Chapitre 6

Chapitre 6
Le lendemain matin, Hermione se fit réveiller par des gouttes d'eau qui tombaient sur son visage. Elle ouvrit les yeux, et crut rêver.
Drago Malefoy se tenait à deux centimètres de son visage, torse nu, une serviette blanche nouée autour de sa taille et les cheveux ruisselants d'eau.
La jeune fille sursauta violemment et recula, loin de ce visage empreint d'une expression indéchiffrable.
- Alors, Granger, fatiguée?
- Qu'est-ce que tu fais là, Malefoy? demanda Hermione qui ne pouvait détacher son regard du torse blanc du blond qui semblait avoir été sculpté dans du marbre.
- Simplement te faire remarquer que tu es en ce moment dans mon canapé.
La Gryffondor regarda sa montre.
- Seulement 7h... Mais Malefoy...
Elle s'interrompit, car Drago avait disparu dans sa chambre pour aller se changer. Puis, remarquant que le temps filait, elle se précipita dans sa chambre pour aller se changer elle aussi.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Une demi-heure plus tard, elle arriva juste avant que Rogue ne referme la porte.
- Désolée pour mon retard, professeur.
Rogue la fixa un moment, puis la laissa entrer sans dire un mot. Elle s'assit rapidement à côté de Malefoy qui la regardait avec un regard interrogateur.
En fait, tous les élèves la regardaient, épatés que le professeur Rogue, qui pourtant ne manquait aucune occasion pour enlever des points à Gryffondor, l'ait laissée entrer sans retirer de points, sans même faire une remarque désobligeante à son sujet!
Hermione n'en revenait pas. D'habitude, le professeur lui aurait retiré une bonne vingtaine de points et aurait eu droit à ses fameux commentaires sournois qui font vraiment mal. Mais là, rien! Absolument rien! Pas même un regard méchant.
« Vraiment bizarre » pensa-t-elle en sortant ses affaires de son sac.
- Aujourd'hui, vous allez faire comme potion le Philtre de Paix. Comme vous l'avez étudié en 5e année, vous devez savoir les effets que cette potion provoque, mais cela m'étonnerait fortement, puisqu'il y en a dans cette classe qui semblent totalement incapables de retenir la moindre information concernant mon cours...
Rogue avait dit ses derniers mots en regardant d'un regard mauvais Harry, Ron et Neville.
- Nous la referons cette année, poursuivit-il, car il y a deux ans, nul n'a réussi à la produire correctement, excepté deux personnes.
Son regard se tourna vers Drago et Hermione, puis revint sur l'ensemble de la classe.
- Vous avez une heure pour fabriquer cette potion.
Il leva sa baguette et des étapes se notèrent au tableau.
- Vous savez où sont les ingrédients, conclut Rogue avant que les élèves ne se lèvent et partent vers l'armoire pour chercher les ingrédients.
Pendant qu'ils préparaient leur potion dans le silence le plus total, Drago glissa un mot à Hermione :
« Qu'est-ce que tu as fait au professeur pour qu'il te laisse entrer sans t'enlever de points? »
La jeune fille écrivit rapidement pendant que Rogue avait le dos tourné :
« Rien du tout. Tu n'as qu'à lui demander toi-même.»
Drago fit disparaître le papier avant que le professeur ne l'intercepte.
À la fin du double cours, après que Rogue leur ait donné un devoir qui leur prendrait certainement tout l'après-midi pour le faire, ils eurent congé pour le reste de la journée.
Hermione se rendit à la bibliothèque, suivie d'un Harry et un Ron désespérés.
- Et on est seulement rendus à notre deuxième journée de cours! se plaignit le roux.
- Voyons, Ron, il n'est pas si difficile que ça le devoir... commença Hermione.
- Parce que tu trouve ça facile, toi, d'énumérer toutes les pierres précieuses qui peuvent être utilisées dans une potion? l'interrompit Harry.
- Ben, si...
- Et d'énumérer en plus toutes leurs propriétés? dit Ron.
- Oui...
- Et où est-ce qu'on peut les trouver? continua le roux.
- Oui...
- Et...
- Ça suffit, vous deux! les interrompit Harry, qui commençait à voir son amie perdre patience.
Ils continuèrent en silence à la bibliothèque, qui était bourrée d'élèves de septième année, qui visiblement avaient eu la même idée qu'eux.
- Bon, décida Hermione. Vous m'attendez là, je vais chercher un ou deux livres sur les pierres précieuses et on ira dans mes appartements, d'accord?
Les deux garçons acquiescèrent puis la jeune fille se fondit dans la foule d'élèves qui bavardaient joyeusement sans se soucier des cris de Madame Pince qui tentait à tout prix de restaurer le calme et le silence dans sa chère bibliothèque.
Hermione se glissa souplement entre les rayonnages, cherchant dans ses souvenirs où elle avait lu un livre traitant sur les pierres précieuses. Finalement, au bout de quelques minutes où elle passa un temps fou à éviter les nombreux élèves qui bousculaient tout sans ménagement, elle parvint au rayonnage qu'elle cherchait. Elle prit un livre puis revint rapidement vers ses deux amis qui l'avaient observée dans son « périple ».
- Waouh, Hermione, s'exclama Harry lorsqu'elle revint vers eux. Comment t'a fait ça? Je n'aurais jamais été capable de me faufiler là-dedans...
- L'avantage d'être une fille... répondit simplement Hermione en se dirigeant vers ses appartements, suivie des deux garçons.
Une fois arrivés là-bas, elle murmura le mot de passe puis les fit entrer.
- Trop génial! s'exclama Ron en faisant le tour.
- J'adore les couleurs, dit Harry d'un air émerveillé. Excepté le vert, le noir et l'argent.
- Et tu as tout cet espace pour toi? demanda Ron.
- Pour moi et Malefoy, malheureusement, répondit la jeune fille. Bon, alors on s'y met?
Les deux garçons acquiescèrent puis ils s'installèrent à une des tables avant de commencer leur devoir.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Deux heures plus tard...
- Hermione, je n'y comprends rien aux propriétés de la pierre de lune, se plaignit Ron.
- Ben va falloir que tu comprennes un jour, parce que je n'ai pas l'intention de te laisser copier! rétorqua la jeune fille.
- Mais...
- Tiens, tiens, mais qui voilà donc.... s'exclama avec une joie feinte une voix traînante.
Hermione fit signe aux garçons de ne pas s'en occuper et de continuer leur devoir, qui était presque fini.
- J'enlève 20 points à Gryffondor pour intrusion sans permission dans les appartements privés des préfets-en-chef.
- J'enlève 30 points à Serpentard pour comportement injustifié envers un élève, rétorqua Hermione sans lever les yeux de son parchemin.
Harry et Ron étouffèrent un rire en voyant Drago ouvrir la bouche, sans qu'aucun son ne franchisse ses lèvres.
- Qu'est-ce qu'il se passe, Malefoy? Tu veux que je te remette dans ton bocal? continua Hermione sans pour autant daigner lever les yeux de son devoir.
Elle écrivit son nom au bas du parchemin, puis le roula et le tendit à Harry.
- Tenez, vous n'aurez qu'à copier le reste. Vous me le redonnerez demain.
Elle regarda sa montre.
- Vous devriez rentrer, il se fait tard.
Les deux garçons hochèrent la tête en souriant puis sortirent en retenant un rire. Une fois sortis, la lionne se mit à rassembler ses affaires sans un regard pour son homologue. Drago parut enfin retrouver ses esprits et s'approcha d'elle d'un pas furieux.
- Pourquoi les as-tu amenés ici? siffla-t-il.
- Tu as vu la bibliothèque? rétorqua la jeune fille haineusement. Impossible de travailler là-bas!
- Vous auriez pu aller dans votre salle commune.
- Oui, c'est ce que j'aurais dû faire! Comme ça je n'aurais pas eu à endurer ton sale caractère!
- Tu t'es regardée deux secondes quand tu me parles? s'énerva le blond. On dirait que tu veux me sauter à la gorge à chaque fois que je t'adresse la parole!
- C'est le cas figure-toi! hurla Hermione.
Elle sentait une terrible colère monter en elle. Pour éviter qu'elle ne sorte sa baguette et qu'elle ne lui jette un sort, elle s'enfuit dans sa chambre.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Hermione resta tout l'après-midi dans sa chambre et n'en ressortit que pour aller à son cours avec Lupin.
Malheureusement pour elle, Drago l'attendait patiemment à la sortie de l'appartement. Elle voulut sortir, mais il la bloqua.
- Pourquoi? demanda-t-il.
- Pourquoi quoi?
Il resta silencieux, se contentant de la regarder avec un autre de ses regards indéchiffrables.
- Pousse-toi, je vais être en retard, dit Hermione, exaspérée.
Drago sourit. Au bord de perdre le contrôle de ses nerfs, elle mit ses deux mains sur le torse du blond et le poussa sans ménagement.
Il se tassa, mais au moment où Hermione allait retirer ses mains, il mit ses mains sur celles de la jeune fille et les pressa doucement. Toute la fureur accumulée d'Hermione s'évanouit aussitôt.
- Malefoy, lâche-moi, dit-elle faiblement.
Drago prit les mains de la Gryfoondor entre les siennes et les embrassa doucement avant de les relâcher, une flamme nouvelle brillant dans ses yeux acier.
Puis il lui sourit avant de se retourner et de se diriger dans sa chambre, laissant sur place une Hermione complètement confuse.
Au bout de quelques minutes à toujours sentir les douces lèvres du blond sur ses mains, la jeune fille se secoua et sortit précipitamment de l'appartement.
En chemin, elle réfléchit au comportement plus qu'étrange du blond, puis en vint à la conclusion qu'il était tout simplement devenu fou. Elle décida d'oublier cet incident au moment où elle arrivait devant le bureau de Lupin.


