vous voyez là, dit-il en désignant le mur illuminé. Miss Granger et moi iront vous voir pour vous aider.
Après s'être concertés du regard, Hermione partit d'un côté et Rogue, de l'autre. La Gryffondor arriva devant Harry et Ron qui tentaient sans grand succès de répéter la scène de combat représentée.
- Je t'avais dit que ce n'était pas une bonne idée de venir ici, Harry, dit Ron en soufflant comme un b½uf. C'est impossible à faire...
- C'est très facile, Ron, dit Hermione. Le problème, c'est que tu fonces dans le tas comme un taureau enragé. Modère-toi, c'est tout ce que je te conseille.
Elle se tourna vers le brun.
- Et toi, Harry, tu as peur de briser tes lunettes si tu frappes trop fort. Ne te retiens surtout pas. Tu sais, ce n'est pas pour rien que nous sommes des sorciers. Tu pourras réparer tes lunettes en un seul coup de baguette.
Puis elle s'éloigna, plantant sur place ses deux meilleurs amis. Elle donna des conseils à toutes les équipes, puis vint enfin à la dernière équipe.
Drago et son meilleur ami, Blaise Zabini, semblaient être dans une prise de catch et tentaient chacun de faire ployer l'autre par la force. Leurs muscles saillaient, et Hermione admira ceux de Drago sans aucune retenue. Finalement, Drago prit conscience de la présence d'Hermione et sembla fondre devant la beauté de la Gryffondor. Blaise profita de son moment d'inattention pour le renverser et le plaquer au sol en utilisant une clef de bras imparable.
- Bravo, Zabini, félicita Hermione, tu as bien profité du moment d'inattention. Et ta clef du bras est impeccable.
Le jeune noir hocha la tête en guise de remerciement. Hermione se tourna vers le blond qui se relevait en se massant l'épaule.
- Et toi, Malefoy, je crois qu'il faudra que tu gardes ton attention concentrée sur le combat. Ta vie pourrait être en jeu. Ce ne sera pas le moment de mater les filles.
Drago grommela :
- Je ne mate personne. Tu m'as déconcentré, c'est tout.
Hermione éclata d'un rire cristallin. Puis elle se retourna vers le professeur Rogue qui annonça :
- Le cours est terminé!
Les portes s'ouvrirent et les élèves s'engouffrèrent à l'extérieur pour rejoindre leurs dortoirs. Lorsqu'ils furent seuls, le professeur et la Gryffondor commentèrent les équipes et bavardèrent longuement. Puis Hermione revint silencieusement dans ses appartements. Dès que la porte fut refermée, Drago se mit devant elle, la bloquant entre le mur et son corps.
- On ne peut pas dire que toi, tu ne m'as pas maté, lui dit-il avec un sourire en coin.
- Oui, je t'ai maté, et alors? Tu étais vraiment sexy, comme ça, dit-elle d'un bloc.
Drago, surpris, recula d'un pas. Ce fut assez pour Hermione qui glissa telle une ombre dans l'ouverture offerte. Une fois sur le pas de la porte de sa chambre, elle se retourna et dit au blond :
- Rien de mieux que la vérité pour déstabiliser un adversaire.
Puis elle entra dans sa chambre, laissant Drago seul avec ses pensées.

