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Chapitre 13

Chapitre 13
Deux autre mois passèrent.
La relation entre Hermione et Drago avait énormément changé. Ils étaient devenus proches, très proches. Mais, là où Hermione voyait de l'amitié, Drago y voyait de l'amour. Mais, sachant qu'elle traversait une période dure et qu'il ne fallait pas l'embêter, Drago se tenait tranquille et attendait toujours le moment pour lui avouer son amour.
Toujours est-il que Noël approchait. Pour Hermione, tout allait bien.
Avec Rogue, elle arrivait à bloquer son esprit au sien.
Avec Lupin, elle arrivait à le battre à plate couture au duel.
Avec McGonagall, celle-ci lui avait assuré qu'au prochain cours, elle pourrait subir les tests pour sa maîtrise d'elle-même.
Pour les cours, tout allait bien. Mais pour les sentiments, elle nageait en plein océan. Elle tentait de rester de bonne humeur, mais elle sentait confusément quelque chose en elle qui refusait de la laisser joyeuse et insouciante. Elle haïssait cela.
Il fallait pourtant qu'elle vive avec.
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En ce froid matin du 22 décembre, Hermione discutait avec Lupin dans son bureau.
- Je n'ai plus rien à t'apprendre, Hermione.
- Mais, professeur, il y a forcément quelque chose que vous avez oublié... Un mouvement, un pas, un sort...
- Je suis désolé, Hermione. Je t'ai appris tout ce que je savais.
Elle sortit du bureau, furieuse. Comment pouvait-il terminer ses cours comme ça? Elle voulait continuer ses cours, c'étaient les seuls qu'elle aimait réellement...
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Elle entra dans ses appartements, toujours furieuse. Drago, l'ayant vue arriver, se leva.
- Hermione, ça va? demanda-t-il.
- Non!
Elle ramassa son sac et sortit.
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Elle entra dans la salle commune des Gryffondor en coup de vent. Elle s'assit à côté d'Harry et de Ron qui jouaient aux échecs version sorcier.
- Hermione, qu'est-ce que tu fais? On est en vacances, rappelle-toi! lui dit Ron, amusé.
- Je fais mes devoirs! Et ce n'est pas parce qu'on est en vacances que tu dois arrêter de travailler! Si tu veux rater tes ASPIC, libre à toi, mais ne viens surtout pas me chialer dessus que tu as tout raté! Et ça équivaut pour toi aussi! dit-elle en fixant Harry qui jusque-là n'avait pas dit un mot.
Ron se leva.
- J'en ai marre, de tes sautes d'humeur! Tu es soit déprimée, soit furieuse! Ça en devient énervant! Tu ne pourrais pas nous lâcher un peu? Ou tu ne pourrais pas rester normale, tout simplement?
Hermione reçut sa remarque en plein c½ur. Elle se leva et s'enfuit en courant. Elle erra longuement dans le château, réfléchissant aux paroles de son ami.
Il avait raison. Ses sautes d'humeur étaient épouvantables, et elle ne pouvait en rien les contrôler. Furieuse contre elle-même, elle décida de ne plus jamais embêter ses amis.
Elle sortit dehors, en tee-shirt et en jupe, dans la neige froide du mois de décembre. Il n'y avait personne dehors, il faisait bien trop froid. Elle grelottait, elle gelait, mais elle se dit que c'était pour son bien, qu'il fallait qu'elle le fasse pour ses amis. Elle s'assit sur un banc plein de glace, observa le lac gelé, puis ferma les yeux.
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Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle vit Drago qui lui frictionnait les bras.
- Bon sang, Hermione, réveille-toi! T'es en train de crever!
- Tant mieux, murmura-t-elle. Comme ça tout le monde aura la paix. Je ne les embêterai plus...
Elle referma les yeux. Drago la secoua.
- Non! Hermione je t'en prie, réveille-toi, ne me laisse pas tout seul...
Il prit la jeune fille gelée dans ses bras.
- Je t'en prie... murmura-t-il à nouveau.
- D'accord, je veux bien rester avec toi... murmura Hermione à son tour.
Drago claqua des doigts et un elfe de maison apparut.
- Apporte-nous dans les appartements des préfets-en-chef, s'il te plaît.