# Posté le samedi 15 décembre 2007 17:25

Modifié le samedi 14 février 2009 13:34

Chapitre 7

Chapitre 7
- Fléchis un peu les genoux, Hermione, lui dit Lupin avant de lui lancer un sort féroce qu'elle bloqua avec facilité.
Aussitôt arrivée, Lupin lui avait expliqué très rapidement les règles du duel avant de lui apprendre quelques sorts utiles.
La , qui assimilait vite, acquis rapidement le tour et put faire un « vrai » combat avec son professeur.
Depuis presque une heure qu'ils combattaient inlassablement, Lupin faisant toujours les mêmes attaques, corrigeant par-ci par-là les erreurs de la jeune fille.
- On va arrêter là pour aujourd'hui, Hermione, déclara Lupin en baissant sa baguette. Bravo, je suis vraiment impressionné. Je ne savais pas que tu avais ça dans le sang. On se revoit la semaine prochaine.
- Bien, professeur, dit Hermione avant de sortir du bureau.
Elle courut presque jusqu'à son appartement pour se dépêcher de prendre une douche, car elle était couverte de sueur. Rendue dans sa salle commune, elle fonça à toute vitesse dans la salle de bain et laissa longtemps couler l'eau chaude sur son corps. Une fois propre, elle enfila sa nuisette en satin noir et se glissa entre ses draps délicieusement chauds avant de s'endormir d'un sommeil profond.
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Le lendemain matin, Hermione se rendit à la Grande Salle après avoir pris une douche rapide.
- Salut les gars, dit-elle en s'asseyant entre Harry et Ron.
- Mini test de mémoire, dit le roux. Dis-moi les quatre cours d'aujourd'hui.
- Double cours de sortilèges, potions et DCFM, récita Hermione.
- Mais comment elle fait pour tout savoir, cette fille? demanda Ron à Harry.
- Aucune idée, lui répondit le brun.
Ils déjeunèrent en silence et filèrent en cours de Sortilèges.
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- J'ai adoré ce cours, déclara Ron en sortant du double cours de Sortilèges.
- Mais, Ron, dit Hermione, tu as tout raté...
- Et alors? dit-il brusquement. Ça n'empêche pas les gens de s'amuser!
- Oh, ça va, vous deux, les interrompit Harry d'un ton exaspéré.
Ils se dirigèrent en silence vers la Grande Salle. Lorsqu'ils s'assirent, ils recommencèrent à parler de tout et de rien jusqu'au moment où ils durent se rendre au cours de Potions. En chemin, Ron ramena sur le tapis l'attitude étrange de Rogue la journée d'avant :
- Hé, dis-moi Hermione, tu sais pourquoi Rogue t'a laissé entrer sans dire un mot lorsque tu es arrivée en retard, hier?
- Non, je n'en ai absolument aucune idée, répondit la jeune fille.
- Tu n'as absolument rien fait de louche avec lui? insista Harry.
- Que... QUOI? s'indigna Hermione. COMMENT OSES-TU PENSER UNE CHOSE PAREILLE?
- Mais... tenta-t-il.
- HARRY POTTER, TU N'ES QU'UN PAUVRE MINABLE QUI A DES IDÉES ABSOLUMENT ODIEUSES!!! cria Hermione avant de s'engouffrer dans le cachot de Potions.
- Harry, je crois que tu n'aurais pas dû lui dire ça... lui dit Ron pendant qu'ils entraient à leur tour.
- J'avais remarqué figure-toi, rétorqua Harry en s'asseyant.
- Taisez-vous, dit Rogue en entrant dans le cachot. Aujourd'hui, vous allez faire un Philtre d'Embrouille. Vous savez ce que vous avez à faire, termina-t-il en tapotant le tableau de sa baguette qui se nota de plusieurs étapes.
Pendant qu'ils faisaient la potion dans un silence plus que complet, Hermione, toujours aussi furieuse, allait mettre la livèche avant l'achillée sternutatoire lorsque sa main fut retenue par celle de son binôme. Elle se rendit compte de son erreur et retira prestement sa main en remerciant du regard le beau blond à côté d'elle. Celui-ci sourit, puis, sentant encore la colère de la jeune fille, il posa sa main sur la cuisse de la lionne et la pressa doucement.
Toute la colère d'Hermione s'évanouit aussitôt, et Drago retira sa main. Elle jeta un regard noir au Serpentard, à défaut de lui hurler dessus, ce qui attirerait immanquablement l'attention de Rogue. Le blond lui offrit un sourire charmeur. Néanmoins calmée, la jeune fille continua la potion.
Le reste du cours passa dans un silence complet. Finalement la cloche sonna. Hermione ramassa ses affaires en vitesse et sortit sans un regard pour Harry et Ron qui la regardaient d'un air désolé.
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- Bonjour tout le monde, déclara Lupin lorsque tous les élèves furent assis. Alors, comme nous avons laissé en plan notre discussion sur les elfes au dernier cours, nous le reprendrons aujourd'hui, mais pas directement sur les elfes.
Des murmures interrogateurs s'élevèrent. D'un geste de la main, le professeur les fit taire.
- Nous parlerons aujourd'hui des compagnons des elfes.
Seule Hermione sourit tandis que les élèves se regardaient d'un air interrogateur.
- Je crois que Miss Granger en connaît un rayon sur le sujet, je me trompe? demanda Lupin d'un ton amusé, ayant remarqué le sourire de la jeune fille.
- Pas du tout, professeur, répondit Hermione.
- Très bien, alors je ne vois pas de problème à ce que vous partagiez votre immense savoir avec nous, lui dit Lupin avant de s'asseoir derrière son bureau.
- Merci, professeur. Alors, pour commencer, n'importe quel animal possédant de pouvoirs magiques peut être le compagnon d'un elfe...
Elle parla sans interruption pendant une bonne demi-heure, toute l'attention des élèves fixée sur elle.
- Et, finalement, conclut la jeune fille, lorsqu'un elfe mourrait, son compagnon mourrait aussi, car le lien qui les réunissait alors a été brisé : sans ce lien, aucun des deux ne peut vivre.
- Merci, Hermione, la remercia Lupin en souriant.
La cloche sonna.
- Très bien, vous me donnerez un parchemin complet sur le comportement d'un elfe à l'adolescence et sur son compagnon pour lundi prochain. À vendredi, leur dit Lupin.
Pendant que les élèves sortaient, Hermione s'approcha du professeur qui ramassait ses feuilles.
- Professeur?
- Oui, Hermione?
- Je me demandais si vous pouviez me dire ce que vous savez sur l'ancien langage?
Lupin leva les yeux vers la lionne d'un air triste.
- Ah, ma chère Hermione, je ne puis malheureusement rien vous dire sur ce sujet. J'ai eu beau fouiller partout, je n'ai rien trouvé nulle part. À croire que ce langage n'existe pas, ou a été tout simplement oublié....
- Ah. Merci quand même, professeur.
Hermione sortit, déçue.
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- Hermione!
Lorsque la jeune fille se retourna, Harry arrivait à sa hauteur.
- Écoute, je suis vraiment désolé pour tout à l'heure, souffla-t-il. Ce n'est pas ce que je voulais dire...
- Alors que voulais-tu dire? dit-elle froidement.
- Je demandais simplement si tu n'avais pas fait quelque chose qui l'aurait rendu, disons, content, et que c'étais pour cette raison qu'il t'avait laissé entrer sans dire un mot.
Hermione se mordit la lèvre. C'est exactement ce qu'elle redoutait comme question. Tant pis, elle allait devoir mentir à son frère de c½ur...
- Non, je n'ai absolument rien fait d'anormal, Harry, mentit-elle. Et si jamais il a été content de moi pour une quelconque raison, alors il ne me l'a jamais laissé savoir, conclut-elle, en disant cette fois la vérité.
- Ah, si tu le dis...
Ron les rejoignit alors qu'ils entraient dans la Grande Salle pour le dîner (le souper pour nous. Ils sont en Angleterre, que diable!).
- Alors, tout va pour le mieux? se risqua le roux, la tête rentrée dans les épaules.
- Tout va très bien, Ron, lui répondit la jeune fille d'un ton chaleureux.
Aussitôt le roux se détendit. Ils s'assirent et mangèrent d'un bon appétit. À la fin du repas, Hermione partit vers ses appartements en prétextant aller faire ses devoirs. Les deux garçons lui souhaitèrent bonne nuit, puis rentrèrent au dortoir des Gryffondor.
Hermione, aussitôt tourné le coin du couloir, vérifia qu'il n'y avait personne, puis se dirigea vers le bureau du professeur McGonagall, qui l'attendait pour son cours de Maîtrise de Soi.
Arrivée devant la porte du bureau, elle regarda sa montre.
6h59.
Elle frappa. La porte s'ouvrit. Hermione entra.
- Je suis ravie de voir que vous êtes très ponctuelle, Miss Granger, commenta le professeur McGonagall, assise derrière son bureau. Asseyez-vous, dit-elle en désignant une chaise.
La jeune fille s'assit.
- Bien. Alors commençons. Obtenir la parfaite maîtrise de soi n'est pas à la portée de n'importe quel sorcier. C'est un niveau de très haute magie qui nécessite beaucoup de puissance, de patience et de volonté...
Elle continua à parler pendant toute l'heure qui suivit, résumant un peu le chemin qu'Hermione aurait à parcourir afin d'acquérir la plus parfaite Maîtrise de Soi.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- Ah, déjà huit heures. Vous feriez bien de rentrer, Miss Granger.
La jeune fille se leva, souhaita bonne nuit à son professeur et rentra dans ses appartements. Elle se dirigea vers sa chambre, mais fut stoppée à quelques mètres de la porte par des bras musclés qui lui enserrèrent la taille.
- Où étais-tu? murmura Drago à son oreille.
Hermione voulut se débattre et lui hurler de la lâcher, mais elle ne savait pourquoi, quelque chose l'en empêchait. Pourtant, quand il ne la touchait pas, elle pouvait lui crier dessus à loisir. Mais dès que sa peau entrait en contact avec la sienne, toute colère semblait la fuir.
- Malefoy, lâche-moi, dit-elle faiblement.
- Réponds d'abord à ma question, on verra ensuite, dit le blond d'un ton malicieux en raffermissant sa prise sur la taille fine d'Hermione.
Elle se sentait trop fatiguée pour lui mentir, mais elle ne pouvait quand même pas lui dire la vérité. Elle opta pour un mensonge par omission :
- J'étais avec McGonagall. Lâche-moi, maintenant, murmura-t-elle.
- Que faisais-tu avec elle?
- J'ai répondu à ta question, lâche-moi, dit la jeune fille qui, dans un véritable effort de volonté, tenta de se dégager.
Drago la regarda longuement, puis la relâcha à contrec½ur. Hermione, rassérénée, bondit dans sa chambre et claqua la porte. Elle s'effondra dans son lit après s'être changée, puis s'endormit.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Le lendemain matin, Hermione se leva tard, ayant tout oublié de son altercation avec Drago la veille.
« Mais pourquoi me suis-je réveillée si tard ce matin? » se demanda-t-elle pendant qu'elle prenait sa douche.
Elle ne trouva aucune réponse à ce mystère lorsqu'elle descendit prendre son petit-déjeuner. Elle adressa un bref bonjour à Harry et Ron puis s'assit, pensive. Les deux garçons n'osèrent pas la déranger et mangèrent en silence.
Au bout d'un moment, n'y tenant plus, Ron demanda :
- Hermione, ça va?
Harry regarda Hermione qui ne réagissait pas. Il lui passa la main devant les yeux, mais elle ne remua pas un cil. Perdant patience, Ron s'exclama :
- HERMIONE!
La jeune fille sursauta.
- Quoi, que disais-tu, Ron?
- Que s'est-il passé?
- Hein? Mais de quoi tu parles?
- Que s'est-il passé avec Malefoy? Il t'a fait un sale coup, encore? Attends qu'on aille lui démolir son joli petit nez... dit Ron en se levant.
- Non! s'écria Hermione en le retenant par le bras. Il ne s'est rien passé, je te jure! Je ne faisais que réfléchir!
Ron regarda longuement son amie, puis, convaincu, se rassit. Hermione poussa un infime soupir de soulagement.
« Mais qu'est-ce qui me prend tout à coup? » se dit-elle. « Me voilà en train de défendre cet imbécile de Malefoy! »
Elle secoua la tête, puis le trio se dirigea vers leurs double cours de Métamorphose.