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 21:12

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:12

Chapitre 23

Chapitre 23
D'autres mois passèrent, jusqu'au mois de juin. Le premier, pour être précis.
Plus froide et distante que jamais, Hermione ne s'entraînait plus à l'intérieur. Elle allait dehors, dans le parc, pour profiter du soleil et du beau temps.
Ce jour-là, justement, elle n'enfila que du blanc, pour avoir moins chaud (futée notre petite Mione!) puis sortit dehors. Une fois à l'extérieur, elle se dirigea vers le saule cogneur. Près de lui, l'arbre ne fit pas un geste pour la chasser. Au contraire, il tendit vers elle une de ses branches pour qu'elle puisse grimper. Une fois au sommet du saule cogneur, sur une sorte de petit promontoire, elle s'assit et contempla le magnifique coucher de soleil pour se calmer et se ressourcer. Quelques élèves s'approchèrent, fascinés. Hermione continua à fixer l'horizon en les ignorant superbement.
Quelqu'un cria :
- Mais qu'est-ce que vous fichez à la regarder? Foutez le camp!
Une voix qu'elle aurait reconnue entre mille. Quelques minutes plus tard, quelqu'un atterrit auprès d'elle. Drago.
- Tu vas attraper une insolation en restant ainsi exposée au soleil, lui dit le blond en s'asseyant à côté de la Gryffondor.
Celle-ci haussa les épaules sans quitter du regard le coucher du soleil.
- Comment as-tu grimpé jusqu'ici? demanda-t-elle.
- Tu n'es pas la seule à avoir amadoué le saule cogneur.
Drago sourit, puis s'allongea sur le dos en fermant les yeux. Hermione le regarda en se retenant de l'embrasser. Il était craquant, comme ça. Ses cheveux en bataille retombaient sur son joli visage aux traits altiers, et son t-shirt moulait superbement ses muscles bien dessinés.
- Je ne te dérange pas, au moins? demanda-t-il d'un ton rieur.
Hermione rougit, puis retourna au coucher de soleil.
- Pas du tout, mentit-elle.
- Dans ce cas, je reste. On a une superbe vue d'ici, dit-il en ouvrant les yeux et en lui faisant un clin d'½il.
Puis il les referma pendant qu'Hermione haussait un sourcil interrogateur. Parlait-il de la vue du paysage, ou d'elle?
- Hermione! hurla la voix d'Harry.
La jeune fille regarda par-dessus le creux de l'arbre et vit son ami qui la cherchait du regard. Ne voulant pas être dérangée, elle se pencha promptement et se coucha. L'espace que faisait le creux était tellement petit qu'elle dut se coller à Drago pour être sûre que le brun ne la voie pas.
- Hé bien, ne te gêne pas, surtout, lui dit-il, amusé.
Le doigt de la jeune fille se posa sur ses lèvres, l'intimant de se taire.
- Harry me cherche, je ne veux pas lui donner la joie de me trouver, chuchota-t-elle.
- Comme tu veux, dit Drago en chuchotant à son tour. Remarque, je peux rester toute la journée ainsi, ajouta-t-il en passant un bras autour de la fine taille de la jeune fille et en la collant encore plus contre lui.
Hermione ferma les yeux, appréciant le corps de Drago collé au sien. Au bout d'un moment, elle les rouvrit et se redressa. Le parc était désert. Elle regarda sa montre.
- Génial, on va être en retard, grommela-t-elle en se levant.
Elle sauta. Drago se redressa en étouffant un cri de stupeur. Il se pencha au-dessus du bord de tronc et vit sa bien-aimée atterrir souplement en bas du saule cogneur. Il agrippa une branche et se laissa transporter jusqu'au sol.
- Pff, paresseux, déclara-t-elle en lui prenant la main et en l'entraînant vers le château en courant.
Ils coururent dans les couloirs jusqu'à leurs appartements. Une fois entrés, Drago remarqua que lui était passablement essoufflé (Ha, ben il est plus en forme que Ron. Na, minable rouquin, les blonds l'emportent toujours!) tandis qu'Hermione respirait à peine plus vite que d'habitude. Elle fila dans sa chambre pour déposer sa baguette puis ils repartirent en courant en direction de la Grande Salle.