Aussitôt dit aussitôt fait : l'elfe prit la main du blond, qui tenait bien Hermione dans ses bras, puis transplana dans un craquement sonore avant d'atterrir dans les appartements des préfets-en-chef.
- Merci, lui dit Drago avant que l'elfe ne transplane à nouveau aux cuisines.
Il déposa la jeune fille qui s'était évanouie sur le canapé. Il sortit sa baguette et sécha les vêtements de la Gryffondor à l'aide d'un sort. Il rangea sa baguette et s'assit sur le canapé avant d'installer Hermione sur ses genoux en attendant qu'elle se réveille.
Lorsqu'elle reprit conscience, Hermione était bien. Lovée contre un torse musclé, des bras puissants l'enlaçaient et des mains douces caressaient ses cheveux. Elle remua un peu, puis ses yeux rencontrèrent deux océans.
- Bonjour, êtes-vous un ange? demanda-t-elle d'une voix endormie.
L'ange lui répondit en souriant :
- Je voudrais bien, mais c'est loin d'être le cas...
- Dommage, vous y ressemblez tellement...
Drago sourit, puis lui déposa un baiser sur le front.
- Tu es vivante, par Merlin...
Hermione ne dit rien, appréciant la chaleur que dégageait le jeune homme. Puis, lentement, elle se dégagea de son étreinte et se leva.
- Je dois y aller. On se revoit tout à l'heure...
Elle lui donna un rapide baiser sur la joue.
- Merci, bel ange, lui dit-elle avant de sortir.
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Dans le bureau du directeur...
- Bonsoir Miss Granger, lui dit Dumbledore en la voyant entrer. Asseyez-vous.
La jeune fille s'exécuta, s'apercevant de la présence de Rogue et de McGonagall.
- Bien. Aujourd'hui sera vos derniers cours particuliers. Le professeur McGonagall et le professeur Rogue en profiteront pour vous tester. Severus, à vous.
- Je serai sans pitié, cette fois-ci, Miss Granger, la prévint Rogue en se levant et en se plaçant face à son élève.
- Je suis prête, professeur.
- Très bien... Legilimens! s'écria Rogue.
Au moment où l'esprit du professeur entrait dans les pensées d'Hermione, il en fut brutalement éjecté. Surpris, il tenta à nouveau d'y pénétrer, sans succès. Il finit par abandonner et ouvrit les yeux.
- Excellent travail, Miss Granger. Vous laissez croire à votre adversaire qu'il gagné, puis vous l'éjectez brusquement lorsqu'il ne s'y attend pas. C'est très bien.
- Merci, Severus. À vous, Minerva.
- Vous savez ce que vous avez à faire, Miss Granger, je vous enverrai le test directement dans votre esprit, lui dit simplement McGonagall.
Hermione acquiesça, puis, se concentra intensément. Soudain, elle eut l'impression de virer en plein cauchemar. McGonagall se tenait devant elle, un sourire mauvais plaqué sur son visage. Le professeur déclara en brandissant un parchemin sur lequel était écrit une multitude de D :
- J'ai placé de grands espoirs en vous, Miss Granger. Vous me décevez énormément. Miss Granger, je vous annonce que vous avez échoué à vos A.S.P.I.C.
Cette ultime vision d'horreur frappa Hermione de plein fouet. Elle devint pâle comme un linge et l'air lui manqua. Un éclair d'inquiétude traversa les yeux des professeurs, mais déjà la jeune fille respirait profondément et reprenait le contrôle d'elle-même. Au bout de quelques minutes, elle avait chassé son pire cauchemar de son esprit et affichait un air calme et posé.
- Votre verdict, Minerva? demanda Dumbledore.
- Hé bien. Il est évident qu'elle a parfaitement réussi, Albus. 4 mois... Je n'ai jamais vu quelqu'un reprendre aussi rapidement la maîtrise d'elle-même.... Surtout après avoir vécu sa plus grande peur...
- Merveilleux, dit joyeusement Dumbledore. Minerva, Severus, si vous voulez nous excuser, j'ai à parler avec Miss Granger.
Les deux professeurs sortirent.
- Alors, Miss Granger, il est extrêmement important de ne révéler ceci à personne. Pas même à Harry et Ron, ajouta-t-il en voyant qu'Hermione s'apprêtait à le lui demander.
- Bien professeur.
- Une dernière chose, Miss Granger. J'aimerais que vous avertissiez votre colocataire que je souhaite lui parler.
- Bien, professeur.
Hermione se leva puis sortit.

# Posté le samedi 15 décembre 2007 20:15

Modifié le jeudi 19 février 2009 22:36

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