# Posté le samedi 15 décembre 2007 18:39

Modifié le samedi 14 février 2009 13:52

Chapitre 8

Chapitre 8
Après une journée de cours paisible et un dîner enjoué, Hermione déclara à ses deux amis qu'elle resterait seule toute pour faire ses devoirs. Elle leur souhaita bonne nuit et monta dans ses appartements.
Au moment où elle passait le tableau, elle entendit du vacarme venant de sa chambre. Alertée, la jeune fille s'y précipita.
Ce qu'elle vit la cloua sur place : son lion, sur le torse d'un Drago en sang, s'apprêtant à lui couper la gorge avec ses dents tranchantes.
- SIRIUS!!!! hurla-t-elle.
Le lion blanc vit alors sa maîtresse, et abandonna sa proie pour aller se jeter dans les bras d'Hermione.
Mais la jeune fille le reposa par terre, furieuse. Elle savait que son compagnon avait attaqué Malefoy pour la protéger, mais il ne fallait pas exagérer!
- Je peux savoir ce qui t'a pris? dit-elle à Sirius.
Le jeune lion baissa la tête et prit un air dépité.
- Tu aurais pu le tuer! s'exclama-t-elle en désignant le blond, toujours étendu par terre, à moitié conscient.
Elle aurait pu l'engueuler encore longtemps si Drago n'avait pas remué. Hermione ordonna à Sirius de ne pas bouger de la chambre et passa un bras de Malefoy autour de ses épaules avant de le relever, le faisant grogner de douleur.
Elle le traîna tant bien que mal jusqu'au canapé dans leur salle commune et l'y étendit avant de repartir chercher de quoi le soigner dans la salle de bains. Lorsqu'elle revint, elle s'aperçut qu'il était brûlant de fièvre.
- Bon sang, mais qu'est-ce qu'il t'a fait... soupira Hermione en posant une main fraîche sur son front.
Le blond saisit la main de la jeune fille et ouvrit les yeux.
- Hermione... murmura-t-il.
- Chut, il faut te reposer, lui dit doucement la lionne, troublée par la manière dont le jeune homme avait prononcé son nom.
Drago ferma les yeux, un peu apaisé. Hermione lui retira sa chemise en lambeaux et procéda à un examen rapide de son torse qui présentait une multitude de griffures peu profondes. Elle nettoya le plus doucement possible le sang séché et prit une potion spécialement pour refermer les griffures avant de l'étaler consciencieusement sur le torse du blond.
Le jeune homme avait beau être meurtri et souffrir de partout, il ne pouvait s'empêcher d'apprécier chaque caresse que lui faisait involontairement celle qu'il aimait. Lentement, les écorchures de Drago disparurent, laissant place de nouveau à sa peau blanche et pâle.
Pourtant, sa fièvre ne baissait pas.
Hermione lui mit un linge mouillé sur le front puis le leva pour aller le porter dans sa chambre, sur son lit. Au moment où elle allait sortir pour chercher l'aide de Mme Pomfresh, Drago la retint par le bras.
- Ne pars pas... murmura-t-il d'un ton suppliant.
La jeune fille ne put se résoudre à le laisser ainsi tout seul. Voyant qu'il se faisait tard, elle se glissa aux côtés de Drago. Celui-ci, grelottant à présent, l'entoura de ses bras puissants pour gagner un peu de chaleur.
Hermione se lova contre le torse du blond qui ferma les yeux de contentement. Au bout d'un moment, elle entendit la respiration de Drago devenir plus régulière, plus profonde, signe qu'il était endormi.
Elle laissa passer cinq minutes, puis ouvrit lentement les yeux.
Il dormait paisiblement, son torse se soulevant au rythme de sa respiration, ses cheveux blonds retombant en mèches folles autour de son visage aux traits fins.
« Il a l'air d'un ange comme ça », se dit Hermione, attendrie.
Puis, délicatement, elle ôta les bras de Drago enserrés autour de sa taille, sans le réveiller.
Elle se leva, regarda son colocataire une dernière fois, puis sortit pour aller se coucher dans sa propre chambre, soucieuse de ne pas le déranger.
Elle aurait bien voulu rester toute la nuit dans ses bras, mais elle savait que le lendemain matin, ayant retrouvé toute sa lucidité, il l'aurait envoyé promener sans la remercier.
C'est pourquoi elle préférait ne pas trop rester proche du Serpentard.
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Le lendemain matin, un rayon de soleil vint réveiller doucement Hermione. Elle se leva puis alla dans la chambre de Drago.
Il dormait toujours, elle en profita donc pour vérifier s'il avait encore de la fièvre. Elle posa une main fraîche sur son front légèrement chaud. Il ouvrit les yeux, puis croisa le regard de la jeune fille.
- Tu es encore malade, tu resteras ici pour aujourd'hui, déclara Hermione avant de se relever.
Il la remercia du regard, puis referma les yeux. Elle sortit prendre une douche pour la dernière journée de la semaine.
Une fois prête, elle descendit prendre son petit-déjeuner, laissant dormir l'ange blond, sachant qu'il avait passé une soirée éprouvante.
- Salut! dit une Hermione enjouée en s'asseyant entre Harry et Ron.
- Heu, salut Hermione, dit le brun avec une mine interrogatrice.
- Mione, tout va bien? demanda Ron.
- Tout va pour le mieux!
- Si tu le dis....
Ils déjeunèrent joyeusement, puis au moment où ils sortaient de la Grande Salle pour aller à leur double cours de DCFM, un bouledogue se posta devant le trio.
- Où est-il? demanda dédaigneusement Pansy Parkinson.
- De quoi tu causes, le bouledogue? demanda Ron, agacé.
- Je parle de Draguinouchet, pauvre idiot!
Elle se tourna vers Hermione.
- Alors, où est-il?
- Pourquoi je te le dirais? rétorqua la lionne. Il est très bien là où il est.
Sur ces mots, elle entraîna ses deux amis loin de Pansy qui la regardait sans comprendre.
- Que veux-tu dire, Mione, par « il est très bien là où il est »? demanda Ron.
- Il est malade, il restera cloué au lit toute la journée, il ne nous dérangera pas, assura Hermione.
- La chance! s'exclama Ron. On aura la paix pendant toute la journée!