Heureusement pour eux, leur retard passa inaperçu, puisque les portes venaient tout juste de s'ouvrir et que les élèves commençaient à peine à s'engouffrer dans la Grande Salle. Une fois tous entrés, les portes se refermèrent derrière Hermione qui s'avança sans un regard pour personne vers Rogue.
- Aujourd'hui est votre dernier cours de combat. Miss Granger et moi-même allons vous tester tour à tour pour voir à quel point vous avez progressé depuis le mois de mars, annonça le professeur de but en blanc. Faites une file, nous commençons immédiatement.
Un intense brouhaha s'éleva, puis se calma. Le premier à passer était Harry. Le Gryffondor s'avança sur le tapis de combat.
- Vous vous occuperez des garçons, Miss Granger, je m'occupe des filles. Allez-y, lui dit Rogue en la poussant doucement vers le tapis de combat.
Hermione s'avança et se mit en face de son meilleur ami.
- Tu ferais mieux de retirer tes lunettes, Harry, lui conseilla la jeune fille.
- C'est ça, pour devenir aveugle et pour que tu puisses me battre en un rien de temps? Non merci, je préfère les garder.
- Comme tu veux, répondit Hermione en haussant les épaules.
Elle jeta un regard en biais à Rogue, qui lui fit un sourire en coin avant d'hocher imperceptiblement la tête, signe que le combat commençait. Hermione sauta sur Harry, toutes griffes dehors (une expression, pas de panique, Hermione n'est pas soudainement devenue un chat!). Le brun se pencha et il sentit le corps de la jeune fille lui frôler la tête. Elle fit un roulé-boulé, puis se releva à moitié avant de lui faire un croche-jambes. Tellement rapide que le brun ne vit qu'une filée blanche avant de se retrouver face contre terre. Hermione bondit sur le dos du brun, coinçant son genou entre les omoplates, l'empêchant de faire un mouvement des bras et de se relever.
Ils restèrent un moment immobiles, puis Harry tenta de se relever, sans succès. Après quelques secondes, Hermione se leva d'un bond et commenta pendant qu'il se relevait :
- Bon instinct de te pencher, mais tu aurais dû me suivre des yeux. Tu aurais pu voir que je te faisais un croche-jambes et tu aurais réagi en conséquence.
Harry se releva en grommelant, puis alla s'asseoir sous les sifflements moqueurs des autres élèves dans les gradins qui venaient d'apparaître. Puis ce fut Ron qui s'avança.
- Hermione, tu ne me feras pas de mal, hein? Je suis ton meilleur ami, tout de même...
- Je ne peux pas prédire comment tu vas réagir, Ron. À toi de voir comment ça va tourner.
Rogue fit un nouveau signe de tête et tout se passa en un éclair. Hermione se contenta de faire une manchette rapide et efficace sur la nuque du roux qui s'écroula comme une masse.
- De maigres progrès, commenta-t-elle d'un air déçu. Il a à peine bougé.
Harry vint traîner son ami dans les gradins en regardant la jeune fille d'un air furieux. Elle n'y fit pas attention. Lorsque Parvati Patil s'avança sur le tapis, Hermione céda sa place à son professeur de Potions.
La soirée se déroula ainsi, chaque élève se faisant tester, les garçons se battant contre Hermione, les filles contre Rogue. Finalement, le dernier à passer fut Drago. Hermione s'avança et se mit face à lui. Les Serpentard l'encouragèrent :
- Vas-y, Drago!
- Fais-lui mordre la poussière!
- Montres-lui que t'es un homme!
Hermione l'examina attentivement. Enfin un combattant qui serait à la hauteur. Il s'était beaucoup amélioré depuis le premier cours, et la jeune fille sentait que ça allait être un combat explosif.
Elle tourna le regard vers Rogue et constata avec horreur qu'il avait déjà hoché la tête et que Drago s'était déjà mis en mouvement.