# Posté le samedi 15 décembre 2007 18:43

Modifié le samedi 14 février 2009 14:00

Chapitre 9

Chapitre 9
À la fin de la journée, Hermione se rendit dans sa salle commune. Elle appela Sirius qui vint aussitôt se jeter dans ses bras. Elle enfouit son visage dans la fourrure blanche de son lion, qui en ronronna de plaisir. Puis elle le déposa par terre en lui disant :
- Bon. Il est temps pour toi d'aller dans la Forêt Interdite.
Sirius fit une moue boudeuse.
- Ne fais pas cette tête. Tu sais très bien que je n'ai aucune envie de te voir là-dedans, à la merci de ces horribles créatures qui hantent la Forêt. Allez, viens.
Hermione sortit, le lion blanc sur les talons.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Plus ils avançaient, moins la lumière passait entre les arbres de plus en plus touffus. Bientôt, la lumière ne passa plus du tout et Hermione dut sortir sa baguette.
- Lumos!
Une lumière vive jaillit de sa baguette et éclaira à plus de cinq mètres d'elle. Un peu plus loin, Sirius essayait de tout sentir en même temps : les arbres, l'air, l'herbe...
Hermione recommença à marcher tandis que le petit lion s'éloignait de plus en plus. Quelques minutes plus tard, la jeune fille ne vit plus l'habituelle tache blanche qu'elle utilisait pour se guider.
- Sirius? dit-elle d'un ton inquiet.
Pas de réponse.
- Sirius? dit-elle, plus fort.
Toujours pas de réponse.
- Oh, c'est pas vrai...
Elle tenta de lui parler télépathiquement, même si elle ne savait pas comment. Elle ne put le joindre, puisqu'il était trop occupé à sentir tout ce qu'il trouvait.
La peur lui étreignit le ventre. Elle détestait la Forêt Interdite, et s'y retrouver toute seule ne lui disait rien qui vaille. Surtout qu'on ne savait jamais ce qu'on pouvait rencontrer...
Un craquement la fit sursauter. Elle se tourna vers la source du bruit, mais elle ne vit rien.
- Sirius?
Un autre craquement, plus proche, la fit sursauter de nouveau. Hermione se maudit intérieurement d'avoir suivi son lion.
Un bruit de buissons qu'on écarte la décida. Tant pis pour le vacarme qu'elle ferait...
- SIRIUS! cria-t-elle de toutes ses forces.
Un long silence lui répondit. Puis trois créatures apparurent dans le cercle de lumière créé par la baguette d'Hermione.
Des centaures.
- Qui es-tu, humaine? demanda d'un ton menaçant un des centaures au pelage noir.
- Calme-toi, Bane, lui intima un autre, ce n'est encore qu'un poulain.
- Plus pour longtemps, Magorian, rétorqua le dénommé Bane. Bientôt elle atteindra l'âge adulte, ça se voit facilement.
Pendant que les deux centaures se disputaient, le troisième, qui avait le pelage doré, s'approcha d'une Hermione terrifiée.
- Dis-moi ton nom, demanda-t-il doucement.
La jeune fille, répondit d'une voix hésitante :
- Hermione Granger.
- Amie du célèbre Harry Potter... commenta le centaure d'un air pensif. Hermione, tu as dit?
Elle hocha la tête.
Le centaure se tourna vers Magorian et Bane qui se disputaient toujours.
- C'est elle.
Les deux centaures se turent aussitôt.
- Tu es sûr que c'est elle? demanda Bane, suspicieux.
- Absolument.
- Dans ce cas on l'emmène, décida Magorian.
Hermione, qui n'avait rien compris de la conversation des trois centaures, comprit néanmoins la dernière phrase de Magorian et recula d'un pas.
- Bane? demanda le centaure au pelage doré.
- Non.
- Mais...
- C'est non. Ce n'est pas parce qu'elle est leur dernière représentante que je vais me changer en mulet.
- Tu devrais considérer ça comme un honneur, gronda Magorian.
- Mais elle ne sait même pas qui elle est! protesta Bane.
Les deux autres centaures se renfrognèrent. Celui au pelage doré s'avança et s'inclina devant une Hermione plus que confuse.
- Ce sera un réel honneur pour moi, Miss Hermione.
Puis, sans plus de cérémonie, il la souleva, aussi légère qu'une plume, et la mit sur son large dos de cheval.
- Accroche-toi à ma taille, ordonna-t-il d'un ton doux.
Hermione, qui ne comprenait plus rien, s'exécuta. Aussitôt elle fut emportée dans un labyrinthe d'arbres et de buissons. Les évènements se bousculant dans sa tête trop vite, la jeune fille ferma les yeux et se laissa aller sur le dos musclé du centaure.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Lorsque Hermione ouvrit les yeux, elle était étendue sur un sol de terre battue, dans une cabane en bois avec de grandes fenêtres qui laissaient entrer la clarté du soleil couchant. Elle se leva et s'approcha d'une fenêtre pour admirer un formidable coucher de soleil.
- Le coucher du soleil est aussi mon moment préféré de la journée, déclara une voix derrière elle.
La jeune se retourna et découvrit le centaure au pelage doré qui l'avait embarquée sur son dos, dans la Forêt.
- Je m'appelle Ronan, un ami de Firenze, lui dit le centaure en lui tendant la main.
Hermione recula d'un pas.
- Que s'est-il passé?
- Tu t'es endormie pendant que je t'emmenais à notre campement, expliqua le centaure en baissant sa main.
- Je ne comprends plus rien, dit Hermione en prenant sa tête entre ses mains et en glissant le long du mur pour finir assise par terre.
Le centaure vint s'asseoir à côté d'elle.
- Pose tes questions, je verrai si je peux y répondre.
Hermione prit une grande inspiration.
- Je ne comprends pas de quoi vous parliez tout à l'heure. Comment se fait-il que vous me connaissiez? Pourquoi m'amenez-vous à votre campement alors qu'aucun humain ne peut y aller? Et de quoi suis-je la dernière représentante?
Le centaure se gratta la tête.
- Ça fait beaucoup de questions, déclara-t-il.
Il se leva.
- Malheureusement, je ne peux en répondre à aucune.
Il recula jusqu'à la porte.
- Tu dormiras ici.
- Attendez! s'exclama Hermione avant qu'il ne sorte. Pourquoi ne voulez-vous pas me ramener à Poudlard?
- Je ne peux pas, dit Ronan en détournant le regard.
- Pourquoi?
- Les autres centaures veulent te garder ici.
Sans laisser le temps à Hermione de répliquer, il sortit et referma la porte. Elle entendit le verrou faire un déclic.
Elle était enfermée.
« Bon, il faut que je sorte d'ici et que je trouve un moyen de regagner l'école sans que cette bande de fous mystérieux ne remarquent ma fuite. Personne ne sait que je suis présentement au beau milieu de la Forêt Interdite, dans un campement de centaures dont je ne sais même pas ce qu'ils me veulent. »
Elle se leva et sortit sa baguette de sa manche. Elle la pointa sur la porte et murmura un « Alohomora ».
Aussitôt la porte s'ouvrit en silence, sans un grincement. Hermione se glissa furtivement hors de la cabane après avoir rangé sa baguette dans sa manche, pour ne pas que les centaures la lui enlèvent s'ils la rattrapaient.
Elle fut époustouflée par la beauté du « campement » des centaures : une immense clairière où une centaine de tentes de toutes les couleurs étaient dressées. Entre les tentes circulaient un nombre incroyable de centaures au pelage d'une diversité stupéfiante : noir, auburn, roux, noisette, marron, blanc, blond, palomino et j'en passe.
Mais elle ne put s'attarder sur la vue magnifique des centaures (ce sont tous des hommes, soit-dit en passant), car elle risquait de se faire découvrir à tout moment. Elle avisa la lisière de la clairière et s'y rendit rapidement en longeant les murs de la cabane.
De nouveau dans la forêt, elle se mit à courir de toutes ses forces dans la faible lumière, malgré le fait qu'elle ne savait absolument pas si elle allait dans la bonne direction.
Après dix minutes de course effrénée, Hermione s'arrêta, à bout de souffle. Sa joie de s'être échappée s'évanouit bien vite lorsqu'elle entendit des cris de frustrations et des bruits de sabots qui heurtaient durement le sol à quelques kilomètres de là.
La jeune fille se remit à courir. Malgré cela, elle les sentait s'approcher rapidement.
« Dans trente secondes, si je n'ai pas de cachette, je suis foutue », pensa-t-elle en accélérant l'allure.
Les centaures se rapprochaient toujours, et Hermione désespérait de ne pas trouver de cachette. Les arbres défilaient à côté d'elle sans qu'elle n'y prête attention. C'est pourquoi elle ne vit pas un bras se tendre vers elle. Le bras l'agrippa par le col de sa cape et l'attira dans le creux d'un arbre. La jeune fille se retrouva collée à un corps chaud, musclé et puissant.
- Alors, Granger, amusant de se faire poursuivre par des centaures?
- Malefoy?
- Qui veux-tu que ce soit? dit-il en ôtant son capuchon, dévoilant une chevelure blonde.
- J'aurais préféré quelqu'un d'autre que toi, ronchonna la jeune fille.
Drago lui prit le menton et l'obligea à le regarder dans les yeux.
- Ne me parles pas comme ça, Granger. Je t'ai sauvé la vie, tu as une dette envers moi, ne l'oublie surtout pas.
Hermione dégagea brusquement son menton de la prise de Drago. Cependant, elle était coincée entre lui et l'arbre. Pas moyen de s'enfuir en courant pour échapper à ce regard gris acier qui la transperçait de part en part.
- Malefoy, ça te dirait de dégager, qu'on puisse s'en aller avant qu'ils ne reviennent?
Au contraire, Drago se rapprocha de la jeune fille, collant son corps au sien. Elle pouvait sentir son souffle dans son cou.
- Malefoy...
Drago lui mit un doigt sur les lèvres d'Hermione, la faisant taire du même coup.
- Ils s'en viennent, murmura-t-il.
Il ôta son doigt, et Hermione resta silencieuse. Ils entendirent des cris au loin :
- Tu es sûr de ne pas l'avoir vue partir, Ronan?
- Absolument certain, Bane. Ça fait dix fois que tu me le demandes.
- On n'est jamais sûr, Ronan, tu devrais le savoir, avec Firenze...
- Oh, ça va, pas besoin de ramener ça...
- On ne la retrouvera jamais, protesta la voix de Magorian.
- Tu as raison, approuva la voix de Bane. Retournons au campement.
- Mais qu'est-ce qu'on va faire d'elle? On ne peut la laisser retourner parmi les siens...
- Parmi les humains, corrigea la voix de Magorian, tu sais très bien qu'elle n'en est pas une...
Le c½ur d'Hermione manqua un battement. Si elle n'était pas humaine, qu'était-elle alors?
- On pourrait essayer de retrouver son compagnon, proposa la voix de Ronan. Si jamais on le retrouve, à coup sûr elle revient le chercher.
- Bonne idée, approuva la voix de Magorian. On s'y mettra dès demain.
Les deux jeunes sorciers entendirent les trois centaures s'éloigner. Lorsqu'il fut certain qu'ils étaient partis, et loin, Drago recula lentement, et sortit du creux de l'arbre, suivi quelques secondes plus tard d'Hermione.
- C'est par où Poudlard? demanda-t-elle.
- Par là, dit-il en pointant une direction.
Hermione s'y dirigea d'un pas rapide sans un regard pour le blond qui la regarda un instant avant de courir pour arriver à sa hauteur.
- Mais qu'est-ce que tu fais, Granger?
- Je retourne à Poudlard, tiens! répondit-elle, irritée.
Il l'attrapa par les épaules et l'immobilisa, l'obligeant à le regarder dans les yeux encore une fois.
- Pourquoi es-tu si pressée?
- Parce que je dois m'avancer dans mes devoirs! inventa-t-elle rapidement.
En fait, elle voulait simplement qu'on lui fiche la paix pour pouvoir réfléchir à ce que les trois centaures avaient dit.
Elle se dégagea brusquement et continua à marcher d'un pas rapide. Drago courut à nouveau pour arriver à sa hauteur.
- Il y a un truc que je n'ai pas compris.
- Dis toujours.
- Que voulaient-ils dirent par « tu sais très bien qu'elle n'en est pas une » ?
- Aucune idée, rétorqua-t-elle sèchement.
Drago n'insista pas, ce qui la surprit.
- Comment savais-tu que j'étais dans la Forêt Interdite? demanda-t-elle d'un ton radouci après quelques minutes de silence.
- Je t'ai suivi, répondit le blond d'un ton aussi calme.
Elle resta songeuse.
- Pourquoi?
- Ce n'est pas tous les jours que l'on voit Hermione Granger aller se promener dans la Forêt Interdite!
Aucune méchanceté dans sa voix, aucun sarcasme, de la simple taquinerie.
« C'est fou ce qu'il peut être gentil quand il le veut » pensa-t-elle.
Ils restèrent en silence jusqu'à ce qu'ils sortent de la Forêt Interdite. Hermione respira un bon coup.
- Je dois y aller. Et surtout pas un mot à personne de ce qui vient de se passer, dit-elle à Drago avant de partir en courant à l'intérieur du château.
Elle se précipita dans ses appartements, puis après s'être changée, s'écroula dans son lit, de multiples questions envahissant son esprit.

# Posté le samedi 15 décembre 2007 19:20

Modifié le samedi 14 février 2009 14:14

Chapitre 10

Chapitre 10
Deux mois ont passé.
Hermione, depuis cette soirée, avait soigneusement évité Drago et passait le plus clair de son temps avec Harry et Ron.
Avec Rogue, elle s'entraînait beaucoup et réussissait presque à fermer son esprit face à son professeur de Potions.
Avec Lupin, elle s'entraînait aussi et arrivait presque à battre son professeur de DCFM.
Avec McGonagall, elle s'entraînait avec beaucoup d'ardeur et son professeur de Métamorphose lui a assuré qu'elle serait bientôt prête à commencer les tests qui confirmeraient sa parfaite maîtrise d'elle-même.
Bref, tout allait pour le mieux.
Lorsqu'elle se leva, en ce matin nuageux du 24 octobre, elle vit une missive posé sur son bureau. Elle remarqua le sceau de Poudlard avant de lire :

Miss Granger,
Étant donné qu'Halloween approche à grands pas, j'attends vos propositions pour ce que vous et votre colocataire organiserez pour le bal.
Avec mes salutations respectueuses,
Albus Dumbledore.


« Quoi! Et c'est aujourd'hui qu'il nous le rappelle! » jura intérieurement Hermione avant de s'habiller rapidement et de sortir dans sa salle commune.
Heureusement pour elle, Drago était assis à la table de travail en train de faire un devoir de Potions.
- Malefoy, faut qu'on parle, dit la lionne en s'asseyant à côté du blond.
- C'est exactement ce que tu es en train de faire, lui répondit le Serpentard sans lever les yeux de son parchemin.
Hermione soupira d'exaspération, puis continua :
- Il faut organiser le bal d'Halloween, tu te souviens? Dumbledore attend nos propositions.
Elle sortit une plume et un parchemin de son sac.
- Alors, tu as des idées? demanda Hermione.
- Pas vraiment, non, répondit Drago avant de se replonger dans son devoir.
Hermione resta stupéfaite. Puis la colère se mit à bouillir dans ses veines.
- Tu es irrécupérable, déclara la jeune fille en se levant. Et moi qui croyais que tu avais changé...
Malefoy tressaillit.
- Apparemment je me suis trompée sur ton compte, conclut la Gryffondor avant de sortir de la salle commune d' un pas furieux.
Drago lâcha sa plume et se prit la tête entre ses mains en soupirant.
Oui, il avait changé. Il n'était plus le petit garçon arrogant et fier que Poudlard connaissait. Il restait de plus en plus souvent seul, s'enfermant des journées entières à la bibliothèque à travailler. Il n'insultait plus le trio. Il ne lui parlait même plus. Il traînait de moins en moins avec les Serpentard, préférant la tranquillité de sa salle commune ou de la bibliothèque.
Toute l'école avait pu remarquer son changement d'attitude. Même Hermione, sa douce, l'avait vu. Mais pourquoi, pourquoi avait-il fallu qu'elle se fâche et le blâme au seul moment où il avait relâché son contrôle sans même le faire exprès?
Il fixa le parchemin et la plume qu'Hermione avait laissés sur la table. Il s'en saisit et se mit à écrire.
Dix minutes plus tard, il avait terminé. Il écrivit une dernière phrase sur son devoir, rangea ses choses dans son sac et sortit de sa salle commune pour se diriger à la bibliothèque.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- Je le déteste, je le déteste, je le déteste... grommela-t-elle en entrant dans la salle commune des Gryffondor.
Elle alla rejoindre auprès du feu qui brûlait dans la cheminée Harry et Ron qui jouaient aux échecs.
- Pourquoi se faut-il qu'il soit toujours méprisable envers moi? demanda-t-elle aux deux garçons extrêmement concentrés.
- Parce que c'est un crétin, Hermione, après sept ans passés dans le même château que lui, tu devrais le savoir, il me semble, répondit Ron sans quitter l'échiquier du regard.
- Mais il a changé, pourtant! protesta-t-elle. Vous l'avez bien vu, non?
- Évidemment, on n'est pas aveugles, Mione, lui dit tranquillement Harry. Mais un Malefoy reste un Malefoy. Jusqu'à sa mort, ce Serpentard gardera toujours une part de méchanceté envers ceux qu'il a toujours détestés. C'est ainsi, et ni lui, ni nous n'y pouvons grand-chose.
Hermione resta silencieuse un moment.
- Je persiste à croire que sa part de méchanceté en lui disparaîtra s'il le veut vraiment, déclara-t-elle.
- Je croyais pourtant que tu le détestais, lui fit remarquer Ron en ordonnant à sa dame de détruire le cavalier de son ami.
- Si, mais...
La jeune fille fut incapable de continuer sa phrase. Pourquoi était-elle venue voir ses amis, sinon pour déverser sa ranc½ur envers Malefoy? Pourtant, chaque fois que Ron ou Harry prononçait un mot de travers contre leur ennemi, Hermione se sentait obligée de le défendre. Qu'est-ce qui la poussait à agir ainsi?
- Je crois que je vais y aller, dit-elle en se levant. J'ai encore beaucoup de devoirs à faire.
- C'est comme tu veux, répondit Harry.
- Salut, Mione, la salua Ron.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Lorsqu'Hermione revint dans sa salle commune, une heure plus tard, elle aperçut son parchemin sur la table. Se maudissant de l'avoir laissé traîner, elle s'en saisit. Puis, remarquant une écriture fine et penchée, elle lut.

Je propose que l'on fasse un bal costumé. Je m'occuperai de la décoration, comme ça tu n'auras pas trop de travail. Tu devras simplement chercher ton costume.
Désolé pour tout à l'heure.
Malefoy.


La jeune fille sourit. Il avait réellement changé.