Se fiant à son instinct, elle se plaqua au sol. Le talon du blond lui passa au-dessus de la tête dans un sifflement. Avant que sa jambe ne retourne au sol, Hermione saisit son autre cheville et tira d'un cou sec.
Drago ne tomba pas. Déstabilisé seulement, cela permit à la Gryffondor de se relever d'une pirouette et de se mettre en position de combat.
Rogue haussa un sourcil. Hermione ne se mettait en position de combat seulement lorsqu'elle jugeait que son adversaire serait à sa hauteur.
« Intéressant » se dit-il tandis que les deux adversaires tentaient de se mettre K-O par de simples manchettes.
Hermione se lassa la première. Au lieu de faire une autre manchette, elle lança son talon droit pour atteindre Drago au torse. Seulement, mû par un réflexe, le blond se saisit du talon et tira d'un coup sec avant de le lâcher et d'attraper la cuisse de la jeune fille.
La Gryffondor se retrouva collée au torse du Serpentard, la cuisse coincée entre le bras et la hanche de Drago. Elle tenta de se dégager, sans succès. Le blond sourit.
- Coincée, hum? On s'avoue vaincue?
Hermione voulut lui jeter un regard furieux, puis elle eut une idée. Elle lui sourit puis murmura :
- Pas du tout...
Elle passa lentement son bras gauche autour du cou du Serpentard, lui provoquant des frissons. Le professeur Rogue, inquiet, se leva.
- Miss Granger...
Le reste de sa phrase mourut dans sa gorge. Ce qu'il vit le frappa de stupeur. Car tous pensaient qu'elle allait embrasser Drago, cependant elle n'en fit rien.
S'aidant de l'épaule du blond comme appui, Hermione s'éleva et donna sans retenue un coup de genou dans le ventre de Drago. Celui-ci, le souffle coupé, lâcha la cuisse d'Hermione et s'accroupit en se tenant le ventre.
La jeune fille profita de son moment d'inattention pour sauter souplement par-dessus son adversaire. Son dos maintenant offert à elle, la Gryffondor lui décocha un formidable coup de talon tout juste entre les omoplates. Drago s'écroula, inconscient.
Rogue mit un instant à retrouver ses esprits. Puis il se leva.
- Voilà ce qui conclut en beauté votre dernier cours.
Il ouvrit les portes puis les élèves, jetant un dernier regard au Serpentard gisant au sol, sortirent pour rejoindre leurs dortoirs. Rogue et Hermione s'approchèrent.
- Vous pensiez que j'allais le laisser gagner? demanda la Gryffondor.
- Oui, avoua le professeur de Potions.
- Il est important de pouvoir trouver une issue, peu importe la situation.
Rogue sourit. Il reconnaissait bien là son élève.
- Vous n'auriez pas dû le frapper aussi fort.
- Oui, je n'aurais pas dû. Mais ce qui est fait est fait. Je l'emmène à l'infirmerie.
Le Maître des Potions acquiesça puis sortit. Hermione s'agenouilla près du blond puis claqua des doigts. Un elfe de maison apparut puis s'inclina.
- Amène-nous aux appartements des préfets-en-chef, ordonna-t-elle.
L'elfe de maison hocha la tête puis prit délicatement la main de la jeune fille qui avait dans l'autre main celle du blond, puis transplana dans un Crac sonore.
Une fois l'elfe de maison parti, Hermione passa un bras autour de son cou puis déposa doucement le Serpentard sur le canapé. Retenant ses larmes, elle s'assit à côté de lui. N'y pouvant plus, elle se mit à caresser tendrement ses cheveux soyeux.
Au bout d'un moment, une main se posa sur la sienne.
- Je devrai me blesser plus souvent, alors, pour avoir autant d'attention, murmura Drago.
Hermione sourit, les yeux pleins de larmes.
- Ne dis pas de bêtises. C'est moi qui t'ai blessé...
- Parce que tu n'avais pas le choix, la coupa-t-il en embrassant la main prisonnière de la jeune fille qui frissonna.
Drago voulut se redresser, mais son dos et son ventre lui rappelèrent qu'il ne pouvait pas guérir en quelques minutes. Il se rallongea en retenant un cri de douleur.
- Je suis vraiment désolée... dit Hermione d'une voix brisée.
- Hey, murmura Drago en élevant la main au visage de la jeune fille et en lui caressant la joue, c'est pas grave.
Il frissonna.
- Tu as froid? demanda Hermione.
Le blond hocha la tête. La Gryffondor voulut se lever pour aller lui chercher une couverture, mais il la retint en emprisonnant ses mains dans les siennes.
- Pas besoin d'une couverture pour me réchauffer, dit-il avec une pointe d'amusement.
Voyant la mine interrogatrice de la jeune fille, il se redressa, puis l'embrassa doucement. Hermione, surprise, mit un instant avant de répondre fougueusement au baiser. Au bout d'un moment, à bout de souffle, ils se séparèrent.
- Mais... commença Hermione.
Drago la fit taire en posant un doigt sur ses lèvres.
« Délicieuses » pensa-t-il.
- Hermione, depuis le début de l'année, je suis amoureux fou de toi. Ces six années à te mépriser, je les regrette profondément. Mais j'ai changé. Grâce à toi, je ne veux plus devenir un Mangemort. Je suis maintenant espion au service de l'Ordre et ce, depuis l'été dernier. Toujours est-il que je ne peux plus me passer de toi. Toute l'année j'ai dû me retenir sur ordre de Dumbledore. Mais maintenant, je ne peux plus ignorer mes sentiments pour toi. Je t'aime, Hermione, plus que tout.
La jeune fille resta interdite devant tant de sincérité. C'était la plus belle déclaration d'amour qu'elle n'ait jamais entendue. Émue, les larmes aux yeux, elle embrassa fougueusement celui qui, elle le reconnaissait maintenant, avait pris possession de son c½ur.
Au moment où ils se séparaient à nouveau, des coups à la porte les firent sursauter. Hermione se leva d'un bond. Pendant que Drago se levait à son tour, la Gryffondor s'en alla ouvrir.
- Professeur Dumbledore? s'étonna-t-elle.
- Je suis désolé de venir vous importuner à cette heure tardive, Miss Granger, mais ce dont j'ai à vous parler est de la plus haute importance et ne peut pas attendre.
- Bien sûr, entrez, professeur, lui dit Hermione en l'invitant à entrer.
Une fois dans la salle commune, Drago avait disparu dans sa chambre, comprenant qu'il devait laisser le directeur et Hermione seuls. Albus Dumbledore insonorisa la pièce puis s'assit dans un des fauteuils rouges.
- Rien de ce qui doit être dit ici ne devra en sortir.
Hermione s'assit à son tour.
- Miss Granger, vous savez que dans quelques jours, Voldemort prendra l'école d'assaut.
- Oui.
- Mr Potter ne survivra pas à son affrontement.
La Gryffondor étouffa un cri de stupeur.
- Il ne survivra pas? Mais, la prophétie...
- A été changée.
- Que dit-elle?
- Je vous l'ai dit. Mr Potter ne sortira pas vivant de son combat contre Voldemort.
- Mais, qui le tuera alors?
- C'est à vous que s'incombera cette tâche, Miss Granger.
Il lui expliqua en détails ce qu'il attendait d'elle. Au bout d'une demi-heure, il sortit une sphère blanche de sa poche.
- Ceci est un portoloin, Miss Granger. Il s'activera le jour du combat final, à 8h précises.
- Une heure après l'attaque de Voldemort...
- Oui. Vous transplanerez avec Sirius, donc il serait préférable que vous l'avertissiez auparavant.
- Mais, ceux qui l'ont vu...
- Je me chargerai de l'effacer de leur mémoire.
Les épaules de Hermione s'affaissèrent. Elle n'aimait pas la tournure que prenaient les événements. Mais elle n'avait pas le choix.
- Bien, professeur.
- Grâce à vous, le monde reprendra son cours normal, Miss Granger.
Dumbledore se leva et lui donna le portoloin.
- Prenez soin de vous, et courage.
- Au revoir, professeur.
Le directeur lui fit un sourire bienveillant, puis sortit. Hermione, complètement retournée, alla dans sa chambre et ne s'endormit qu'au bout de plusieurs heures.