# Posté le samedi 15 décembre 2007 19:32

Modifié le samedi 14 février 2009 14:44

Chapitre 11

Chapitre 11
Une journée avant le bal...
- Hermione, ça va? lui demanda Harry au petit-déjeuner.
Elle ferma les yeux avant de déclarer :
- Je dois aller au bal avec Malefoy.
- QUOI! s'exclama Ron. Tu rigoles?
- C'est une tradition, je n'y peux rien.
- S'il ose te faire quoi que ce soit je serai le premier à le démolir! dit Harry d'un ton furieux.
- Tu m'en garderas un bout, Harry? demanda Ron d'un ton suppliant. Je tiens à avoir ma part...
Le trio éclata de rire, puis se dirigea vers leurs double cours de DDFM en discutant de différents moyens de faire souffrir Malefoy.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Après leur double cours, ils eurent congé pour aller à Pré-au-Lard chercher leurs costumes pour le bal d'Halloween.
- Les gars, j'irai seule, je ne veux pas que vous voyez ce que je vais choisir et gâcher la surprise, déclara Hermione en chemin.
- Pas de problèmes, lui dit Harry en entraînant Ron dans une autre direction. On se revoit dans une heure aux Trois Balais!
Hermione fit de nombreuses boutiques sans trouver de costume qui lui plaise. Exaspérée, elle entra dans le dernier magasin, sûre de ne rien trouver.
Elle marcha dans toutes les allées, cherchant vainement quelque chose d'unique. Malheureuse, elle s'apprêtait à se rabattre sur un costume de Vampyr, lorsque son ½il fut attiré par le fond du magasin.
Elle s'approcha. Admira. Elle avait trouvé LE costume parfait. Hermione paya puis sortit. Elle entra aux Trois Balais d'un pas léger, heureuse d'avoir trouvé ce qu'elle cherchait. Les deux garçons l'attendaient, une bièraubeurre à la main. Ils discutèrent longuement, Harry et Ron cherchant par tous les moyens de découvrir le costume de leur amie, sans succès.
Ils finirent par rentrer au château, la nuit tombant déjà sur Pré-au-Lard.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Le soir du bal...
- Granger, tu vas finir par sortir, oui? Ça va bientôt faire trois heures que tu es là-dedans!
Aucune réponse de Hermione. Malefoy tapa du pied, impatient, puis finit par dire :
- Très bien! Je t'attends en bas, alors!
Il sortit, légèrement en colère. Cinq minutes plus tard, la porte de la salle de bains s'ouvrit avant de laisser passer la jeune fille qui sortit de la salle commune à son tour.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Lorsqu'elle arriva en haut des escaliers, elle s'aperçut que tout le monde était déjà en bas. Se maudissant intérieurement d'avoir autant traîné pour mettre son costume, elle se mit à descendre l'escalier le plus discrètement possible.
Ce fut peine perdue. Au moment où son pied se posait sur la première marche, tous les élèves se retournèrent.
Elle était éblouissante.
Déguisée en elfe de la nuit, elle portait une robe moulante en soie d'un noir profond qui s'évasait à partir des hanches et qui descendait jusqu'aux chevilles. Une délicate cape reposait sur ses épaules nues. Elle avait laissé ses cheveux pendre en boucles soyeuses dans son dos et un magnifique collier en pierres d'onyx reposait dans son cou.
Tous les garçons lui faisaient un sourire charmeur. Ils perdirent bien vite leur sourire lorsqu'ils virent qui l'accompagnait.
Déguisé en Prince des Enfers, Drago portait un complet noir, aussi profond que la robe d'Hermione, avec une cape noire aussi mais avec l'intérieur aussi rouge et éclatant que l'Enfer. Ses cheveux blonds étaient en bataille, et sa peau paraissait encore plus pâle que d'habitude, de la même couleur que celle d'Hermione.
Il lui présenta son bras, et elle le prit avec un peu de réticence. McGonagall apparut alors.
- Ah, vous voilà, vous deux. On n'attendait que vous, Miss Granger. Suivez-moi, vous allez ouvrir le bal...
- Quoi? s'exclamèrent Drago et Hermione en même temps.
- Si, vous ouvrirez le bal ensemble, il n'y rien à discuter. Et ne faites pas cette tête, vous n'en mourrez pas.
Drago ne le montrait pas, mais il était profondément heureux. Enfin, il allait pouvoir tenir dans ses bras celle qu'il aimait secrètement. Elle était sublime, ce soir, et en la voyant arriver, un peu perdue en haut de l'escalier, il s'était senti fondre.
Jamais il ne pourrait aimer une femme comme elle. Encore fallait-il qu'elle sache qu'il l'aimait. Mais pas maintenant. C'était encore trop tôt pour lui annoncer. Il jouerait encore au jeu de celui qui la détestait. Mais ça allait être diablement difficile de ne pas se jeter sur elle pendant la soirée...
McGonagall ouvrit les portes de la Grande Salle, dévoilant le travail du préfet-en-chef. Hermione en resta bouche bée.
Au milieu se trouvait une large piste de danse, balayée par de légers vents qui faisaient tourbillonner des feuilles mortes. La pleine lune se cachait derrière un nuage, dans le ciel magique, et de multiples tables pour trois ou quatre personnes étaient disposées autour de la piste de danse. On entendait au loin les hurlements des loups, et on voyait voleter de multiples chauves-souris.
Hermione s'avança, franchement impressionnée. Elle se tourna vers son cavalier.
- Tu as fait ça seul?
- Oui, dit fièrement Drago. Dépêche-toi. Plus vite on commencera cette danse, plus vite elle sera finie.
Il lui prit doucement le bras et l'entraîna au centre de la piste de danse. Il emprisonna sa main droite dans la sienne et posa sa main gauche sur la hanche de la jeune fille. Il la rapprocha de lui.
- Malefoy, on est pas obligés d'être aussi près, protesta Hermione en tentant de se dégager, sans succès.
- J'aime profiter du moment présent, lui répondit Drago en lui faisant un sourire charmeur.
Hermione s'apprêta à répondre mais une valse commença et elle dut suivre les mouvements de son cavalier.
Les élèves les regardèrent danser, fascinés. Jamais ils n'avaient vu deux personnes danser avec autant de légèreté, autant de souplesse. Leurs pas étaient harmonieux, empreints d'une douceur incroyable. Un moment, ils crurent les voir flotter tant ils semblaient légers.
Hermione, elle, se sentait bien. Son cavalier menait la danse, et elle lui faisait confiance. Il était d'une douceur extrême, il faisait bien attention à ne pas la surprendre en faisant un faux mouvement. Il la tenait bien serrée dans ses bras, et elle aimait ça.
Drago, lui, vivait un rêve éveillé. Il sentait les courbes féminines de sa partenaire contre lui et ça le faisait enrager de ne pas pouvoir la toucher plus que ça. Mais il profitait du moment présent, et respirait avec bonheur le parfum de vanille qui embaumait le corps de la jeune fille qu'il tenait fermement dans ses bras.
Yeux dans les yeux, les préfets-en-chef ne virent pas le temps filer, et finalement la danse eut une fin. Hermione se détacha doucement de Drago, à regret, sans le quitter des yeux. Le blond saisit la main de la jeune fille et y déposa un léger baiser. Puis, brisant la magie qui les entourait, il tourna les talons et s'enfonça dans la masse d'élèves.
Hermione ne bougea pas, tandis que quelques couples s'avançaient sur la piste de danse. Une nouvelle musique commença, et la lionne parut reprendre ses esprits. Elle se dirigea rapidement vers la table où étaient installés Harry, Ron et Ginny.
- Ça va, Hermione, pas trop secouée? lui demanda Harry.
- Non, tout va bien, lui répondit la Gryffondor d'une voix rêveuse.
Elle se leva.
- Je vais faire un tour dehors, histoire de prendre l'air.
Puis elle sortit de la Grande Salle.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- Sirius, appela-t-elle doucement.
Aussitôt un lion blanc de 1m de haut apparut à ses côtés. Hermione enfouit son visage dans la crinière maintenant abondante de son compagnon. Ils marchèrent côte à côte quelques instants au bord du lac.
- Tu sais, Sirius... commença-t-elle.
Sirius hocha la tête. Encouragée, elle poursuivit :
- Malefoy se comporte bizarrement depuis le début de l'année. Je ne sais pas quelle mouche l'a piquée, mais il est devenu beaucoup plus calme et silencieux. Il ne nous parle plus, à moi, Harry et Ron. Il nous évite, même. Et puis avec moi...
Elle se tut un instant. Puis elle reprit :
- J'ai l'impression qu'il me surveille. Que, où que je sois, il me voit et m'observe. Mais il est très doux, et chaque fois qu'il me parle, c'est avec respect. Il est vraiment devenu étrange...
- Que ne ferait-on pas pour quelqu'un... murmura une voix à son oreille.
Hermine se retourna en sursaut.
- Malefoy! Tu m'as fait peur!
Elle caressa la tête de Sirius qui s'était mit à grogner.
- Que veux-tu? demanda-t-elle à Malefoy.
- Te tenir compagnie. Enfin, si ma présence n'est pas dérangeante... ajouta-t-il en regardant le lion du coin de l'½il.
- Non, non, tu peux rester, de toute façon il allait partir.
Hermione enfouit à nouveau son visage dans la crinière de Sirius qui se mit à ronronner.
- Désolé, Siri, chuchota-t-elle à l'oreille du lion. On se verra demain, d'accord?
Le lion lécha la joue d'Hermione puis s'éloigna en direction de la Forêt Interdite sous l'½il attendri de la jeune fille.
- Ainsi c'est pour cela que tu étais partie dans la Forêt Interdite il y a deux mois... fit remarquer Drago.
Hermione acquiesça, puis se remit à marcher au bord du lac, Drago à ses côtés, silencieux. Au moment où la jeune fille ouvrait la bouche pour dire quelque chose, une lettre tomba dans ses mains. Intriguée, elle ouvrit le parchemin.

Miss Granger,

Je suis dans le regret de vous apprendre la mort de vos deux parents, décédés cette nuit, peu avant minuit. Surpris dans leur propre maison, ils n'ont pas eu le temps de comprendre ce qui leur arrivait qu'ils étaient morts. Leur meurtrier, un Mangemort que l'on n'a pas réussi à reconnaître, n'a pas été arrêté, malheureusement. Nous faisons ce que nous pouvons pour le trouver.
Toutes mes condoléances,
Albus Dumbledore.


Hermione laissa tomber la lettre. Des larmes perlèrent, puis coulèrent sur ses joues.
- Hermione, ça va? demanda Drago, inquiet.
La jeune fille secoua la tête. Le Serpentardla prit dans ses bras, la berçant doucement.
- Mes parents, sont... Ils sont... balbutia Hermione.
Elle n'arrivait pas à le dire. Elle ne pouvait pas y croire, tout simplement.
- Chut, lui murmura Drago à l'oreille. Ne dis rien. Tout va s'arranger, tu verras.
Hermione enfouit sa tête dans le cou du blond et pleura. Tellement longtemps qu'elle finit par s'endormir dans ses bras. Drago la souleva, aussi légère qu'une plume, et la porta dans ses appartements. Il entra dans la chambre de la Gryffondor et la déposa sur son lit. Il ôta sa cape et ses souliers avant de la recouvrir de sa couverture. Au moment où il s'éloigna, Hermione le retint par le bras.
- Ne pars pas... murmura-t-elle.
Incapable de la voir ainsi, faible et tellement triste, qu'il ôta sa cape, sa chemise et ses souliers avant de se glisser aux côtés d'Hermione. Celle-ci se lova contre lui, puis s'endormit. Drago lui caressa les cheveux, appréciant sa présence, puis s'endormit à son tour.

# Posté le samedi 15 décembre 2007 19:51

Modifié le samedi 14 février 2009 14:57

Chapitre 12

Chapitre 12
Le lendemain matin, lorsqu'Hermione se réveilla, Drago était parti. Elle prit une douche rapide, puis descendit prendre son petit-déjeuner. Elle s'assit entre les deux garçons sans leur adresser la parole.
- Hermione, ça va? demanda Harry, inquiet.
- Tu n'es pas revenue, hier soir, fit remarquer Ron. Que s'est-il passé?
La jeune fille regarda les deux garçons tour à tour. Elle ne voulait pas leur expliquer la lettre de Dumbledore. Sentant les larmes venir, elle se leva.
- On se revoit en cours, murmura-t-elle avant de sortir, n'ayant rien mangé.
Elle erra dans les couloirs avant de se rendre en Potions.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Après un double cours où ils durent produire un Philtre Calmant, Hermione se réfugia à la bibliothèque. Pendant qu'elle lisait un livre sur les armes magiques (Lupin lui avait demandé d'en trouver une pour qu'elle puisse s'en servir plus tard) Drago apparut à ses côtés.
- Ça va? demanda-t-il en s'asseyant à côté d'elle.
- Non, répondit Hermione en prenant sa tête entre ses mains.
Des larmes commencèrent à couler. Drago la prit à nouveau dans ses bras. Ils ne bougèrent plus pendant quelques minutes, puis le Serpentard la lâcha.
- Prends ton livre et viens avec moi, dit-il doucement.
Hermione le suivit docilement. Devant la classe de DCFM, Drago lui demanda d'attendre puis il entra.
Lupin était en plein cours avec les Gryffondor. En le voyant arriver, Lupin eut l'air surpris, puis reprit contenance.
- Où est Hermione, Mr Malefoy?
Drago s'approcha du professeur et lui chuchota à l'oreille :
- Elle a perdu ses parents hier soir. Elle ne va pas bien du tout.
- Je comprends, dit Lupin. J'avertirai McGonagall de son absence. Merci Mr Malefoy.
Drago sortit, devant une classe de Gryffondor perplexe. Il entraîna Hermione dans ses appartements, puis s'installa confortablement sur le canapé.
- Viens, lui dit Drago en tendant les bras.
Hermione s'assit sur ses genoux. Elle se lova contre lui, silencieuse, tandis qu'il lui caressait doucement les cheveux.
Tout l'après-midi passa ainsi, silencieux, calme, chacun appréciant la présence de l'autre. Lorsque le soleil fut couché, Hermione demanda :
- Il est quelle heure?
Drago regarda sa montre.
- Presque 7h.
La jeune fille se leva à regret.
- Je dois y aller. À plus tard.
Elle sortit sans plus de cérémonie.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