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 21:14

Modifié le jeudi 19 février 2009 22:24

Chapitre 24

Chapitre 24
Matin du 7 juin. Dernier jour des ASPIC.
Hermione se leva, la nervosité envahissant chaque cellule de son corps. Elle était tendue, et surtout nerveuse. La douche chaude qu'elle prit ne l'apaisa nullement, pas plus que le petit-déjeuner copieux qu'elle prit.
Plus tard dans la journée, après le dîner, sa baguette et le portoloin dans sa poche, elle partit se promener à la lisière de la Forêt Interdite. Elle s'apprêtait à appeler Sirius lorsque deux bras musclés l'encerclèrent par-derrière et que des lèvres chaudes se déposèrent dans son cou.
Elle se détendit complètement en reconnaissant l'odeur de Drago. C'était bien de lui qu'elle avait besoin pour se calmer les nerfs.
Depuis leur premier baiser, Hermione l'avait évité soigneusement, parce qu'elle avait besoin de réfléchir. De plus, elle devait se préparer à leur séparation, et elle savait que chaque instant passé de plus avec lui rendrait cette séparation plus difficile.
- Je ne t'ai pas trouvé pendant sept jours. Tu es drôlement douée pour te cacher, dis donc, lui murmura le blond à l'oreille avant de l'embrasser sensuellement dans le cou.
Hermione nota la pointe d'amusement dans sa voix, preuve qu'il ne lui en voulait pas. Elle émit un faible soupir de soulagement.
- Drago... murmura-t-elle.
Elle se retourna dans les bras de celui qu'elle aimait, puis plongea ses yeux chocolat dans les deux océans bleu-gris remplis d'amour.
- Drago, aujourd'hui je partirai très loin.
Elle lut de l'incompréhension dans ses yeux, aussi continua-t-elle :
- Je ne veux pas partir loin de toi, sache-le bien. Mais je n'ai pas le choix.
Elle prit une grande respiration.
- Je partirai loin. Mais sache, Drago, que je reviendrai. Peu importe ce qui arrivera, ou ce que tu verras, je reviendrai.
Hermione retira de son cou un magnifique collier puis le passa au cou de Drago. C'était une chaîne en or ayant comme pendentif un rubis taillé en forme de c½ur.
- C'est une promesse, ajouta-t-elle.
Drago la fit tournoyer tout en l'embrassant. Puis il la déposa au sol avant de lui murmurer :
- Hermione... Je t'aime.
- Moi aussi, Drago... Moi aussi je t'aime, murmura-t-elle en retour.
Ils s'embrassèrent à nouveau, scellant leur amour. Au moment où ils se séparèrent, à bout de souffle, la cloche retentit, signifiant qu'il leur restait dix minutes avant le début des examens. Main dans la main, ils retournèrent au château. Rendus au hall désert, ils s'embrassèrent une dernière fois avant de se séparer et de partir chacun de leur côté.
Hermione s'éloigna, le c½ur brisé. Avant le début des examens, il fallait qu'elle dise au revoir à une dernière personne.
- Harry! s'exclama-t-elle en se jetant dans ses bras, au bord des larmes.
- Hermione, qu'est-ce qui se passe? demanda le brun.
La Gryffondor recula, pour mémoriser chaque trait de cet être si cher à ses yeux. Et ses yeux, elle ne les oublierait jamais. Ce vert....
Sentant les larmes couler, elle s'enfuit sans explications, plantant sur place un Harry complètement désorienté. Rendue dans la Grande Salle, où aurait lieu l'examen de DCFM, elle reprit le contrôle d'elle-même, puis s'assit à sa place parmi les élèves. Une deuxième cloche sonna, faisant taire les élèves de dernière année. Lupin distribua les copies, puis tourna un gigantesque sablier, démarrant ainsi l'examen.
Hermione regarda sa première question.
1. Comment peut-on reconnaître un elfe? Donnez trois caractéristiques.
Un faible sourire éclaira le visage de la Gryffondor, puis elle commença à écrire.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Une heure plus tard, elle rejoignait à l'extérieur tous les élèves qui avaient fini et qui se promenaient dans le parc, savourant le bonheur de ne plus avoir la pression des examens. Drago, Harry et Ron avaient terminé eux aussi. Hermione s'assura discrètement qu'ils avaient leur baguette, puis s'éloigna vers la Forêt Interdite. Rendue à la lisière, elle appela Sirius. Le lion blanc apparut aussitôt à ses côtés, extrêmement tendu. La Gryffondor caressa machinalement la tête de son compagnon en calculant combien de temps il restait avant que Voldemort ne déboule et ne change le destin.
Pas plus de cinq minutes plus tard, des Mangemorts apparurent dans le parc. La plupart des élèves hurlèrent de frayeur, excepté les anciens membres de l'A.D. et Drago, qui tirèrent leur baguette. Les combats entre les élèves et les Mangemorts débutèrent. Plusieurs élèves tombèrent avant que les professeurs et l'Ordre du Phénix n'arrivent. Puis le parc devint un véritable champ de bataille.