- Entrez.
Hermione entra et s'assit.
- Bonsoir, Miss Granger.
- Bonsoir, professeur Rogue, répondit-elle d'un ton absent.
Rogue sursauta. Il s'approcha et s'accroupit devant la jeune fille.
- Que s'est-il passé? demanda-t-il.
Elle secoua la tête. Elle ne voulait pas le dire à voix haute. Elle préférait qu'il le voie lui-même. Rogue sembla le comprendre car il s'immisça dans la tête d'Hermione. La jeune fille le laissa faire, l'aidant à trouver le souvenir qu'elle voulait qu'il voie.
Le professeur resta interdit devant le contenu de la lettre. Puis la Gryffondor l'éjecta brusquement de ses pensées.
- Ce ne sont pas des manières, Miss Granger, protesta Rogue.
Elle ne releva pas. Le professeur s'adoucit.
- Je vous dispense de cours ce soir. La perte de ses...
Il hésita.
- Parents est un événement fort tragique...
Il posa une main sur l'épaule de la jeune fille.
- Sachez, Miss Granger, que beaucoup de gens tiennent à vous ici. Ils ne vous laisseront jamais tomber. Soyez sûre de cela.
Hermione acquiesça, puis se leva et sortit, la mort dans l'âme. Rendue dans ses appartements, elle vit que Drago était parti. Elle haussa les épaules et partit se coucher.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Pendant ce temps, dans le bureau de Dumbledore...
- Mr Malefoy, ce que j'ai à vous confier est d'une extrême importance.
- Oui, professeur, je vous écoute.
- Vous aurez à surveiller les moindres faits et gestes de Miss Granger. Elle traverse en ce moment une période très dure. Il ne faut en aucun cas la laisser croire ne serais-ce qu'une seconde qu'elle est seule dans cette épreuve. Est-ce clair?
- Oui professeur. Juste une question.
- Oui.
- Est-ce parce que ses parents sont morts qu'elle est comme ça?
- En partie.
Drago voulut demander autre chose, mais se ravisa. Il souhaita bonne nuit à Dumbledore puis partit se coucher.

# Posté le samedi 15 décembre 2007 19:56

Modifié le samedi 14 février 2009 15:04

Chapitre 13

Chapitre 13
Deux autre mois passèrent.
La relation entre Hermione et Drago avait énormément changé. Ils étaient devenus proches, très proches. Mais, là où Hermione voyait de l'amitié, Drago y voyait de l'amour. Mais, sachant qu'elle traversait une période dure et qu'il ne fallait pas l'embêter, Drago se tenait tranquille et attendait toujours le moment pour lui avouer son amour.
Toujours est-il que Noël approchait. Pour Hermione, tout allait bien.
Avec Rogue, elle arrivait à bloquer son esprit au sien.
Avec Lupin, elle arrivait à le battre à plate couture au duel.
Avec McGonagall, celle-ci lui avait assuré qu'au prochain cours, elle pourrait subir les tests pour sa maîtrise d'elle-même.
Pour les cours, tout allait bien. Mais pour les sentiments, elle nageait en plein océan. Elle tentait de rester de bonne humeur, mais elle sentait confusément quelque chose en elle qui refusait de la laisser joyeuse et insouciante. Elle haïssait cela.
Il fallait pourtant qu'elle vive avec.
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En ce froid matin du 22 décembre, Hermione discutait avec Lupin dans son bureau.
- Je n'ai plus rien à t'apprendre, Hermione.
- Mais, professeur, il y a forcément quelque chose que vous avez oublié... Un mouvement, un pas, un sort...
- Je suis désolé, Hermione. Je t'ai appris tout ce que je savais.
Elle sortit du bureau, furieuse. Comment pouvait-il terminer ses cours comme ça? Elle voulait continuer ses cours, c'étaient les seuls qu'elle aimait réellement...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Elle entra dans ses appartements, toujours furieuse. Drago, l'ayant vue arriver, se leva.
- Hermione, ça va? demanda-t-il.
- Non!
Elle ramassa son sac et sortit.
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Elle entra dans la salle commune des Gryffondor en coup de vent. Elle s'assit à côté d'Harry et de Ron qui jouaient aux échecs version sorcier.
- Hermione, qu'est-ce que tu fais? On est en vacances, rappelle-toi! lui dit Ron, amusé.
- Je fais mes devoirs! Et ce n'est pas parce qu'on est en vacances que tu dois arrêter de travailler! Si tu veux rater tes ASPIC, libre à toi, mais ne viens surtout pas me chialer dessus que tu as tout raté! Et ça équivaut pour toi aussi! dit-elle en fixant Harry qui jusque-là n'avait pas dit un mot.
Ron se leva.
- J'en ai marre, de tes sautes d'humeur! Tu es soit déprimée, soit furieuse! Ça en devient énervant! Tu ne pourrais pas nous lâcher un peu? Ou tu ne pourrais pas rester normale, tout simplement?
Hermione reçut sa remarque en plein c½ur. Elle se leva et s'enfuit en courant. Elle erra longuement dans le château, réfléchissant aux paroles de son ami.
Il avait raison. Ses sautes d'humeur étaient épouvantables, et elle ne pouvait en rien les contrôler. Furieuse contre elle-même, elle décida de ne plus jamais embêter ses amis.
Elle sortit dehors, en tee-shirt et en jupe, dans la neige froide du mois de décembre. Il n'y avait personne dehors, il faisait bien trop froid. Elle grelottait, elle gelait, mais elle se dit que c'était pour son bien, qu'il fallait qu'elle le fasse pour ses amis. Elle s'assit sur un banc plein de glace, observa le lac gelé, puis ferma les yeux.
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Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle vit Drago qui lui frictionnait les bras.
- Bon sang, Hermione, réveille-toi! T'es en train de crever!
- Tant mieux, murmura-t-elle. Comme ça tout le monde aura la paix. Je ne les embêterai plus...
Elle referma les yeux. Drago la secoua.
- Non! Hermione je t'en prie, réveille-toi, ne me laisse pas tout seul...
Il prit la jeune fille gelée dans ses bras.
- Je t'en prie... murmura-t-il à nouveau.
- D'accord, je veux bien rester avec toi... murmura Hermione à son tour.
Drago claqua des doigts et un elfe de maison apparut.
- Apporte-nous dans les appartements des préfets-en-chef, s'il te plaît.
Aussitôt dit aussitôt fait : l'elfe prit la main du blond, qui tenait bien Hermione dans ses bras, puis transplana dans un craquement sonore avant d'atterrir dans les appartements des préfets-en-chef.
- Merci, lui dit Drago avant que l'elfe ne transplane à nouveau aux cuisines.
Il déposa la jeune fille qui s'était évanouie sur le canapé. Il sortit sa baguette et sécha les vêtements de la Gryffondor à l'aide d'un sort. Il rangea sa baguette et s'assit sur le canapé avant d'installer Hermione sur ses genoux en attendant qu'elle se réveille.
Lorsqu'elle reprit conscience, Hermione était bien. Lovée contre un torse musclé, des bras puissants l'enlaçaient et des mains douces caressaient ses cheveux. Elle remua un peu, puis ses yeux rencontrèrent deux océans.
- Bonjour, êtes-vous un ange? demanda-t-elle d'une voix endormie.
L'ange lui répondit en souriant :
- Je voudrais bien, mais c'est loin d'être le cas...
- Dommage, vous y ressemblez tellement...
Drago sourit, puis lui déposa un baiser sur le front.
- Tu es vivante, par Merlin...
Hermione ne dit rien, appréciant la chaleur que dégageait le jeune homme. Puis, lentement, elle se dégagea de son étreinte et se leva.
- Je dois y aller. On se revoit tout à l'heure...
Elle lui donna un rapide baiser sur la joue.
- Merci, bel ange, lui dit-elle avant de sortir.
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Dans le bureau du directeur...
- Bonsoir Miss Granger, lui dit Dumbledore en la voyant entrer. Asseyez-vous.
La jeune fille s'exécuta, s'apercevant de la présence de Rogue et de McGonagall.
- Bien. Aujourd'hui sera vos derniers cours particuliers. Le professeur McGonagall et le professeur Rogue en profiteront pour vous tester. Severus, à vous.
- Je serai sans pitié, cette fois-ci, Miss Granger, la prévint Rogue en se levant et en se plaçant face à son élève.
- Je suis prête, professeur.
- Très bien... Legilimens! s'écria Rogue.
Au moment où l'esprit du professeur entrait dans les pensées d'Hermione, il en fut brutalement éjecté. Surpris, il tenta à nouveau d'y pénétrer, sans succès. Il finit par abandonner et ouvrit les yeux.
- Excellent travail, Miss Granger. Vous laissez croire à votre adversaire qu'il gagné, puis vous l'éjectez brusquement lorsqu'il ne s'y attend pas. C'est très bien.
- Merci, Severus. À vous, Minerva.
- Vous savez ce que vous avez à faire, Miss Granger, je vous enverrai le test directement dans votre esprit, lui dit simplement McGonagall.
Hermione acquiesça, puis, se concentra intensément. Soudain, elle eut l'impression de virer en plein cauchemar. McGonagall se tenait devant elle, un sourire mauvais plaqué sur son visage. Le professeur déclara en brandissant un parchemin sur lequel était écrit une multitude de D :
- J'ai placé de grands espoirs en vous, Miss Granger. Vous me décevez énormément. Miss Granger, je vous annonce que vous avez échoué à vos A.S.P.I.C.
Cette ultime vision d'horreur frappa Hermione de plein fouet. Elle devint pâle comme un linge et l'air lui manqua. Un éclair d'inquiétude traversa les yeux des professeurs, mais déjà la jeune fille respirait profondément et reprenait le contrôle d'elle-même. Au bout de quelques minutes, elle avait chassé son pire cauchemar de son esprit et affichait un air calme et posé.
- Votre verdict, Minerva? demanda Dumbledore.
- Hé bien. Il est évident qu'elle a parfaitement réussi, Albus. 4 mois... Je n'ai jamais vu quelqu'un reprendre aussi rapidement la maîtrise d'elle-même.... Surtout après avoir vécu sa plus grande peur...
- Merveilleux, dit joyeusement Dumbledore. Minerva, Severus, si vous voulez nous excuser, j'ai à parler avec Miss Granger.
Les deux professeurs sortirent.
- Alors, Miss Granger, il est extrêmement important de ne révéler ceci à personne. Pas même à Harry et Ron, ajouta-t-il en voyant qu'Hermione s'apprêtait à le lui demander.
- Bien professeur.
- Une dernière chose, Miss Granger. J'aimerais que vous avertissiez votre colocataire que je souhaite lui parler.
- Bien, professeur.
Hermione se leva puis sortit.

# Posté le samedi 15 décembre 2007 20:15

Modifié le jeudi 19 février 2009 22:36

Chapitre 14

Chapitre 14
Lorsqu'elle arriva devant le tableau qui gardait l'entrée de ses appartements, elle vit Harry et Ron qui patientaient, accotés.
- On peut savoir où tu étais? demanda Harry.
- Au bureau de Dumbledore. Pourquoi?
- Et qu'y faisais-tu? demanda Ron, suspicieux.
- Ça ne vous regarde pas, répondit Hermione d'un ton froid, n'ayant pas oublié sa dispute avec le rouquin.
- On est tes meilleurs amis, Hermione! s'exclama Harry. Pourquoi toutes ces cachotteries?
- Dumbledore m'a demandé de ne rien dire, murmura-t-elle dans un souffle.
- Dumbledore? Super! La voilà rendue à passer le directeur avant nous et à obéir aveuglement à ses ordres! Viens, Ron, on a plus rien à faire avec elle.
Harry s'éloigna d'un pas furieux, suivi de Ron. Hermione, au bord des larmes, entra dans ses appartements, où l'attendait son colocataire.
- Drago, Dumbledore veut te parler.
Puis elle s'enfuit en courant dans sa chambre.
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Dans le bureau du directeur...
- Que s'est-il passé, Mr Malefoy?
- Une simple dispute, professeur. Avec Potter et Weasley, il me semble. Puis elle a décidé d'aller se tuer. Comme ça. Sur un coup de tête.
- Je vois...
- Heureusement que je la surveillais sinon elle serait morte en ce moment...
- Mr Malefoy.
- Oui, professeur?
- J'ai ouïe dire que vous étiez très proche de Miss Granger en ce moment. Est-ce vrai?
- Elle a besoin de quelqu'un pour la soutenir. Potter et Weasley l'ont lâchement abandonnée...
Dumbledore le fit taire en levant la main.
- Miss Granger n'a besoin de personne.
- Mais elle a failli se tuer il y a quelques heures! protesta Drago.
- Vous l'en avez empêchée, et c'est très bien. Mais je ne tolèrerai rien de plus de votre part, Mr Malefoy. Vous serez surveillés, et si jamais vous faites quoi que ce soit... Vous serez définitivement séparés.
Drago baissa la tête, abattu.
- Pourquoi? demanda-t-il dans un filet de voix.
- Votre père et Voldemort ne savent rien de vos activités d'espion. En changeant ainsi et en vous rapprochant de Miss Granger comme vous le faites, ils soupçonneront quelque chose. Mieux vaut leur laisser l'illusion que vous êtes toujours un futur Mangemort....
Drago hocha la tête.
- Vous pouvez y aller. Et n'oubliez pas : vous êtes surveillés.
Le Serpentard sortit.
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Le lendemain matin, lorsqu'Hermione sortit de sa chambre, Drago passa devant elle en coup de vent.
- Hey, doucement, Drago! protesta Hermione, amusée.
Le Serpentard se retourna.
- Écoute, Granger, tu me fous la paix, c'est clair? Je ne veux plus rien savoir de toi et de ton sang impur. Compris?
Sur ces mots, il sortit des appartements. La jeune fille en resta abasourdie. Pourquoi agissait-il ainsi? C'était tellement méchant! Elle sortit à son tour, triste et songeuse, et descendit prendre son petit déjeuner.
En entrant dans la Grande Salle, ce qui s'était passé la veille la frappa de plein fouet, et sa tristesse s'en fut accrue.
Elle s'installa au bout de la table, loin de tout le monde, et mangea très peu. Aussitôt le repas terminé, elle fila dehors.
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- Sirius... implora-telle.
Aussitôt son lion blanc, qui faisait maintenant 1m50, apparut. Hermione se laissa tomber à genoux dans la neige et enfouit son visage baigné de larmes dans sa crinière. Sirius se coucha sur le flanc, et laissa sa petite maîtresse pleurer tout son soûl. Une bonne heure plus tard, elle releva la tête.
- Tout est si confus... murmura-t-elle. Dumbledore me révèle des choses, et je n'ai pas le droit d'en parler à Harry et Ron... À cause de ça ils m'ont abandonnée... Et Drago... Je ne le comprends plus... Hier, il était doux, et gentil... Ce matin, il m'a demandé de lui ficher la paix et il m'a dit qu'il ne voulait plus rien savoir de moi et de mon sang impur...
Elle se remit à pleurer.
- Et... Oh, Sirius, je suis désolée... Je ne sais pas ce qui m'a pris... Hier, j'ai essayé de me tuer...
Elle sentit son lion blanc se raidir. Puis il se dégagea brusquement et s'éloigna vers la Forêt Interdite.
- Non, Sirius... dit-elle d'une voix faible en pleurant à nouveau.
Elle se releva, puis, toujours en pleurant, rentra au château.


# Posté le dimanche 16 décembre 2007 16:33

Modifié le mercredi 18 février 2009 11:23

Chapitre 15

Chapitre 15
- Granger, sors de là!
- Non.
- Sors de là je te dis! hurla Drago en tapant contre la porte close de la jeune fille.
- Pourquoi t'intéresses-tu si soudainement à ma minable petite personne?
- Les préfets-en-chef vont au bal ensemble, tu te souviens? Pas question que je fasse rire de moi en me présentant au bal sans cavalière!
- Je m'en fiche royalement. Je ne viendrai pas à ce foutu bal, il n'y a rien à discuter!
Drago balança un coup de pied dans la porte, qui ne céda pas un pouce. Il hurla de frustration, puis entra en coup de vent dans sa chambre en claquant violemment la porte.
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Plus tard, à l'heure du bal...
« Oh non, ça va faire comme le bal de l'Halloween... » pensa Hermione.
Elle avait finalement décidé d'y aller, pour revoir une dernière fois tout le monde. Une dernière fois, où elle allait dire tout ce qu'elle n'avait pas pu dire, et faire tout ce qu'elle n'avait pas pu faire...
Ensuite, elle allait se jeter du haut de la tour d'Astronomie. Et rien ni personne ne pourrait changer cela.
Enfin, elle descendit les marches d'un pas gracieux, ses pieds effleurant à peine le sol. Tous les élèves se retournèrent, et furent subjugués par la superbe vision qui s'offrait à eux.
Encore plus belle que le soir d'Halloween, elle était cette fois-ci vêtue d'une robe d'un blanc éclatant, moulante avec un léger décolleté qui mettait son ventre plat et ses formes en valeurs. Des bracelets d'or s'enroulaient en croisements complexes autour de ses bras. Elle avait attaché ses cheveux en un chignon d'où s'échappaient quelques mèches rebelles, et un superbe collier en pierres de lune reposait dans son cou.
Lorsqu'elle fut en bas des marches, Drago la rejoignit et lui proposa son bras. Elle le prit, avec un dégoût évident.
Dumbledore apparut alors devant eux.
- Miss Granger. Vous voilà.
Hermione le regarda d'un air indéchiffrable. Le directeur haussa un sourcil, puis continua, sans la quitter des yeux :
- Mr Malefoy, Miss Granger, veuillez me suivre, je vous prie.
Il leur tourna le dos et s'en alla ouvrir les portes de la Grande Salle. Cette fois-ci, les professeurs avaient eux-mêmes décoré la Grande Salle, et ils avaient effectué un superbe travail.
Tout était recouvert de glace. Des stalactites pendaient du plafond, autour desquelles tournaient des lucioles colorées, diffusant une lumière tamisée. Des tables de deux à cinq personnes se tenaient dans les coins et le long des murs, tandis qu'une piste de danse recouverte de glace prenait le centre de la Grande Salle.
Drago et Hermione se placèrent au centre de la piste tandis que les élèves formaient un cercle autour d'eux. Le Serpentard prit la main de sa partenaire et de l'autre main la prit par la taille.
- Tu me touches plus que nécessaire, et je n'hésiterai pas une seconde à te mettre mon poing dans la figure, siffla-t-elle, menaçante.
Le Serpentard lut dans ses yeux chocolat une froide détermination qui le convainquit de ne rien tenter.
La musique partit, et ils se mirent à danser. Comme le soir d'Halloween, tous furent hypnotisés par la grâce féerique que dégageaient les préfets-en-chef. Ils dansaient comme s'ils n'étaient qu'une seule et unique personne tellement leurs mouvements étaient fluides et harmonieux.
Malheureusement, toute bonne chose a une fin. À la dernière note, Hermione jeta un dernier regard à Drago avant de se dégager brusquement de son emprise et de s'enfuir en courant.
Le Serpentard, intrigué, la suivit.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 16:36

Modifié le mercredi 18 février 2009 11:29