Hermione se jeta dans la mêlée, distribuant coups de pieds, coups de poings et sortilèges neutralisants. Sirius restait derrière à la surveiller, prêt à intervenir à tout moment.
Quelques minutes plus tard, Voldemort apparut. Harry se mit devant lui, prêt à le battre. Les deux ennemis commencèrent à se lancer des sorts, d'un côté mortels, de l'autre simplement pour se défendre.
Finalement, un cri s'éleva et tous s'arrêtèrent. Élèves, Mangemorts, professeurs, membres de l'Ordre, même Harry et Voldemort cessèrent de bouger.
Albus Dumbledore gisait au sol, Severus Rogue, la baguette pointée devant lui. Le professeur de Potions fit un clin d'½il à Hermione, qu'elle seule put voir, puis il transplana avec le corps du directeur.
Les sorciers du côté du bien reprirent les combats avec rage, furieux d'avoir perdu le meilleur des leurs. Les Mangemorts et Voldemort, eux, jubilaient.
- Alors, Potter, triste d'avoir perdu son protecteur?
Ivre de colère, Harry lança l'Avada Kedavra que Voldemort para avec une facilité déconcertante.
- Tu es si prévisible, mon garçon... Avada Kedavra!
Harry n'eut pas le temps de se baisser. Il reçut le sortilège mortel en plein c½ur. Il s'écroula, brisé, toute vie ayant quitté son corps.
Hermione vit toute la scène. Elle sentit une bouffée de rage l'envahir, mais elle se maîtrisa. Il ne fallait jamais perdre le contrôle de soi-même. Surtout pas dans un moment comme celui-là. Elle se contenta de courir vers celui qui avait été autrefois appelé le Survivant. Elle s'agenouilla, les sorts pleuvant autour d'elle sans qu'elle n'y prête attention, puis étreignit une dernière fois le corps froid de son meilleur ami. Elle se releva, les larmes aux yeux, plus forte, plus déterminée que jamais.
C'est à ce moment-là qu'elle aurait dû voir un Mangemort nommé Lucius Malefoy pointer sa baguette vers elle et lui lancer le sort de Stupéfixion.
Malheureusement, elle ne le vit pas, et elle reçut le sortilège de Stupéfixion direct entre les omoplates. Elle s'écroula, inconsciente.
Aussitôt Sirius se mit en action. Sachant qu'il ne lui restait que quelques secondes avant que le Portoloin ne s'active, il se dépêcha à rejoindre sa maîtresse. Ne pouvant rien faire pour la réveiller et craignant qu'elle ne se fasse attaquer à nouveau, il se mit au-dessus d'elle pour faire une barrière de son corps contre les sorts.
Non loin de là, Drago Malefoy se faisait attaquer par des élèves de Gryffondor, notamment des anciens membres de l'A.D. Il ne voulait en aucun cas les tuer, il se contentait donc de les Stupéfixer. Après avoir Stupéfixé le dernier d'entre eux, il vit au même moment sa bien-aimée s'écrouler, inconsciente. Il voulut se précipiter vers elle, mais un stupide élève de Serdaigle le força à détourner le regard. Une fois l'élève hors d'état de nuire, il vit une masse blanche à l'endroit exact où se trouvait Hermione disparaître soudainement. Il courut, mais il ne vit rien. Pas une seule trace de celle qu'il aimait.
Le blond tomba à genoux, le c½ur explosant en mille morceaux, incapable de regarder en face l'horrible vérité. Hermione était partie, comme elle l'avait dit. Sa douce avait disparu, et pour longtemps. Qui sait, pour toujours?
Les sorts pleuvaient autour de lui sans qu'il ne songe un instant qu'ils pourraient le tuer. Il ne prit pas conscience du temps qui passa. Quelques minutes? Des heures? Il s'en fichait.
Une poigne de fer s'abattit soudainement sur son épaule.
- L'autre camp s'est replié, nous avons gagné, déclara Lucius Malefoy.
Il contempla le champ de bataille.
- Potter et Dumbledore morts. Le Maître est très content. Rentrons, Drago.
Le père et le fils blond transplanèrent, laissant sur place ce qui était quelques heures plus tôt un parc tranquille où se promenaient des élèves libérés de la pression des examens.


FIN

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 21:17

Modifié le jeudi 19 février 2009 22:48

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Ok, je l'avoue, j'ai été méchante...
Non, la fanfic Drago-Hermione N'EST PAS FINIE!!!
Mais voyons donc, comment aurais-je pu arrêter cette fic aussi brutalement?
De toute façon, j'ai laissé beaucoup trop de portes ouvertes...
Alors voilà, la suite de la fanfic commence 2 ans plus tard, avec... Non, je ne vous dirai rien, c'est plus amusant de laisser le suspense... Enfin bref, il y aura beaucoup de chapitres, puisque beaucoup de choses vont se passer. Je n'en dis pas plus...


# Posté le mercredi 02 janvier 2008 21:25

Modifié le samedi 08 mars 2008 16:52